L’organisation de la 62e Conférence de sécurité de Munich qui s’ouvre aujourd’hui, vendredi 13 février, a confirmé la présence de plus de 60 chefs d’État et de gouvernement, un nombre similaire de ministres des Affaires étrangères et 40 ministres de la Défense. L’hôtel Hotel Bayerischer Hof et le Rosewood Munich, où se déroulera durant trois jours la conférence, accueillera également plusieurs centaines d’industriels et d’experts des questions de sécurité.

  • Les dirigeants des principales puissances européennes, dont le chancelier allemand Merz, le président français Macron et le Premier ministre britannique, Starmer, prendront part aux discussions.
  • Selon plusieurs sources, J.D. Vance, présent en Italie la semaine dernière pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver, ne se rendra pas à Munich. 

Si le secrétaire d’État, Marco Rubio, devrait prononcer, samedi 14, un discours reprenant la même « philosophie » que celui de Vance en 2025, selon des responsables américains, plusieurs représentants démocrates réaffirmeront, auprès des Européens, leur intention de revenir à une coopération entre l’Europe et les États-Unis — après le départ de Trump 1.

  • Ainsi, la représentante démocrate de New York et potentielle candidate à l’élection présidentielle de 2028, Alexandria Ocasio-Cortez, prendra la parole durant une session nocturne aujourd’hui, vendredi 13.
  • Le gouverneur de Californie Gavin Newsom, lui aussi potentiel candidat en 2028, sera également présent, après avoir participé il y a quelques semaines au sommet de Davos, où sa présence avait largement été éclipsée par Trump.

Parmi les autres figures démocrates présentes à Munich, on compte aussi la gouverneur du Michigan Gretchen Whitmer, qui était vue comme une potentielle candidate à la présidentielle en 2024, si Biden ne s’était pas présenté pour un second mandat, la maire de Boston Michelle Wu et le sénateur d’Arizona Ruben Gallego — qui pourrait lancer une campagne en vue de l’élection de 2028 2.

Les sujets de discussion de la Conférence incluront « la revitalisation du multilatéralisme, les visions concurrentes de l’ordre mondial, les conflits régionaux et les implications sécuritaires des avancées technologiques ». Il est toutefois fort probable que les dirigeants se concentrent surtout sur le conflit en Ukraine.

  • Selon Kiev, Washington demande la fin du conflit pour le mois de juin et se prépare à accueillir des nouvelles négociations russo-ukrainiennes les 17 et 18 février.
  • Plutôt que de laisser les États-Unis mener seuls les négociations, le président français Emmanuel Macron a appelé cette semaine à développer une « approche européenne » afin de relancer le dialogue avec Poutine — inexistant depuis 2022.
  • Le conseiller diplomatique du président, Emmanuel Bonne, s’est rendu en Russie au début du mois de février. Mardi 10 février, le porte-parole du Kremlin, Peskov, a confirmé la reprise de « contacts techniques » entre Paris et Moscou 3.