Résultat pour : poutine


Dans le «  mémorandum  » adressé aux Ukrainiens à Istanbul, la Russie de Poutine exprime noir sur blanc ses conditions pour la fin de la guerre.

Plutôt qu’une ouverture à la négociation, ce document est un ultimatum listant les étapes d’une reddition de l’Ukraine, que le Kremlin — enlisé depuis trois ans une guerre d’invasion — continue de ne pas considérer comme un véritable État.

Nous le traduisons et le commentons ligne à ligne.

Une nouvelle idée a le vent en poupe dans la Russie de Poutine  : provoquer l’essor économique et social des périphéries pour réaliser le destin impérial d’une extension à la «  Grande Eurasie  ».

Ce rêve bizarre a désormais un nom  : Sibérisation — il a même son propre think tank.

Signe de son importance, le principal producteur idéologique de Poutine, Sergueï Karaganov, s’en est saisi.

Du «  deuxième tournant vers l’Est  » au «  Lebensraum climatique  », nous traduisons et commentons son inquiétante théorie du bonheur pour la Russie.

Pour la blogosphère russe pro-guerre, le fragile début de négociations entre la Russie et l’Ukraine à Istanbul est un début de capitulation.

Dans un renversement inédit depuis le début de la guerre, les propagandistes radicaux de Poutine commencent à douter du chef.

Guillaume Lancereau a épluché des centaines de posts Telegram — il analyse une tendance à surveiller de près.

Tandis que l’offensive de printemps lancée il y a quelques semaines par l’armée russe progresse dans le sud-est de l’Ukraine, Poutine a manifesté ces derniers jours son intention de créer une «  zone tampon  » dans la région ukrainienne de Soumy, frontalière de l’oblast de Koursk, voire de l’annexer en totalité.

Aujourd’hui, lundi 19 mai, dans l’après-midi, Donald Trump et Vladimir Poutine ont échangé au téléphone pour la deuxième fois depuis le retour à la Maison-Blanche du président américain. Au cours de l’appel, qui a duré plus de deux heures, le président russe s’est dit prêt à entamer des négociations avec Kiev pour parvenir à un règlement du conflit, sans toutefois donner plus de détails quant au format des négociations ou aux délais.

Des sources militaires ukrainiennes ont déclaré que Vladimir Poutine avait détaché ces derniers jours des éléments de sa propre garde présidentielle, qui assure d’ordinaire un rôle principalement cérémoniel, sur la ligne de front en Ukraine, à Tchassiv Yar. La capture de la ville ouvrirait la voie à Moscou vers les derniers principaux bastions toujours sous contrôle ukrainien dans l’oblast de Donetsk  : Kostiantynivka, Droujkivka, Kramatorsk et Sloviansk.

Cette semaine, jeudi 15 mai, Zelensky et Poutine pourraient se rencontrer en personne à Istanbul pour la première fois depuis 2019. Malgré l’ouverture affichée par Moscou en faveur de la reprise de négociations de paix, la partie russe insiste sur la prise en compte des négociations qui se sont tenues au Bélarus puis en Turquie dans les premières semaines de l’invasion de 2022.

Les premiers cycles de discussions avaient abouti au Communiqué d’Istanbul, un document qui n’a pas été ratifié, et dont le contenu constitue de facto un acte de capitulation de Kiev.

Aujourd’hui, samedi 10 mai, pour la première fois depuis le retour au pouvoir de Donald Trump le 20 janvier, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne et l’Ukraine — avec le soutien des États-Unis — ont lancé un ultimatum à la Russie pour la mise en place d’un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours à partir de lundi 12 mai. En cas de refus de la part du Kremlin, de nouvelles sanctions visant notamment le secteur énergétique et financier devraient être imposées à Moscou.

En marge de la parade militaire et de l’agitation du Jour de la Victoire, célébré aujourd’hui, vendredi 9 mai, en Russie, la réception par Poutine d’une vingtaine de dirigeants étrangers a également constitué l’occasion pour ces derniers de témoigner de leur reconnaissance envers le président russe.

À travers ces prises de parole, Poutine a pu montrer qu’il disposait toujours d’alliés. Probablement plus que toutes les autres personnalités présentes, c’est le président chinois Xi Jinping qui a le plus été mis en avant.

Devant Xi, al-Sissi, Lula, Vučić et les autres, Poutine voulait une mise en scène éclatante  : celle d’un nouveau succès dans une guerre éternelle.

La guerre d’il y a quatre-vingt ans  ; celle d’aujourd’hui en Ukraine, celle de demain en Europe — celle qui ne s’arrête jamais.

Parmi les douze batailles de la Seconde Guerre mondiale de son discours, on trouvait trois villes ukrainiennes et une autre, russe, qui fait désormais partie du front — Koursk.

Nous le traduisons.