En Iran, Donald Trump est-il en train de revoir ses buts de guerre à la baisse ? Une analyse de l’intégralité de ses prises de position

Que révèlent les différentes prises de parole de Donald Trump depuis le début de l’opération Epic Fury, le 28 février ?

Alors que Washington s’est engagé dans une guerre en train de devenir régionale, nous avons compilé l’ensemble des déclarations souvent contradictoires du commandant en chef des forces armées des États-Unis.

Une tendance se dégage : Trump parle de moins en moins d'objectifs politiques.

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Le Grand Continent
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Depuis le début de l’opération lancée le 28 février, la communication de Donald Trump a été encore plus erratique que d’ordinaire.

Si un message préenregistré dans la nuit de vendredi à samedi exposait une déclaration de guerre, le président des États-Unis avait dû déprogrammer une autre prise de parole annoncée dans la journée de samedi.

Depuis, il a communiqué relativement peu. 

Plusieurs médias qui ont pu s’entretenir brièvement avec lui rapportent des citations contradictoires. Après deux publications liées à l’Iran sur son réseau Truth Social et un nouveau message pré-enregistré diffusé par la Maison-Blanche le dimanche 1er mars, le président des États-Unis s’est plus longuement exprimé lundi 2 mars. 

La plupart de ses déclarations donnent peu d’informations sur la portée précise des conséquences des opérations — dans lesquelles quatre soldats américains ont à ce jour perdu la vie — et relèvent de l’auto-congratulation. Le président des États-Unis s’est notamment félicité de la puissance et de la précision des frappes menées contre le régime et du succès de l’opération ayant conduit à l’élimination du Guide Suprême. Il a également répondu à des questions sur la durée de la guerre, ses plans pour l’après et la possibilité de l’envoi de troupes au sol.

S’il n’exclut désormais plus de déployer des soldats américains sur le terrain, ses déclarations varient quant à la durée prévue pour la guerre : il prévoit désormais « 4 à 5 semaines » de combat mais précise que les États-Unis auraient les moyens de soutenir une guerre encore plus longue.

L’analyse de l’intégralité de ses prises de position depuis le 28 février, détaillées ci-dessous et synthétisées dans ce tableau, montre surtout des fluctuations importantes en ce qui concerne les scénarios pour l’après.

Les premières déclarations de Trump exposaient un but maximaliste de changement de régime, en conformité avec celles de Netanyahou : les appels au soulèvement de la population iranienne après les premières frappes ont été réitérés après l’annonce de la mort du Guide.

Mais ce premier moment semble avoir subi une inflexion. Donald Trump a ainsi commencé dans la journée de dimanche à évoquer de plus en plus explicitement un « scénario Venezuela », à savoir un maintien en place des structures profondes du régime avec un changement à sa tête par une personnalité « Trump-compatible » et capable de transiger — selon plusieurs sources, l’équivalent du rôle joué par Delcy Rodriguez à Caracas pourrait ainsi à Téhéran être assumé par Ali Larijani. Il confiait ainsi hier au New York Times : « Ce que nous avons fait au Venezuela, je pense, est le scénario parfait. »

Les dernières déclarations en date d’aujourd’hui, lundi 2 mars, pourraient toutefois montrer que l’administration américaine n’excluerait pas de revoir à la baisse ses objectifs. Évoquant la guerre d’Iran dans une conférence de presse à la Maison-Blanche, Trump n’a plus mentionné aucun but politique et s’est contenté de lister une série d’objectifs strictement militaires : l’élimination des sites balistiques, militaires, la neutralisation de la marine et du programme nucléaire et le ciblage des proxies de Téhéran dans la région — soit dans les grandes lignes les mêmes demandes que celles que les États-Unis ont tenté d’obtenir lors des négociations.

Le même jour, son Secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a fait entendre le même son de cloche : « ce n’est pas ce qu’on appelle une guerre de changement de régime mais le régime a bien changé ». 

Par comparaison, le Premier ministre Benjamin Netanyahou déclarait aujourd’hui même que le but de l’opération était de « créer les conditions permettant au courageux peuple iranien de se libérer du joug de la tyrannie. »

28 février 2026, 2:57 AM EST (8h57 Paris), déclaration officielle pré-enregistrée 1

« Il y a quelques minutes, l’armée américaine a lancé une opération militaire de grande envergure en Iran. 

Notre objectif est de défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes que représente le régime iranien, un groupe cruel composé d’individus extrêmement durs et terribles. Ses activités menaçantes mettent directement en danger les États-Unis, nos troupes, nos bases à l’étranger et nos alliés à travers le monde.

Depuis 47 ans, le régime iranien scande « Mort à l’Amérique » et mène une campagne incessante de massacres et d’assassinats de masse visant les États-Unis, nos troupes et des innocents dans de très très nombreux pays. 

L’une des toutes premières actions du régime a été de soutenir la prise de contrôle violente de l’ambassade américaine à Téhéran, retenant des dizaines d’otages américains pendant 444 jours.

En 1983, les mandataires de l’Iran ont perpétré l’attentat à la bombe contre la caserne des Marines à Beyrouth, qui a coûté la vie à 241 militaires américains. En 2000, ils étaient au courant et probablement impliqués dans l’attaque contre l’USS Cole. 

De nombreuses personnes y ont trouvé la mort.

Les forces iraniennes ont tué et mutilé des centaines de militaires américains en Irak. 

Les proxys du régime ont continué à lancer d’innombrables attaques contre les forces américaines stationnées au Moyen-Orient ces dernières années, ainsi que contre les navires militaires et commerciaux américains dans les voies maritimes internationales.

Il s’agit d’une terreur de masse — et nous ne sommes plus disposés à la tolérer. 

Du Liban au Yémen et de la Syrie à l’Irak, le régime a armé, entraîné et financé des milices terroristes qui ont ensanglanté la terre. Et c’est le Hamas, mandataire de l’Iran, qui a lancé les attaques monstrueuses du 7 octobre contre Israël, massacrant plus de 1 000 innocents, dont 46 Américains, tout en prenant 12 de nos citoyens en otage.

Ce fut un acte brutal, sans précédent dans l’histoire mondiale. 

L’Iran est le premier État au monde à soutenir le terrorisme et a récemment tué des dizaines de milliers de ses propres citoyens dans la rue alors qu’ils manifestaient. Les États-Unis, et en particulier mon administration, ont toujours eu pour politique que ce régime terroriste ne puisse jamais se doter de l’arme nucléaire.

Je le répète : ils ne pourront jamais se doter de l’arme nucléaire. 

C’est pourquoi, lors de l’opération Midnight Hammer en juin dernier, nous avons détruit le programme nucléaire du régime à Fordow, Natanz et Ispahan. Après cette attaque, nous les avons avertis de ne jamais reprendre leur quête malveillante d’armes nucléaires, et nous avons cherché à plusieurs reprises à conclure un accord.

Nous avons essayé. 

Ils voulaient le faire. Ils ne voulaient pas le faire.

Encore une fois, ils voulaient le faire. Ils ne voulaient pas le faire.

Ils ne savaient pas ce qui se passait.

Ils voulaient simplement faire le mal. 

Mais l’Iran a refusé, comme il le fait depuis des décennies. Ils ont rejeté toutes les occasions de renoncer à leurs ambitions nucléaires.

Et nous ne pouvons plus le supporter. 

Au lieu de cela, ils ont tenté de reconstruire leur programme nucléaire et de continuer à développer des missiles à longue portée qui peuvent désormais menacer nos très bons amis et alliés en Europe, nos troupes stationnées à l’étranger, et qui pourraient bientôt atteindre le territoire américain. 

Imaginez à quel point ce régime serait enhardi s’il disposait et était effectivement doté d’armes nucléaires pour faire passer son message.

Pour ces raisons, l’armée américaine mène une opération massive et continue afin d’empêcher cette dictature radicale et très malveillante de menacer l’Amérique et nos intérêts fondamentaux en matière de sécurité nationale. 

Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie de missiles. 

Elle sera totalement, encore une fois, anéantie.

Nous allons anéantir leur marine. 

Nous allons veiller à ce que les mandataires terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région ou le monde, attaquer nos forces et utiliser leurs engins explosifs improvisés ou leurs bombes artisanales, comme on les appelle parfois, pour blesser gravement et tuer des milliers et des milliers de personnes — dont de nombreux Américains. 

Et nous veillerons à ce que l’Iran n’obtienne pas l’arme nucléaire.

C’est un message très simple. 

Ils n’auront jamais d’arme nucléaire. Ce régime apprendra bientôt que personne ne doit défier la puissance et la force des forces armées des États-Unis.

J’ai construit et reconstruit notre armée au cours de mon premier mandat. 

Aucune armée sur Terre ne peut rivaliser avec sa puissance, sa force ou sa sophistication.

Mon administration a pris toutes les mesures possibles pour minimiser les risques pour le personnel américain dans la région. Malgré cela, et je ne fais pas cette déclaration à la légère, le régime iranien cherche à tuer. Des héros américains courageux pourraient perdre la vie, et nous pourrions avoir des victimes. Cela arrive souvent en temps de guerre. Mais nous ne faisons pas cela pour le présent, nous le faisons pour l’avenir, et c’est une noble mission. 

Nous prions pour chaque membre des forces armées qui risque sa vie de manière altruiste afin de garantir que les Américains et nos enfants ne soient jamais menacés par un Iran doté de l’arme nucléaire.

Nous demandons à Dieu de protéger tous nos héros en danger, et nous sommes convaincus qu’avec son aide, les hommes et les femmes des forces armées l’emporteront. Nous avons les meilleurs au monde, et ils l’emporteront. Aux membres des Gardiens de la révolution, des forces armées et de toute la police, je dis ce soir que vous devez déposer les armes et bénéficier d’une immunité totale, ou bien faire face à une mort certaine.

Alors, déposez les armes. Vous serez traités équitablement et bénéficierez d’une immunité totale, ou bien vous ferez face à une mort certaine. Enfin, au grand peuple fier d’Iran, je dis ce soir que l’heure de votre liberté est proche.

Restez à l’abri. Ne quittez pas votre domicile. Il est très dangereux de sortir.

Des bombes vont tomber partout. Lorsque nous aurons terminé, prenez le contrôle de votre gouvernement. Il sera à vous.

Ce sera probablement votre seule chance depuis des générations. Pendant de nombreuses années, vous avez demandé l’aide des États-Unis, mais vous ne l’avez jamais obtenue. Aucun président n’était prêt à faire ce que je suis prêt à faire ce soir.

Vous avez maintenant un président qui vous donne ce que vous voulez. Voyons donc comment vous réagirez. Les États-Unis vous soutiennent avec une puissance écrasante et une force dévastatrice.

Le moment est venu de prendre le contrôle de votre destin et de libérer l’avenir prospère et glorieux qui est à votre portée. C’est le moment d’agir. Ne le laissez pas passer.

Que Dieu bénisse les hommes et les femmes courageux des forces armées américaines. Que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique. Que Dieu vous bénisse tous. »

28 février 2026, 7:23AM EST (13h23 Paris), déclaration au Washington Post 2

« Tout ce que je veux, c’est la liberté du peuple [iranien]. »

 « Je veux une nation sûre, et c’est ce que nous allons avoir. »

28 février 2026, 2PM EST (20h Paris), déclaration à Axios 3 

« Je peux prolonger les négociations et prendre le contrôle de la situation, ou y mettre fin en deux ou trois jours et dire aux Iraniens : ‘On se reverra dans quelques années si vous recommencez à reconstruire [vos programmes nucléaires et balistiques]’. »

« Dans tous les cas, il leur faudra plusieurs années pour se remettre de cette attaque. »

[À propos de l’échec des négociations]

« Les Iraniens se sont rapprochés, puis se sont retirés — ils se sont rapprochés, puis se sont retirés. J’en ai conclu qu’ils ne voulaient pas vraiment d’accord. »

« Je voyais que chaque mois, ils faisaient quelque chose de mal, faisaient exploser quelque chose ou tuaient quelqu’un. »

[Sur la coordination avec Israël] 

« J’ai eu une excellente conversation avec Bibi [Netanyahou] — nous sommes sur la même longueur d’onde. »

28 février 2026, 4:46PM EST (22h46 Paris), publication sur son réseau Truth Social 4 

Khamenei, l’un des personnages les plus malfaisants de l’histoire, est mort. C’est une justice rendue non seulement au peuple iranien, mais aussi à tous les grands Américains et à tous ceux, dans de nombreux pays à travers le monde, qui ont été tués ou mutilés par Khamenei et sa bande de voyous sanguinaires. Il n’a pas pu échapper à nos services de renseignement et à nos systèmes de traçage hautement sophistiqués. Grâce à notre étroite collaboration avec Israël, lui et les autres dirigeants qui ont été tués avec lui n’ont rien pu faire. C’est la plus grande chance pour le peuple iranien de reprendre son pays. Nous avons entendu dire que de nombreux membres du Corps des gardiens de la révolution islamique, de l’armée et d’autres forces de sécurité et de police ne veulent plus se battre et cherchent à obtenir l’immunité de notre part. Comme je l’ai dit hier soir, « Ils peuvent maintenant obtenir l’immunité, mais plus tard, ils n’auront que la mort ! » Espérons que le CGRI et la police fusionneront pacifiquement avec les patriotes iraniens et travailleront ensemble comme une seule unité pour redonner au pays la grandeur qu’il mérite. Ce processus devrait bientôt commencer, car non seulement Khamenei est mort, mais le pays a été, en un seul jour, très fortement détruit, voire anéanti. Les bombardements intensifs et précis se poursuivront toutefois sans interruption tout au long de la semaine ou aussi longtemps que nécessaire pour atteindre notre objectif de PAIX DANS TOUT LE MOYEN-ORIENT ET, EN FAIT, DANS LE MONDE ENTIER !

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette question.

LE PRÉSIDENT DONALD J. TRUMP

1er mars 2026, 11AM ET (17h Paris), déclarations à The Atlantic 5 

[Concernant les négociations avec l’Iran]

« Ils veulent discuter, et j’ai accepté de discuter, donc je vais leur parler. Ils auraient dû le faire plus tôt. Ils auraient dû proposer plus tôt une solution très pratique et facile à mettre en œuvre. Ils ont attendu trop longtemps. »

« La plupart de ces personnes [les dirigeants iraniens] ont disparu. Certaines de celles avec qui nous traitions ne sont plus là, car cela a été un coup dur, un très gros coup dur. »

« Ils auraient dû agir plus tôt. Ils pouvaient conclure un accord. Ils ont trop joué la finesse. »

[Sur la question du soutien à un soulèvement populaire]

 « Je dois examiner la situation au moment où elle se présente. » « On ne peut pas répondre à cette question. »

« Cela [le soulèvement populaire] va se produire. Vous le voyez, et je pense que cela va arriver. Beaucoup de gens sont extrêmement heureux là-bas, à Los Angeles et dans beaucoup d’autres endroits. »

« [Trump est heureux de la réaction des gens] sachant que c’est très dangereux, sachant que j’ai dit à tout le monde de rester sur place, je pense que c’est un endroit très dangereux en ce moment »

« Les gens là-bas crient leur joie dans les rues, mais beaucoup de bombes s’abattent en même temps. »

« Les gens ont voulu le faire pendant 47 ans. Ils ont tué des gens pendant 47 ans, et maintenant, la situation s’est inversée. »

« Cela [les bombardements] aurait pu entraîner une forte augmentation du prix du pétrole si les choses avaient mal tourné. »

[Sur le sujet des élections de mi-mandat et de la popularité du parti républicain]

« Nous avons la meilleure économie que nous ayons jamais eue. Cela ne se sait pas parce que les gens comme vous n’en parlent pas correctement. Mais l’économie est prête à exploser. Et c’est déjà le cas dans de nombreux cas. »

1er mars 2026, 12:21AM EST (18h21 Paris), publication sur son réseau Truth Social 6

« Je viens d’être informé que nous avons détruit et coulé 9 navires de la marine iranienne, dont certains étaient relativement grands et importants. Nous allons nous occuper des autres — ils finiront bientôt eux aussi au fond de la mer ! Lors d’une autre attaque, nous avons largement détruit leur quartier général naval. À part cela, leur marine se porte très bien ! PRÉSIDENT DONALD J. TRUMP »

1er mars 2026, 1:38 PM EST (19h38 Paris), déclaration à CNBC 7

« [Les opérations militaires] sont en avance sur le calendrier prévu. »

« Les choses évoluent de manière très positive en ce moment. »

1er mars 2026, 2:52 PM EST (19h52 Paris), déclaration au Daily Mail 8

« Nous nous en sommes plutôt bien sortis [en termes de pertes durant son mandat].  Mais ce sont des gens [les trois soldats américains tués] formidables, avec des résultats exceptionnels, vraiment exceptionnels. »

« Cela a toujours été un processus de quatre semaines. Nous avons estimé que cela prendrait environ quatre semaines. Cela a toujours été un processus d’environ quatre semaines, donc, même si c’est un pays puissant, cela prendra quatre semaines, voire moins. »

« Je pense que tout se passe comme prévu. À part le fait que nous avons éliminé l’ensemble de leur direction, bien plus que ce que nous avions prévu. »

« Je rencontrerai leurs familles au moment opportun. [celle des soldats américains tués] »

[À propos de futures négociations]

« Je ne sais pas. Ils veulent parler, mais je leur ai dit : vous auriez dû parler la semaine dernière, pas cette semaine. »

[À propos de l’Arabie Saoudite]

« Ils se battent, eux aussi. »

[À propos du futur de l’Iran]

« Je crois [qu’une démocratie peut émerger]. Ce sera très intéressant à observer, mais beaucoup de choses pourraient se produire, et beaucoup de choses très positives pourraient se produire. »

1er mars 2026, 4:40PM EST (22h40 Paris), déclaration officielle pré-enregistrée 9

Le président des États-Unis et ses partenaires ont lancé l’opération Epic Fury, l’une des offensives militaires les plus importantes, les plus complexes et les plus impressionnantes que le monde ait jamais connues. Personne n’a jamais rien vu de tel. Nous avons frappé des centaines de cibles en Iran, notamment des installations des Gardiens de la révolution et des systèmes de défense aérienne iraniens. Il vient d’être annoncé que nous avons détruit neuf navires ainsi que leur base navale en quelques minutes seulement. L’ancien guide suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, est mort.

Cet homme misérable et ignoble avait sur les mains le sang de centaines, voire de milliers d’Américains, et était responsable du massacre de milliers d’innocents dans de nombreux pays. Hier soir, dans tout l’Iran, on pouvait entendre les voix du peuple iranien acclamer et célébrer dans les rues lorsque sa mort a été annoncée. L’ensemble du commandement militaire a également disparu, et beaucoup d’entre eux veulent se rendre pour sauver leur vie. Ils veulent l’immunité.

Ils appellent par milliers. Les opérations de combat se poursuivent actuellement à plein régime et se poursuivront jusqu’à ce que tous nos objectifs soient atteints. Nous avons des objectifs très forts. Ils auraient pu faire quelque chose il y a deux semaines, mais ils n’ont tout simplement pas pu y arriver.

Plus tôt dans la journée, le CENTCOM a annoncé que trois militaires américains avaient été tués au combat. En tant que nation, nous pleurons ces véritables patriotes américains qui ont fait le sacrifice ultime pour notre pays, tout en poursuivant la mission juste pour laquelle ils ont donné leur vie.

Nous prions pour le rétablissement complet des blessés et adressons notre immense amour et notre gratitude éternelle aux familles des victimes. Malheureusement, il y en aura probablement d’autres. Avant que cela ne prenne fin, c’est ainsi que cela se passera. Il y en aura probablement d’autres, mais nous ferons tout notre possible pour que ce ne soit pas le cas. Mais l’Amérique vengera leur mort et infligera le coup le plus dur aux terroristes qui ont déclaré la guerre à la civilisation tout entière.

Ils ont déclaré la guerre à la civilisation elle-même. Notre détermination, tout comme celle d’Israël, n’a jamais été aussi forte. Les États-Unis sont aujourd’hui, une fois de plus, de loin la nation la plus riche et la plus puissante du monde. Mais la seule raison pour laquelle nous jouissons de notre qualité de vie, de notre liberté et de notre sécurité, c’est que nous avons fait des choses que d’autres sont incapables de faire. C’est grâce à des guerriers prêts à donner leur vie pour combattre nos ennemis.

Et ils combattent mieux que quiconque. Un régime iranien armé de missiles à longue portée et d’armes nucléaires constituerait une menace grave pour tous les Américains. Nous ne pouvons pas permettre à une nation qui lève des armées terroristes de posséder de telles armes, qui lui permettraient de soumettre le monde à sa volonté maléfique. Nous ne laisserons pas cela se produire.

Cela ne nous arrive pas, et nous ne laisserons pas cela arriver à d’autres. Les États-Unis possèdent l’armée la plus puissante que le monde ait jamais connue. J’ai reconstruit notre armée au cours de mon premier mandat. Il n’y a jamais eu d’armée comme la nôtre.

Et franchement, personne ne s’en approche, même de loin. Mais nous utilisons désormais cette armée à des fins positives. Nous voulons l’utiliser à bon escient. Nous menons cette opération de grande envergure, non seulement pour assurer notre sécurité aujourd’hui, mais aussi pour celle de nos enfants et de leurs enfants, tout comme nos ancêtres l’ont fait pour nous il y a de nombreuses années.

C’est le devoir et le fardeau d’un peuple libre. Ces actions sont justes et nécessaires pour garantir que les Américains n’auront jamais à faire face à un régime terroriste radical et sanguinaire, armé d’armes nucléaires et proférant de nombreuses menaces. Depuis près de 50 ans, ces extrémistes malfaisants attaquent les États-Unis en scandant le slogan « Mort à l’Amérique » ou « Mort à Israël », voire les deux. Ils sont le premier État au monde à soutenir le terrorisme.

Nous sommes la nation la plus grande et la plus puissante du monde, nous pouvons donc agir contre leurs agissements. Ces menaces intolérables ne dureront pas plus longtemps. J’exhorte une fois de plus les Gardiens de la révolution, l’armée iranienne et la police à déposer les armes et à bénéficier d’une immunité totale, sous peine d’une mort certaine. Ce sera une mort certaine.

Ce ne sera pas joli.

J’appelle tous les patriotes iraniens qui aspirent à la liberté à saisir cette occasion, à être courageux, audacieux, héroïques et à reprendre leur pays. L’Amérique est avec vous. Je vous ai fait une promesse et je l’ai tenue.

Le reste dépendra de vous, mais nous serons là pour vous aider. Merci. Que Dieu bénisse nos incroyables guerriers et que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique. Merci.

1er mars 2026, 8PM EST (2h Paris), déclaration au New York Times 10

[À propos des bombardements en Iran]

« Nous avions prévu quatre à cinq semaines. »

« Ce ne sera pas difficile. Nous disposons d’énormes quantités de munitions. »

[Concernant les futurs dirigeants de l’Iran]

« J’ai trois très bons choix. » « Je ne les dévoilerai pas maintenant. Finissons d’abord le travail. » 

« Ils [les forces militaires iraniennes] se rendraient vraiment au peuple, si vous y réfléchissez bien. »

« Ce que nous avons fait au Venezuela, je pense, est le scénario parfait, le scénario parfait » […] « Tout le monde a conservé son emploi, sauf deux personnes. »

[À propos d’un soulèvement du peuple iranien]

« C’est à eux de décider s’ils le feront ou non. » « Ils en parlent depuis des années, ils auront donc évidemment l’occasion de le faire maintenant. »

« Trois [pertes américaines], c’est déjà trop à mon avis » « Si vous regardez les projections […] ça pourrait être bien plus élevé que ça. »

« Le pays [l’Iran] a été considérablement affaibli, pour employer un euphémisme. »

[Sur un potentiel soutien américain à un soulèvement populaire]

« Je ne m’engage ni dans un sens ni dans l’autre ; c’est trop tôt. » « Nous avons du travail à faire et nous l’avons très bien fait. Je dirais que nous sommes en avance sur le calendrier. »

1er mars 2026, 10PM EST (4h Paris), déclaration à ABC News 11

[Au sujet des candidats pour succéder à Khamenei]

« L’attaque a été tellement efficace qu’elle a éliminé la plupart des candidats. »

« Ce ne sera personne parmi ceux auxquels nous pensions, car ils sont tous morts. Les candidats en deuxième et troisième position sont morts. » 

« Quelqu’un au sein du gouvernement iranien m’a contacté. » « C’était quelqu’un qui a survécu et qui ne rend plus de comptes au Guide suprême. »

« Je l’ai eu [Khamenei] avant qu’il ne m’ait. Ils ont essayé deux fois. Mais je l’ai eu le premier. »

[Au sujet des trois soldats américains morts]

« C’est une guerre, et il y a des pertes dans une guerre »

2 mars 2026, 10:17 AM EST (16h17 Paris), déclarations à CNN 12

« Nous leur mettons une raclée »

« Je pense que ça se passe très bien. C’est très puissant. Nous avons la meilleure armée au monde et nous l’utilisons. »

« Je ne veux pas que cela [la guerre] dure trop longtemps. J’ai toujours pensé que cela prendrait quatre semaines. Et nous sommes un peu en avance sur le calendrier. »

« Oui, nous le faisons en effet [aider les soulèvements populaires au-delà d’assauts militaires]. Mais pour l’instant, nous voulons que tout le monde reste à l’intérieur. Ce n’est pas sûr dehors. »

« Nous n’avons même pas encore commencé à les frapper fort. La grande vague (big wave) n’est pas encore arrivée. La plus grosse est pour bientôt. »

« Nous avons été surpris [que l’Iran frappe les pays arabes]. Nous leur avons dit : « Nous nous en occupons », et maintenant ils veulent se battre. Et ils se battent avec acharnement. Ils devaient être très peu impliqués et maintenant ils insistent pour être impliqués. »

« [Les Iraniens] ont tiré sur un hôtel, ils ont tiré sur un immeuble résidentiel. Cela les a simplement mis en colère. Ils nous aiment, mais ils observaient. Ils n’avaient aucune raison de s’impliquer. »

« Je connais ces gens [les dirigeants arabes]. Ils sont coriaces et intelligents. »

« [les attaques Iraniennes] étaient probablement la plus grande surprise. »

« Il faut comprendre qu’ils ont vécu sous ce nuage noir [la menace nucléaire Iranienne] pendant des années. C’est pourquoi vous ne pouviez jamais avoir la paix. »

[Sur les dirigeants iraniens]

« Nous ne savons pas qui sont les dirigeants. Nous ne savons pas qui ils [les Iraniens] choisiront. Peut-être auront-ils de la chance et trouveront-ils quelqu’un qui sait ce qu’il fait. »

« Quarante-neuf personnes »[dirigeants iraniens tués] « Ce fut une frappe incroyable. »

« Ils sont devenus un peu arrogants. » « Ils pensaient être indétectables. Ils ne l’étaient pas. Nous avons été choqués par cela. »

« Ils ne savent même pas qui les dirige actuellement »

« Nous avons éliminé 49 [dirigeants iraniens] » « Ce sont eux qui dirigeaient le pays, et certains d’entre eux étaient pris en considération »

« Nous ne savons pas qui dirige le pays actuellement. Ils [les Iraniens] ne savent pas qui les dirige. C’est un peu comme la file d’attente au chômage. »

« Nous n’avons pas pu conclure d’accord avec ces gens. »

« Ils avaient tout ce matériel enrichi. Ils ont envisagé de le refaire là-bas, mais il était en si mauvais état que la montagne s’était pratiquement effondrée. »

« C’est comme ça »[qu’il faut traiter avec l’Iran]

« Nous n’avons pas à nous soucier des accords. »

[À propos des actions de l’Iran]

« Remontez 37 ans en arrière, voire 47 ans, presque 50 ans, regardez ce qui s’est passé et toutes ces morts. Des militaires qui se promènent sans jambes, sans bras, le visage défiguré. »

« Au cours des 47 dernières années, j’ai dit : « Donnez-moi toutes les attaques. [commanditées par l’Iran] » Si je vous les racontais toutes, je serais encore en train de parler. »

[À propos des opérations militaires américaines]

« Nous avons éliminé Soleimani la dernière fois. C’était un général incroyablement violent et cruel. » « Si cela ne s’était pas produit, Israël n’existerait peut-être pas aujourd’hui. Israël pourrait ne pas exister. »

« Lorsque nous avons fait Midnight Hammer — très important — ils étaient à un mois d’avoir une arme nucléaire. »

[À propos de l’accord nucléaire de Vienne (JCPOA)]

« C’était l’accord nucléaire de l’Iran, car il donnait tout le pouvoir à l’Iran. Ils auraient pu disposer d’une arme nucléaire il y a trois ou quatre ans. Ils l’auraient utilisée contre Israël. Ils l’auraient peut-être utilisée contre nous. »

« Cet accord était tellement mauvais […] c’était la voie vers une bombe ».

« [Les Iraniens] n’étaient pas disposés à nous donner ce que nous leur demandions. Ils auraient dû le faire. »

2 mars 2026, 10:35AM ET (16h35 Paris), déclarations au New York Post 13

[À propos de l’envoi de nouvelles troupes]

« Je n’ai pas de crainte particulière concernant l’envoi de troupes sur le terrain — contrairement à tous les présidents qui disent :  ‘Il n’y aura pas d’envoi de troupes sur le terrain.’ Je ne dis pas cela. » « Je dis ‘probablement pas besoin’ [ou alors] ‘si elles étaient nécessaires’. »

« Ça [la guerre] va aller assez vite. Nous sommes dans les temps, même en avance en termes de commandement — 49 morts — et cela allait, selon nos estimations, prendre au moins quatre semaines, mais nous l’avons fait en une journée. »

« On va s’en débarrasser [les représailles terroristes]. Peu importe. C’est comme tout le reste, on va s’en débarrasser. »

« Ils voulaient fabriquer une arme nucléaire, alors nous les avons complètement détruits, mais nous avons découvert qu’ils se trouvaient dans un site totalement différent, car les sites que nous avons détruits étaient permanents. Ils ont essayé de les utiliser, mais ils ont été complètement détruits, comme je l’ai dit précédemment, n’est-ce pas ? Nous les avons alors trouvés en train de travailler dans une zone totalement différente, un site totalement différent, afin de fabriquer une arme nucléaire par enrichissement. C’était donc le bon moment. » « J’ai dit : c’est parti. »

[À propos des sondages de popularité après les frappes sur l’Iran ]

« Je pense que les sondages sont très bons, mais je me fiche des sondages. Je dois faire ce qui est juste. Je dois faire ce qui est juste. Cela aurait dû être fait depuis longtemps. »

2 mars 2026, 12:15 AM ET (18h15 Paris), conférence de presse à la Maison-Blanche

[À propos du calendrier]

« Nous sommes déjà largement en avance sur nos prévisions.

Mais quel que soit le temps nécessaire, cela ne pose pas de problème. Quoi qu’il en coûte, nous avons toujours, et depuis le début, prévu quatre à cinq semaines, mais nous avons la capacité d’aller bien au-delà. Nous le ferons. »

« Nous avions également prévu quatre semaines pour anéantir leur puissance militaire, et comme vous le savez, cela a été fait en environ une heure. Nous sommes donc très en avance sur le calendrier. »

[À propos des objectifs de guerre]

« Nos objectifs sont clairs.

Premièrement, nous détruisons les capacités balistiques de l’Iran, comme vous pouvez le constater heure après heure, ainsi que leur capacité à en produire de nouvelles, qui sont d’ailleurs de très bonne qualité.

Deuxièmement, nous anéantissons leur marine. Nous avons déjà coulé 10 navires. Ils gisent au fond de la mer.

Troisièmement, nous veillons à ce que le premier sponsor mondial du terrorisme ne puisse jamais se doter de l’arme nucléaire. Il n’aura jamais l’arme nucléaire.

Enfin, nous veillons à ce que le régime iranien ne puisse plus armer, financer et diriger des armées terroristes en dehors de ses frontières. »

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