Résultat pour : poutine


Un an après J. D. Vance, le discours de Marco Rubio à la Conférence pour la sécurité de Munich tranche radicalement avec la ligne de Donald Trump sur l’Europe.

Sous les accents d’une ode appuyée à l’entrelacement transatlantique — et l’évocation d’une sublime «  vassalisation heureuse  » —, s’affirme moins la voix du chef de la diplomatie des États-Unis que celle d’un prétendant ambitieux à la Maison-Blanche de l’ère post Trump.

Nous le traduisons.

Rarement amenée à s’exprimer sur les questions internationales, l’intervention d’Alexandria Ocasio-Cortez, représentante démocrate dont le nom circule de plus en plus comme une possible candidate à la présidence des États-Unis en 2028, était l’une des plus attendues.

Lors d’un panel intitulé «  Répondre à la montée du populisme  », elle a présenté aujourd’hui, vendredi 13, une analyse de la politique étrangère de Donald Trump et exposé le message que, selon elle, les démocrates devraient porter en Europe.

Depuis l’échec de «  l’opération  » éclair de 2022 visant à capturer Kiev, décapiter le pouvoir et mettre en place un gouvernement fantoche à la tête de l’Ukraine, l’invasion russe à grande échelle s’est transformée en une guerre d’attrition qui a surtout favorisé Moscou.

Cette situation pourrait néanmoins changer.

La 62e édition de la Conférence de sécurité de Munich s’ouvre aujourd’hui, vendredi 13 février, pour une durée de trois jours. L’administration républicaine sera représentée par une délégation menée par Marco Rubio.

S’il devrait adopter une approche plus conciliante que celle de J. D. Vance, qui avait appelé l’an dernier à un «  changement de régime  » sur le continent devant un parterre de dirigeants et de responsables européens, la position américaine devrait être «  philosophiquement similaire  ».

L’ajustement a un avantage  : il permet de tirer les leçons des erreurs du passé.

Nous avons le droit de nous tromper — mais nous ne pouvons pas ne pas essayer.

Pour l’ancien ministre français de l’Économie, face à l’impérialisme prédateur de Trump et de Xi, il faut une Europe des six.

Une perspective signée Bruno Le Maire.

Les révélations de liens entretenus par Jeffrey Epstein avec une multitude d’hommes politiques, de riches financiers et de personnalités publiques ont largement dépassé les frontières des États-Unis et de l’Europe.

Dans les pays du Sud, de la Chine à l’Iran, l’affaire est vue comme le signe d’un Occident décadent et de l’hypocrisie des États-Unis.

Viktor Orbán a peur de perdre — et il est prêt à tout.

Pour disqualifier l’opposition qui pourrait mettre fin à son règne, il la présente désormais comme le pantin d’un complot européen.

Du «  grand remplacement  » à la menace d’une «  guerre mondiale  », il aligne son langage sur celui de Poutine et de Trump.

Nous traduisons son dernier discours de campagne et le commentons ligne à ligne.

En proposant une critique du dernier grand livre de l’économiste Branko Milanovic, Andrea Capussela montre comment une analyse réaliste des origines politiques et économiques de notre temps pourrait ouvrir une brèche vers des temps nouveaux.