Lorsque Richard Nixon posa le pied en Chine en 1972, il déclencha une onde de choc géopolitique dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui. L’idée, mûrie par Henry Kissinger dans les couloirs feutrés de la Maison‑Blanche, était aussi simple qu’audacieuse : nouer un dialogue avec Pékin pour isoler Moscou au cœur de la guerre froide. Mais alors que la Chine grandissait et se transformait, certains finirent par se demander si Nixon et Kissinger n’avaient pas sous‑estimé le dragon qu’ils venaient d’éveiller. Ces doutes ont resurgi à maintes reprises — des prises de position tranchées de Mike Pompeo sous Trump aux analyses stratégiques de Jake Sullivan sous Biden. Plus récemment, on a même parlé d’un « Kissinger inversé » pour qualifier le rapprochement de Washington et Moscou : un coup de poker pour mettre un coin entre la Russie de Poutine et la Chine de Xi, liées par une « amitié sans limite ».

Si l’expression « Nixon in China » — popularisée par le titre de l’opéra de John Adams créé en 1987 — n’a cessé d’être une référence au point de devenir idiomatique, une autre formule, tout aussi simple à retenir, semble plus utile pour éclairer plus précisément la rivalité sino-américaine aujourd’hui : « Jensen in China ».

Pour comprendre cette bascule fondamentale, il faut prolonger l’intuition d’un diplomate de Singapour.

La piste de George Yeo

George Yeo, ancien ministre des Affaires étrangères de Singapour, est un homme cultivé. Dans les milieux autorisés, on loue sa grande intelligence, comme d’ailleurs celle de bon nombre de hauts fonctionnaires et responsables politiques singapouriens. Mais parmi ses brillants collègues, George Yeo se distingue nettement sur un point : il s’adresse fréquemment au public chinois dans des discours toujours d’une grande finesse pour analyser les relations entre la Chine et Singapour, en proposant des intuitions intellectuelles profondes, qui excèdent la géopolitique. Il possède une compréhension claire et une curiosité authentique pour la pensée occidentale, l’histoire chinoise et indienne, ainsi que bien d’autres sujets.

Le 12 mai 2025, une conversation intéressante a eu lieu entre George Yeo et Zhang Weiwei, doyen du China Institute à l’université Fudan de Shanghai — l’alma mater de Wang Huning.

« Jensen » agit comme un canal de communication, une courroie de transmission entre Pékin et Washington.

Alessandro Aresu

À un certain moment de l’échange, alors que George Yeo parle de la technique de négociation de Trump, il évoque les voyages de Jensen Huang, le PDG de NVIDIA à Pékin. S’il prend soin de préciser d’emblée qu’il n’a « aucune preuve » de ce qu’il avance, il a manifestement des raisons d’exposer la théorie suivante :

Jensen Huang, de NVIDIA, est allé voir Trump. Il a dîné avec lui à Mar-a-Lago au sujet de sa puce H20. Ce dîner fut excellent. Trump lui a dit : « Très bien, vous pouvez vendre vos puces H20 à la Chine. » Une semaine plus tard, Jensen Huang arrivait à Pékin. Cette fois, il avait laissé de côté son célèbre blouson en cuir, avait mis une cravate, et avait une allure très chinoise. En le regardant, je me disais : « C’est très risqué pour Huang d’aller à Pékin. Il va se faire critiquer chez lui, aux États-Unis. » Mais non, il ne fut pas critiqué. Ma conclusion de diplomate et observateur des relations internationales, c’est qu’il portait un message, qu’il transmettait un message. Deux jours plus tard, Scott Bessent déclarait que les droits de douane n’étaient pas viables — et les marchés sortaient un temps de la panique. Trump expliquait ensuite qu’il était en discussion avec les Chinois, froissant Pékin — et tout s’est enrayé.

En plus de livrer une analyse du style de négociation de Trump, de son attention portée aux marchés et de son désir ultime de parvenir à un accord avec la Chine, George Yeo avance un point important.

Selon lui, les visites du PDG de l’entreprise au cœur de l’écosystème de l’intelligence artificielle — la première de l’histoire à avoir dépassé une capitalisation de 4000 milliards de dollars — n’ont pas seulement trait à ses intérêts commerciaux : elles relèvent aussi de la diplomatie parallèle. À en croire Yeo, « Jensen » agit comme un canal de communication, une courroie de transmission entre Pékin et Washington.

Les voyages de Jensen Huang en Chine

Avec son dernier déplacement en juillet, c’est la troisième fois que Jensen Huang se rend en Chine depuis le début de l’année 2025 — ce n’est pas rien.

Lors de son premier voyage, en janvier, le PDG de NVIDIA s’est rendu à Taïwan et en Chine au moment de la cérémonie d’investiture de Trump.

Le déplacement d’avril, lui — celui auquel fait référence George Yeo — a donné lieu à des rencontres de haut niveau avec le ministère du Commerce.

Lors de son dernier voyage, il est notamment intervenu à la China International Supply Chain Expo (CISCE), une initiative présidée par Ren Hongbin, figure importante du commerce chinois, qui a accumulé de l’expérience dans tous les domaines clefs — de l’OMC à la politique d’investissement. 

Le canal entre Ren Hongbin et Jensen Huang semble solide et fondé sur la confiance. À la demande de ses interlocuteurs chinois, le PDG de NVIDIA a prononcé le 16 juillet un discours comportant quelques mots en chinois ; mais surtout, il salue la contribution de la Chine aux différentes étapes de l’histoire de NVIDIA et de l’intelligence artificielle, ainsi que le « miracle » de la chaîne d’approvisionnement chinoise.

Si Ren Hongbin orchestre cet événement, c’est, de fait, essentiellement pour mettre en valeur la puissance de la chaîne d’approvisionnement chinoise et pour montrer au public de la conférence que — même dans un monde de guerres commerciales — il est impossible de se passer des capacités chinoises. Cette ambition se reflète dans les données du premier semestre 2025 : l’économie chinoise a montré qu’elle était capable de diversifier ses débouchés au-delà des États-Unis. Cette diversification s’est appuyée principalement sur l’Asie du Sud-Est, mais aussi sur l’Europe et d’autres régions du monde.

Selon Jensen Huang, plus d’un million et demi de développeurs en Chine s’appuient sur les technologies de NVIDIA.

Alessandro Aresu

Dans son discours, le PDG de NVIDIA loue Alibaba, Baidu, Tencent, Xiaomi, DeepSeek et les autres géants chinois. 

Il s’attarde sur la robotique — un domaine d’intérêt pour le marché et pour l’ambition de leadership de la Chine de manière de plus en plus manifeste — et revient sur un point qu’il souligne régulièrement : la supériorité des chercheurs, développeurs et entrepreneurs chinois, qu’il appelle « les héros de l’innovation de la Chine ».

Selon Jensen Huang, plus d’un million et demi de développeurs en Chine s’appuient sur les technologies de NVIDIA.

L’investissement de sa firme sur le territoire — comme celui d’autres grandes entreprises technologiques américaines — s’inscrit dans le long terme, nourri à la fois par le capital humain et par le marché de la République populaire.

En 2016, quelques mois après la victoire d’AlphaGo contre Lee Sedol — un moment clef dans le débat public sur la technologie en Chine —, le PDG de NVIDIA consacrait son intervention à la GTC China à la révolution de l’intelligence artificielle et à sa portée généralisée. L’écosystème de ses partenaires était représenté sur scène par un chercheur renommé, Andrew Ng, alors directeur scientifique de Baidu. Lors de cette prise de parole, Jensen mit en avant sa collaboration avec les grandes entreprises technologiques chinoises, en insistant sur plusieurs domaines, notamment la smart city — ou AI city —, et il s’attarde longuement sur le travail mené avec Hikvision. Lors de la rencontre de 2017, parmi les nombreuses coopérations, figurent aussi celles avec Dahua et Huawei, autour de la sécurité urbaine et de la régulation du trafic. À cette époque, NVIDIA revendique sa collaboration avec des entreprises comme SenseTime, qui seront plus tard visées par des sanctions américaines.

Depuis le durcissement des contrôles à l’exportation à partir de l’été 2022, NVIDIA n’a eu de cesse de se montrer critique de la politique américaine, y compris par la voix de ses principales figures. Bill Dally, directeur scientifique de l’entreprise — l’une des figures majeures de la recherche appliquée de ce siècle — déclarait ainsi en novembre 2023 à l’université Cornell :

« Les sanctions à l’exportation vers la Chine ont en réalité poussé des milliers de programmeurs chinois, qui développaient des logiciels pour nos machines, à se tourner vers celles de Huawei et d’autres entreprises locales comme Biren. En résumé, cette stratégie nuit à long terme à l’industrie américaine sans ralentir les avancées de la Chine en intelligence artificielle. Mais à Washington, c’est un son de cloche qu’on fait semblant de ne pas entendre. »

Autrement dit, loin de freiner la Chine, ces restrictions auraient au contraire renforcé ses capacités technologiques, tout en affaiblissant la position américaine.

La politique de NVDIA évolue au moment où s’impose à Washington la doctrine de la sécurité nationale.

Alessandro Aresu

L’ascension politique de Jensen Huang

Pour NVIDIA, l’impératif d’accès au marché chinois repose sur deux facteurs : la volonté de réaliser des profits sur ce marché en entretenant les relations avec ses clients et fournisseurs, et la reconnaissance de la force du vivier de talents chinois.

Être présent sur le marché chinois signifie donc d’abord, pour NVIDIA, gagner de l’argent — en quantité non négligeable.

La politique de l’entreprise évolue au moment où s’impose à Washington la doctrine de la sécurité nationale.

Pour résumer, sa doctrine vis-à-vis de l’administration américaine passe d’un « laissez-nous vendre ce que nous voulons sur le marché chinois » à un « dites-nous précisément quelles sont les spécifications techniques de ce que nous n’avons pas le droit de vendre en Chine et nous concevrons un produit qui reste en dessous de ce seuil ». En somme, la théorie de Jake Sullivan — un « petit jardin entouré d’une haute clôture » — se convertit en un ensemble de paramètres techniques que NVIDIA parvient malgré tout à gérer.

Mais pour les intérêts de l’entreprise, cette logique cesse de convenir dès lors qu’elle se traduit par une volonté de diviser le monde entre amis des États-Unis, ennemis des États-Unis, et une zone grise soumise à une cascade d’autorisations — comme le prévoit la règle de diffusion de l’IA (AI Diffusion Rule) de Biden, entrée en vigueur le 13 janvier 2025.

C’est dans ce contexte qu’a lieu le véritable « pivot » politique de Jensen Huang à l’ère Trump, comme l’a également relevé The Information dans un article fouillé 1

NVIDIA est une entreprise traditionnellement prudente, peu encline à prendre position dans les affrontements politiques. Mais lors de l’annonce de l’AI Diffusion Rule, elle critique de manière virulente la politique de Joe Biden 2 et conclut par un éloge appuyé des mesures prises sous la première administration Trump. Cette prise de position est assumée par Jensen Huang lui-même — qui, rappelons-le, n’en est pas à son coup d’essai : il dirige son entreprise depuis 1993.

Dans ses prises de parole publiques — sachant combien ces questions tiennent à cœur à Donald Trump —, le PDG de NVIDIA n’a depuis jamais cessé de louer le président des États-Unis. Il a récemment déclaré que Trump était « pro‑innovation, pro‑croissance, pro‑énergie, pro‑industrie », ajoutant qu’il « [adorait] sa vision de la réindustrialisation de l’Amérique ». Lorsque des tensions apparaissent dans les négociations avec le gouvernement, il laisse entendre qu’elles sont dues à de mauvais conseils donnés au président Trump et réaffirme que la vision de ce dernier est la bonne.

Mais dans la guerre commerciale, il est clair que la Chine dispose de certaines « cartes ».

Sans l’apport des personnes nées en Chine, l’écosystème de l’IA n’existe pas.

Alessandro Aresu

Dans le cas spécifique des entreprises technologiques, l’une d’elles ne tient pas seulement à la capacité manufacturière de Pékin — terres rares, matières premières, composants divers — mais à la puissance de son marché intérieur — un marché dont les entreprises ne peuvent pas se passer (ce qui signifierait y renoncer complètement), et sur lequel la bureaucratie impériale de Pékin exerce un pouvoir politique. Pas seulement sur le plan militaire mais aussi sur le marché.

Un signe en est la montée en puissance politique de la SAMR, l’autorité de régulation et d’antitrust chinoise qui, par ses enquêtes menées depuis 2018, a clairement affiché sa volonté d’influer sur les principales opérations de fusions et acquisitions dans le secteur technologique mondial. Elle a ciblé aussi bien Qualcomm qu’Intel, tout en maintenant NVIDIA et Synopsys sous pression. L’opération cruciale pour la croissance de l’écosystème NVIDIA — le rachat de Mellanox — n’a ainsi reçu qu’une autorisation conditionnelle, et — coïncidence — Pékin a rouvert le dossier en 2024 3, plongeant NVIDIA dans l’incertitude. La République populaire a ensuite adapté son propre système de contrôle des exportations et de « capitalisme politique » en s’inspirant des dispositifs américains, les reproduisant et se préparant en permanence à une guerre de position — une partie de go jouée à l’infini.

Une autre déclaration de Jensen Huang doit être méditée : « 50 % des chercheurs en intelligence artificielle dans le monde sont chinois ». 

Fondée sur les données de MacroPolo, cette affirmation renvoie aux chercheurs originaires de Chine mais elle concerne aussi le fonctionnement concret des laboratoires de recherche et des départements universitaires aux États-Unis. Il suffit de se rendre à n’importe quelle conférence du secteur, de lire les publications scientifiques de référence, ou d’observer la géographie du recrutement des talents — comme les récentes opérations menées par Mark Zuckerberg pour Meta — pour comprendre que, sans l’apport des personnes nées en Chine, l’écosystème de l’IA n’existe pas.

Pour NVIDIA, il est donc clair qu’il faut maintenir les échanges dans le domaine de la recherche et continuer d’attirer les chercheurs chinois dans les universités américaines. 

Autrement dit, dans la théorie de Jensen, les deux chaînes de valeur ne peuvent pas être séparées — car la chaîne américaine ne survivrait pas à une telle rupture.

La « bataille finale » de l’intelligence artificielle n’existe pas

Aux États-Unis, une thèse radicalement différente, diamétralement opposée, continue d’exister — et semble en passe de s’imposer.

En définitive, ce que dit NVIDIA entre en conflit avec une large partie de la coalition qui soutient Trump et qui est soutenue par une convergence avec la doctrine de l’appareil sécuritaire américain. Selon cette vision — patente dans les débats autour du futur de TikTok aux États-Unis — la séparation entre Pékin et Washington doit être totale et entérinée : TikTok doit être interdit, les chercheurs chinois remplacés — par des « Blancs » pour certains, ou par des Indiens pour d’autres —, et plus aucun composant ni matériau chinois ne doit pouvoir mettre les États-Unis en situation de dépendance ou de chantage dans la négociation permanente qui caractérise désormais la relation bilatérale.

Pour le complexe industriel et sécuritaire de Washington, les ennemis existent bel et bien — et par-dessus tout le Parti communiste chinois, vu comme la seule force capable de renverser la suprématie américaine. 

Alessandro Aresu

Pour que cette thèse se matérialise, les États-Unis doivent accepter d’en payer le prix — un prix très élevé.

Pourtant, dès lors que la Chine est définie non plus comme un « adversaire », mais comme un « ennemi existentiel » — ce que Jensen Huang continue de contester — cette logique conduit immanquablement à ses conséquences les plus extrêmes : une vision du monde fondée sur l’opposition ami/ennemi.

Chez Trump, pourtant, les choses sont plus incertaines. 

Comme il l’a souvent répété, les problèmes viennent aussi bien des « amis » que des « ennemis » ; par conséquent, ni les uns ni les autres n’existent vraiment selon lui. 

Mais pour le complexe industriel et sécuritaire de Washington, les ennemis existent bel et bien — et par-dessus tout le Parti communiste chinois, vu comme la seule force capable de renverser la suprématie américaine. Cet ennemi est idéologique — même si les États-Unis construisaient 500 complexes touristiques en mer de Chine méridionale.

Cette thèse converge avec l’idée selon laquelle l’IA pourrait, à moyen terme, atteindre un seuil décisif qui permettrait à un acteur de l’emporter définitivement sur un autre. L’AGI ou « superintelligence » serait une « arme absolue », à conquérir en premier. Pour le fondateur d’Anthropic Dario Amodei, avoir « une nation de génies dans un data center » suffirait à changer les règles du jeu.

Le fondateur de NVIDIA ne souscrit pas à cette vision.

Dans une infrastructure mondiale qui met aujourd’hui bout à bout 1,2 million de composants — et peut-être plusieurs millions demain — et qui repose sur la contribution directe et indirecte de centaines, voire de milliers d’entreprises, le chef de file, NVIDIA, considère comme impossible qu’un acteur isolé puisse sortir un modèle capable d’inventer un meilleur produit que Foxconn, Supermicro, TSMC ou Air Liquide. En réalité, chaque pas franchi par ces entreprises dans la chaîne d’approvisionnement a impliqué — et implique encore — des dynamiques, des variables et des contraintes tout simplement impossibles à reproduire. 

La « superintelligence » serait une « arme absolue », à conquérir en premier.

Alessandro Aresu

Prenons l’exemple de Foxconn, groupe industriel qui est aujourd’hui le premier producteur de matériel informatique au monde et dont les revenus représentaient, en 2021, 27 % du PIB de Taïwan. Elle s’appuie sur un ensemble d’outils pour optimiser ses opérations mais elle seule est en mesure de comprendre ce qui est utile ou non. L’idée qu’une entreprise surgie de nulle part soit capable de répliquer ce que fait Foxconn potentiellement à l’infini est tout simplement illusoire pour Jensen.

Selon sa logique, l’IA sera toujours un marché — ou plutôt une constellation de marchés en mutation — mais jamais un état final recherché.

Dans cette époque de transition permanente et de construction continue d’infrastructures, il n’y a pas de « bataille finale » entre amis et ennemis. À vrai dire, il n’y a même pas de « course ». 

D’ailleurs, Jensen Huang préfère parler d’un « marathon ». Il répète que « cela prendra du temps ». Il refuse d’annoncer des dates définitives.

Selon sa logique, l’IA sera toujours un marché — ou plutôt une constellation de marchés en mutation — mais jamais un état final recherché.

Alessandro Aresu

Dans cet espace-temps, où les chaînes d’approvisionnement sont pesées politiquement et se livrent une compétition réelle — mais sans se séparer de manière brutale et irréversible —, il existe des émissaires, des messagers. 

Des figures capables de naviguer entre différents mondes, mais qui sont vouées à la relation, pas à la guerre.

C’est le sens profond de « Jensen in China ».

Sources
  1. Qianer Liu et Wayne Ma, « Jensen Huang Used to Delegate Politics—Until Trump’s Return », The Information, 29 mai 2025.
  2. Ned Finkle, « NVIDIA Statement on the Biden Administration’s Misguided ‘AI Diffusion’ Rule », Nvidia, 13 janvier 2025.
  3. Jet Deng et Ken Dai, « China’s Antitrust Investigation into NVIDIA : Background, Procedures and Practical Interpretation », Lexology, 13 février 2025.