Israël à lui seul dépense huit fois plus que l’Iran pour sa défense.

  • De plus, alors que Téhéran vise la plupart des États du Golfe avec des missiles et des drones, les budgets de ses voisins sont aussi considérablement plus élevés.
  • Ainsi, le budget militaire de l’Arabie saoudite est 10 fois supérieur à celui de l’Iran, celui des Émirats arabes unis, 3 fois, et celui du Qatar, 2 fois.

Si ce ratio financier ne reflète pas entièrement la réalité du terrain, les prix des équipements américains ou israéliens étant beaucoup plus élevés que ceux des équipements iraniens, et les soldes de leurs militaires bien plus importants, il permet néanmoins d’estimer le rapport de force et de saisir une tendance que la guerre en Ukraine avait déjà fait émerger.

  • Malgré cet écart considérable, le faible coût et la grande disponibilité de ces drones iraniens constituent un défi de taille pour les défenses antiaériennes des États-Unis et des pays du Moyen-Orient ciblés par Téhéran.
  • Depuis le 28 février, l’Iran mène une campagne d’attaques intensives combinant missiles balistiques et drones, frappant des bases américaines, des infrastructures pétrolières et des bâtiments civils et mettant considérablement sous pressions les défenses anti aériennes des pays ciblés.

Les Émirats arabes unis ont été ciblés par 1 276 projectiles depuis le début de la guerre, la majorité de ces projectiles ayant été interceptés.

  • Mais, le 1er mars, l’analyste du Stimson Center, Kelly Grieco, estimait que l’Iran avait dépensé entre 177 et 360 millions de dollars pour ses drones et missiles utilisés pour attaquer les Émirats arabes unis, ce qui rend le ratio particulièrement frappant.
  • Pour chaque dollar que l’Iran dépense pour frapper les Émirats arabes unis avec des drones, Abou Dhabi en dépense 20 à 28 en missiles intercepteurs.