Entrons-nous dans la guerre des drones ?

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22
septembre 2026
De 19:30 à 20:30
École normale supérieure
29 rue d'Ulm
75005 Paris
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En Ukraine, la guerre ne connaît plus tout à fait de front, de répit ni d’angle mort.

C’est ce qu’explique Fabrice Deprez dans une longue enquête sur les traumatismes causés par la guerre des drones.

Aujourd’hui, des immenses filets recouvrent les villes d’Ukraine pour protéger les civils des attaques de petits drones porteurs de charges explosives qui peuvent s’engouffrer dans n’importe quelle brèche. 

L’expérience de ceux qui subissent ces attaques est traumatisante, car ces drones agissent à la manière de commandos d’élite qui traquent sans relâche une cible, mais cette fois à une échelle industrielle. 

Cela produit une forme particulière de stress post-traumatique, que des psychiatres pionniers en Ukraine appellent « la dronophobie ». 

Et cette omniprésence des drones sur le front en Ukraine rappelle d’autres projets, celui d’une société de surveillance où des millions de drones coordonnés par l’IA surveillent les citoyens, comme le décrit précisément Larry Ellison, le deuxième homme le plus riche du monde ? 

Comment la guerre a-t-elle été transformée par les drones, et quelles leçons tirer de la guerre d’Ukraine à cet égard ? 

Qu’est-ce que la « dronophobie » et comment la comparer à d’autres traumatismes psychologiques provoqués par les conflits armés ?

L’Ukraine est-elle la préfiguration d’un monde à venir, rempli de petits drones tueurs, guidés par des pilotes à distance ou par des intelligences artificielles qui vont traquer partout les ennemis d’une puissance, pour les surveiller ou pour les tuer ? 

Nous aurons le plaisir d’en parler avec : 

  • Fabrice Deprez, journaliste indépendant, reporter en Ukraine ; 
  • Michel Goya, militaire et historien, auteur de nombreux ouvrages dont La guerre mondiale de la France. De 1961 à nos jours (Tallandier, 2023) ; 
  • (à confirmer) Muriel Lacoue-Labarthe, envoyée spéciale pour la relance et la reconstruction de l’Ukraine ; 
  • Richard Rechtman, directeur de recherche à l’EHESS, anthropologue, psychiatre et psychanalyste.  

L’événement est ouvert à toutes et à tous, avec un certain nombre de places réservées aux étudiants, mais les inscriptions sont obligatoires en cliquant ici. 

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Nous partirons de cette publication :
22 septembre 2026
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