Résultat pour : poutine


«  L’une des caractéristiques essentielles du monde qui apparaît sous nos yeux sera l’absence de représentation éthique universellement valable en matière de justice — c’est-à-dire d’action juste — dans la pratique des États et la légitimité de leurs dirigeants.  »

Le Kremlin a développé une doctrine pour justifier les agressions et la guerre perpétuelle  : la Russie s’adapterait simplement à un inévitable chaos.

L’opposant russe Anton Barbachine plonge dans la machine rhétorique des experts du Club Valdaï.

Le Kremlin veut faire de la «  diplomatie technologique  » le vecteur le plus efficace pour diffuser les «  valeurs traditionnelles  ».

Alors que le pays est engagé dans un rattrapage, un document stratégique de référence tente d’articuler la technosphère et l’identité russe pour «  renverser l’échiquier mondial  ».

Zilupe.

Ce nom ne vous dit peut-être rien. Pourtant, c’est par cette petite ville lettone que les armées de Poutine seraient le plus susceptibles d’effectuer une percée dans l’OTAN.

Moscou connaît nos maillons faibles — et nous ne les protégeons pas assez.

De la Lettonie au Svalbard, cartographie des points fragiles que la Russie pourrait essayer de briser en 2026.

La Russie le dit explicitement  : elle est déjà entrée en guerre contre l’Europe.

Pourtant, peu de dirigeants dans l’Union sont aujourd’hui capables d’articuler un constat aussi clair.

Hanno Pevkur, le ministre de la Défense de l’Estonie, est l’une des voix de la résistance européenne qui organise la protection du continent face à Poutine.

En Europe, certains pensent que la guerre entre la Russie et l’Europe n’a pas encore commencé.

Pour le cerveau géopolitique de Poutine, il faut cesser d’être naïf  : «  cette guerre a déjà commencé. Simplement, nous ne l’appelons pas encore ainsi. Notre véritable adversaire est bien l’Europe.  »

Nous le traduisons.

Depuis des années, le président russe et sa diplomatie répètent le même refrain à qui veut l’entendre  : la Russie ne veut pas de cette guerre dans laquelle l’Occident l’a jetée  ; elle est prête à négocier à tout moment  ; le seul obstacle à la résolution du conflit vient de l’entêtement de la partie ukrainienne. Le président américain, Donald Trump, a repris ce même narratif dimanche 8 décembre sur son réseau social Truth Social.

Pourtant, à lire ses déclarations, l’approche russe se limite essentiellement à menacer tous les alliés de son adversaire de représailles et à marteler des exigences maximalistes sans jamais les faire évoluer.

Le président russe entame aujourd’hui, jeudi 4 décembre, une visite de deux jours à New Delhi qui contribuera à rompre l’isolement diplomatique dont il fait l’objet.

L’Inde a considérablement renforcé son partenariat énergétique avec la Russie depuis 2022, et devrait annoncer de nouveaux accords en matière de défense avec Moscou au cours de la visite.

Pour la Russie, il n’y a pas de pourparlers, mais une guerre de conquête, des objectifs territoriaux chiffrés.

En réponse à la proposition américaine, Poutine veut désormais «  la reconnaissance de jure, et non pas seulement de facto, comme l’indique le plan Trump, de la Crimée et du Donbass  ». Et le président américain s’apprêterait à céder — encore.

Nous traduisons et commentons le discours de Bichkek.

Les représentants choisis par Trump pour négocier un accord de paix avec Poutine, Steve Witkoff et Jared Kushner, devraient présenter au président russe un document garantissant la reconnaissance par Washington de l’appartenance à la Russie de la Crimée et «  d’autres territoires ukrainiens occupés  » lors de leur prochain voyage à Moscou, attendu la semaine prochaine.

Vladimir Poutine s’est exprimé aujourd’hui, jeudi 27 novembre, pour la première fois extensivement sur les négociations diplomatiques entre l’Ukraine et les États-Unis.

Le président russe a exigé le retrait de l’armée ukrainienne du Donbass, et déclaré que tout accord signé avec Zelensky serait «  inutile  » car il n’est pas un «  président légitime  ».