Aujourd’hui, vendredi 6 février, des représentants de 41 pays seront présents pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan et Cortina d’Ampezzo, une station de ski du massif des Dolomites. 

Parmi les principaux invités figurent le vice-président américain J.D. Vance, le roi d’Espagne Felipe VI et le secrétaire général de l’ONU ⁣António Guterres.

Les chutes de neige des dernières semaines limiteront le recours aux canons à neige.

  • Mais plus de 900 millions de litres d’eau, soit l’équivalent de près de 380 piscines olympiques, pourraient être utilisés pour fabriquer de la neige au cours des deux semaines d’épreuves, qui prendront fin le 22 février.
  • Afin d’économiser de l’énergie consommée par les pompes, deux réservoirs d’eau de 200 et 88 millions de litres de capacité ont été construits en altitude.
  • Plus d’une centaine de canons à neige ont été installés le long des pistes au cas où la température et l’humidité ne permettraient pas d’assurer de bonnes conditions pour les athlètes.

Au-delà du coût économique engagé par les organisateurs pour pallier les effets du réchauffement climatique, la construction et l’installation de ces équipements et infrastructures a également un lourd impact carbone. Si les organisateurs revendiquent, à l’image de Paris, des Jeux durables, notamment marqués par la réutilisation des infrastructures existantes, la fabrication de plus de 2 millions de mètres cubes de neige pourrait ternir le bilan de la compétition.

  • Les villes et sites ayant accueilli les Jeux olympiques d’hiver depuis 1950 ont connu un réchauffement moyen de 2,7°C, soit le double du réchauffement enregistré à l’échelle de la planète (1,4°C).
  • Une étude de l’université de Waterloo et d’Innsbruck indique qu’au moins 44 % des 93 sites disposant des infrastructures nécessaires à l’accueil de Jeux d’hiver connaîtront des conditions d’enneigement « instables » d’ici les années 2050 1.

Le CIO envisage plusieurs mesures pour y pallier, y compris le déplacement des Jeux olympiques d’hiver du mois de février au mois de janvier, afin de bénéficier d’un meilleur enneigement et d’un temps plus froid, ainsi que la mise en place de nouveaux critères de température pour l’attribution des prochaines éditions.

Le manque de neige pourrait constituer un défi lors des prochains Jeux, prévus en 2030 dans les Alpes françaises.

  • Le massif figure parmi les zones les plus exposées au changement climatique : le nombre annuel de jours d’enneigement pourrait diminuer de 42 % d’ici la fin du siècle dans un scénario d’émissions de CO₂ élevées 2.
  • Tandis que la température moyenne à Cortina lors des précédents Jeux de 1956 était de -14,1°C au cours du mois de février, elle est tombée à -2,7°C l’an dernier — et frôlait les températures positives l’année précédente (-0,1°C).
  • Le nombre de jours au cours desquels la température est négative est quant à lui largement tombé en-dessous des 200 par an depuis la fin des années 1980. Il atteignait 232 jours par an en 1965, contre 169 l’an dernier.
Sources
  1. Laura Millan et Hayley Warren, « What Happens When the Winter Olympics Can’t Rely on Winter », Bloomberg, 4 février 2026.
  2. Veronika Mitterwallner, Manuel Steinbauer, Gregor Mathes et Anna Walentowitz, « Global reduction of snow cover in ski areas under climate change, PLoS One, 2024, vol. 19, n°3.