Dronophobie : enquête sur le mal du XXIe siècle
Le Grand Continent •
En Ukraine, la guerre ne connaît plus tout à fait de front, de répit ni d’angle mort.
C’est ce qu’explique Fabrice Deprez dans une longue enquête sur les traumatismes causés par la guerre des drones.
Aujourd’hui, des immenses filets recouvrent les villes d’Ukraine pour protéger les civils des attaques de petits drones porteurs de charges explosives qui peuvent s’engouffrer dans n’importe quelle brèche.
L’expérience de ceux qui subissent ces attaques est traumatisante, car ces drones agissent à la manière de commandos d’élite qui traquent sans relâche une cible, mais cette fois à une échelle industrielle.
Cela produit une forme particulière de stress post-traumatique, que des psychiatres pionniers en Ukraine appellent « la dronophobie ».
Et cette omniprésence des drones sur le front en Ukraine rappelle d’autres projets, celui d’une société de surveillance où des millions de drones coordonnés par l’IA surveillent les citoyens, comme le décrit précisément Larry Ellison, le deuxième homme le plus riche du monde ?
Comment la guerre a-t-elle été transformée par les drones, et quelles leçons tirer de la guerre d’Ukraine à cet égard ?
Qu’est-ce que la « dronophobie » et comment la comparer à d’autres traumatismes psychologiques provoqués par les conflits armés ?
L’Ukraine est-elle la préfiguration d’un monde à venir, rempli de petits drones tueurs, guidés par des pilotes à distance ou par des intelligences artificielles qui vont traquer partout les ennemis d’une puissance, pour les surveiller ou pour les tuer ?
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