Résultat pour : trump


Alors que la question de l’européanisation de la force de frappe française revient au cœur des discussions dans les chancelleries et les cercles experts, il faut repartir des objectifs et des moyens pour comprendre ce qui est réalisable dans la phase actuelle.

Du rôle du Royaume-Uni à la décision d’emploi, François Heisbourg propose six points pour cadrer le débat.

Aujourd’hui, lundi 19 mai, la Commission européenne a revu à la baisse ses prévisions économiques pour la zone euro de 1,3 à 0,9  %, dans un contexte de forte volatilité et d’incertitude mondiale causée par les droits de douane de Trump.

La Commission signale que la performance économique des États membres dépendra en grande partie de la conclusion ou pas d’un accord avec les États-Unis.

Dimanche soir, l’Union européenne est passée à 900 000 voix de basculer.

Si, pour Guillaume Duval, il faut se réjouir d’avoir vu Nicusor Dan l’emporter, le fait qu’un candidat ouvertement téléguidé par Washington et Moscou ait pu s’approcher à ce point du pouvoir dans un pays aussi vital pour la sécurité du continent est une alerte sérieuse.

Les résultats partiels à 22h30 (heure de Paris) nous permettent de dire que Nicușor Dan, candidat indépendant soutenu par le parti libéral USR a remporté l’élection présidentielle roumaine.

Avec 97,45  % des bulletins dépouillés et une différence de 901 899 de voix qui séparent les deux candidats, George Simion ne peut plus récupérer son retard, malgré les votes de la diaspora qui restent encore en grande partie à compter.

Avec la défaite de George Simion – après l’Allemagne et le Canada —, la vague trumpiste connaît un nouveau coup d’arrêt en Roumanie.

Avec un peu plus de 40  % des voix au premier tour, George Simion aborde le second tour de l’élection présidentielle roumaine en position de force.

À la tête de son parti AUR, il incarne une extrême droite qu’il n’hésite pas à qualifier de «  radicale  », née dans le complotisme anti-vax, prônant l’annexion de la Moldavie et de territoires ukrainiens, et s’opposant à l’État de droit (il a appelé à «  écorcher vif les juges sur la place publique  ») ainsi qu’à l’Union européenne, dans un discours anti-français.

Après Calin Georgescu, le changement de régime porté par Poutine et l’administration Trump pourrait s’accélérer à partir de ce soir en Roumanie.

Mathématicien formé à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, cet activiste contre la «  mafia immobiliariste  » devenu maire de Bucarest est un candidat atypique.

Dans ce second tour, Nicușor Dan tente de récupérer 20 points de retard en construisant un barrage au projet radical de l’extrême droite, complotiste et pro-russe, de George Simion et Calin Georgescu.

Un profil synthétique.

En 2015, la chancelière Angela Merkel prenait la décision historique d’ouvrir les frontières de l’Allemagne aux réfugiés.

Dix ans plus tard, la percée électorale de l’AfD se construit sur une vague de sentiments anti-immigration — comme les partis d’extrême-droite dans le reste de l’Europe.

Face à ce basculement de la politique migratoire de l’Union, qui en vient aujourd’hui à violer certains droits humains pour des exigences sécuritaires, Alessandra Briganti appelle à se souvenir des mots de Merkel  : la dignité humaine est intangible.