L’Inde à 20 ans

Archives et discours poursuit son voyage à travers la littérature européenne. Nous vous proposons aujourd’hui, en partenariat avec les éditions de l’Herne, de découvrir quelques pages de Mircéa Eliade. L’extrait que nous vous proposons relate les souvenirs d’un séjour en Inde qui devait marquer si durablement l’œuvre littéraire et les travaux de l’auteur roumain. Il y revient notamment sur les conditions de l’écriture d’Isabelle et les eaux du diable, dans des souvenirs aux allures parfois fantastiques.

Ce passage est extrait du Cahier Eliade, aux éditions de l’Herne.

Mircéa Eliade est né en 1907, à Bucarest (Roumanie). Étudiant brillant, lecteur inépuisable qui apprit l’anglais pour lire James Georges Frazer et l’italien pour lire Giovanni Papini, l’auteur du Roman de l’adolescent myope, qui fête, à 18 ans, son 100e article publié1, se démarque par sa précocité. Après une licence de philosophie à l’université de Bucarest, le jeune universitaire s’embarque pour un séjour de 3 ans en Inde, de 1929 à 1931, où il s’initie à la philosophie et à la spiritualité indiennes, et apprend le sanscrit. Sa thèse, soutenue en 1933, sera publiée en 1954 sous le titre Le Yoga, immortalité et liberté. A son retour, il enseigne la philosophie indienne à l’université de Bucarest, en qualité d’assistant du controversé philosophe Nae Ionescu, fondateur de l’existentialisme roumain et figure majeure de l’extrême-droite intellectuelle à Bucarest. Sous l’influence, Eliade prend parti pour les idées nationalistes et fascistes à travers l’influente revue nationaliste Cuvântul, puis s’engage politiquement au sein de la Garde de fer2.

Lorsque Ion Antonescu, soutenu par la Garde de Fer, instaure la dictature militaire fasciste en Roumanie, Mircéa Eliade se voit confier des fonctions diplomatiques, notamment à Londres et au Portugal. Il prend régulièrement position en faveur de régimes fascistes, notamment ceux de Salazar, de Franco ou de Mussolini.

Après la chute d’Antonescu et l’installation durable du régime communiste, Mircéa Eliade s’installe à Paris, où il est invité à présenter, à l’EHESS, les premiers résultats de son futur Traité sur l’histoire des religions (1949). Il se consacre alors au développement de ses thèses sur la religion qui marquent durablement le champ et lui valent une grande renommée académique. Son oeuvre porte l’influence de la philosophie indienne et du mysticisme. Il quitte Paris en 1956 pour s’installer aux États-Unis où il remplace Joachim Wach3 à l’Université de Chicago pour enseigner l’histoire des religions. Il poursuit une intense activité littéraire et universitaire jusqu’à sa mort en 1986.

Figure sulfureuse du nationalisme roumain, qui sera partiellement réhabilitée après l’effondrement du régime communiste, Mircéa Eliade n’en demeure pas moins un penseur important de la seconde moitié du XXe siècle. Ses travaux sur la religion, notamment la distinction entre sacré et profane, marque durablement l’histoire des religions et la philosophie occidentale. Si son oeuvre universitaire domine la réputation d’Eliade, il est également l’auteur d’une oeuvre littéraire prolifique, à l’instar d’Isabelle et les eaux du diable (1930) ou de La Nuit bengali (1933).


Extrait de L’Inde à 20 ans (p. 37 à 41)

La cloche du bord tinta, annonçant le dîner. Mes compagnons de cabine n‘étaient pas encore descendus, et je montai les chercher sur le pont. Il y avait comme de l’orage dans l’air. Des rafales de vent brûlant alternaient bizarrement avec une brise plus fraîche. On apercevait encore les lueurs de Bombay, dont le golfe était à présent à demi caché. Je retrouvai mes compagnons à la salle à manger, ne se tenant pas d’impatience et de curiosité, car c’était leur premier repas à l’européenne. J’avais connu l’un d’eux dans le train quelques jours plus tôt, et il venait, tout comme moi, de Calcutta. C’était un Bengali qui partait faire des études d’ingénieur en Allemagne. L’autre s’était inscrit à la London School of Economics. Tous deux avaient choisi intentionnellement ce paquebot italien qui les ferait débarquer à Venise d’où ils pourraient, chemin faisant, visiter quelques villes d’Europe. Tous deux s’étaient habillés pour la première fois, le matin même, à l’européenne. Ils avaient pris soin d’acheter des manteaux, mais avaient oublié les gants, de sorte que deux semaines plus tard, en débarquant à Venise sous un ciel gris et par un vent glacé, il leur fallut relever le col de leur paletot et souffler dans leurs mains pour essayer de les réchauffer.

A table nous trouvâmes la liste des passagers. Nous étions en troisième, mais en jetant un regard sur la liste des passagers de première j’apercus le nom de Tucci. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions revus, car, après son départ de Dacca, il avait continuellement voyagé, au Cachemire d’abord, puis au Népal et au Thibet [sic.] occidental. Du coup, tout mon fameux  « passé indien », cette époque fabuleuse de mes  « débuts » me revenait en mémoire, ainsi que les souvenirs liés à mes premières entrevues avec Dasgupta, à Bhowanipore4.

Éminent universitaire spécialiste de la philosophie indienne, Surendranath Dasgupta dirige les recherches d’Eliade durant son séjour en Inde.

C’est là que j’avais connu Tucci, par un après-midi de l’hiver 1929. Il était alors étonnamment jeune, plein d’allant, et débordant de vitalité. Il travaillait à plusieurs ouvrages simultanément : histoire de la logique indienne, liturgie tantrique de la déesse Durga, symbolisme des temples thibétains, etc. Il était venu consulter Dasgupta pour se faire préciser un détail de logique hindoue. A l’époque, Tucci retraduisait en sanscrit plusieurs traités de logique bouddhiste dont les originaux en sanscrit avaient disparu, et qui n’existaient plus qu’en traduction chinoise ou thibétaine

A la même époque, j’allais voir Dagupta chez lui, deux fois par semaine. Tout en m’aidant à résoudre certaines difficultés de la grammaire sanscrite, il surveillait mes progrès dans l’étude du Sâmkhya-Yoga. Parfois nous prenions le thé ensemble dans son bureau du premier étage. J’avais fait la connaissance de toute sa famille : sa femme d’abord, charmante, jeune et belle, et ses deux filles, Maitreyi et Shabu, puis son fils, alors âgé de cinq ou six ans, et à qui je m’efforçais de parler bengali.

La poétesse et romancière Maitreyi Devi, dont Eliade s’éprit. La Nuit bengali relate cette passion.

A la fin de l’hiver, je reçus le montant de la bourse de cinq mois qui m’avait été attribuée en Roumanie, et je pus alors me rendre pour la première fois au coeur de l’Inde : Allahabad, Benarès, Delhi, Agra, Jaïpour, Ajmir. La plupart de ces villes, je devais les revoir plusieurs fois les années suivantes, mais jamais je ne fus aussi bouleversé qu’en ce matin où, du haut du pont de Dufferin que le train traversait lentement, j’apercus pour la première fois Bénarès et ses ghats, dont les marches en marbre blanc s’enfonçaient dans le Gange. Jamais plus Asi-Ghat ne me parut aussi beau qu’en ce jour, même lorsque je le revis couvert de fleurs. Le soir, lors de mes étapes dans un petit hôtel tenu par des Anglo-Indiens ou chez ceux qui voulaient bien m’héberger, je m’appliquais avec minutie à tenir mes notes à jour et j’écrivais des lettres interminables et pathétiques, soit à mes parents, soit à des amis maintenant dispersés aux quatre coins de l’Europe. Je me souviens qu’à Jaïpour mon émotion fut telle que j’eus le sentiment de mon impuissance à décrire la qualité, et surtout le mystère, de cette splendeur qui m’assaillait de toutes parts, et j’écrivis à Ionel Teodoreanu5 pour lui dire combien j’enviais ses dons de paysagiste. Lui seul aurait pu, par des mots, faire revivre cette profusion de formes, d’arabesques et de couleurs.

Depuis que je m’étais installé chez Mme Perris6, j’envoyais assez régulièrement des articles pour un grand quotidien de Bucarest. J’estimais n’avoir que trop à dire sur Calcutta l’inépuisable, sur Belur-Math, sur Chandernagor et ses environs, dont j’avais eu la révélation grâce à Dasgupta ou à mes collègues d’université. Mais après ce premier voyage en Inde centrale, je revenais avec une telle charge de souvenirs, de notes, d’impressions, j’avais fait la connaissance de tant de personnages extraordinaires, que j’estimais avoir la matière pour au moins une dizaine d’articles.

J’en rédigeai à peine quelques-uns. D’une part, je commençais à me rendre compte que j’en savais encore trop peu sur l’Inde, et que je risquais fort d’agir à la façon de ces touristes qui, après quelques jours passés à Bénarès, estiment en avoir percé tous les secrets. D’autre part, je m’étais plongé avec une telle passion dans des lectures érudites que je ne trouvais plus le temps matériel pour rédiger des articles de journal.

Ce n’est qu’après trois mois de travail acharné, consacré exclusivement à l’étude du sanscrit et de la philosophie indienne, que je consentis à avoir d’autres lectures, et à sortir quelque peu de la civilisation de l’Inde pour m’initier à celles du Thibet, de l’Asie centrale et de l’Extrême-Orient. Ma bibliothèque augmentait à vue d’oeil. J’achetais non seulement des livres, mais les publications de plusieurs maisons d’édition indiennes, depuis les classiques de la littérature sanscrite, jusqu’aux collections du Cama Oriental Institute de Bombay. Mon étagère était maintenant pleine à craquer, et je devais entasser les livres sur mes deux valises.

La chaleur était arrivée, insensiblement. Dans les chambres, les ventilateurs accrochés au plafond brassaient l’air sans arrêt de leurs grandes ailes de bois, et les fenêtres devaient rester fermées la journée entière. Le trajet en plein soleil pour aller prendre le tramway qui me conduisait, soit en ville soit à l’Université, soit à Bhowanipore, devenait de plus en plus épuisant. Je devais changer de chemise trois ou quatre fois par jour. Je m’enfermais alors dans la petite salle de bains et prenais l’eau de la baignoire en pierre dans le creux des mains pour me la verser sur le corps, car il n’y avait pas de douche. J’attendais la nuit pour pouvoir enfin respirer, soit en allant au jardin, ou en me promenant dans les parcs.

Mais je n’en passais pas moins mes douze heures par jour penché sur ma table de travail, m’acharnant à apprendre les racines sanscrites ou à traduire des passages du Kalidasa, en dépit des semonces de Mme Perris, qui craignait fort de m’y voir perdre la santé.

Et c’est probablement ce qui me serait arrivé si je ne m’étais laissé entraîner dans plusieurs aventures qui m’arrachèrent brusquement au surmenage dont j’étais menacé. La première de ces aventures fut une excursion dans le Faridpour, en compagnie du mari de Mme Perris, inspecteur technique du réseau téléphonique et télégraphique du Bengale. Il m’avait depuis longtemps offert de l’accompagner lors d’une de ses tournées d’inspection aux frontières de la jungle, mais jusqu’alors, ses déplacements avaient toujours coïncidé avec des cours auxquels je devais absolument me rendre, ou avec mes propres voyages à Bhowanipore. Mais cette fois, par un matin d’avril qui promettait une journée torride, je partis avec lui dans le Faridpour. Dans un article intitulé 110° Fahrenheit, cyclone direction S.O., je devais plus tard narrer mon aventure dans un style dramatique, mettant l’accent sur les détails spectaculaires et exagérant quelque peu les dangers que j’avais affrontés. Mais à vrai dire, j’avais à peine forcé la note. J’avais été frappé d’insolation, ce qui avait provoqué une hémorragie. Par bonheur, bien qu’étant à demi conscient et ne me rendant pas très bien compte de ce qui m’arrivait, j’avais réussi à rejoindre le groupe de M. Perris alors que le cyclone approchait. Il devait me dire plus tard que je l’avais échappé belle. Le cyclone nous arrachait au sol, et tout notre équipement, nos casques, les bouteilles thermos avec l’eau et le whisky, ainsi que les appareils amenés de Calcutta eurent tôt fait de s’envoler et disparaître. Nous courions tous dans la même direction, sans même pouvoir entendre nos cris de ralliement. Il était presque impossible d’éviter les branches et les ronces qui tournoyaient dans le vent, et nous avancions la tête caché dans les bras. J’ignore par quel miracle je ne me pris pas les pieds dans les troncs d’arbres abatus par la tempête. J’ignore même comment je me retrouvai le lendemain matin à la maison, car il me fallut plusieurs jours pour reprendre conscience.

Cette aventure fit que je renonçai pour un temps au programme que je m’étais imposé depuis quatre mois. J’abandonnai la grammaire sanscrite et je me mis à lire des romans d’aventure. Le soir j’allais avec notre petit groupe dîner au quartier chinois, ou bien voir un spectacle au Globe Theater. Je passai ainsi une semaine étrange, à rencontrer des inconnus, me laissant entraîner chez eux, participant à des soirées où danse et boisson étaient de rigueur, et où les rixes n’étaient pas rares, certains d’entre nous se retrouvant dans la rue la figure en sang. Une fois même, en compagnie de ces amis d’un jour, je me rendis dans une petite fumerie d’opium, quelque part dans le quartier chinois. A ma grande surprise, je découvris qu’il arrivait à M. Perris de s’y rendre de temps à autre. Je découvris également qu’une des locataires de notre pension, danseuse au Globe Theater, avait des protecteurs illustres, et je pénétrai dans des maisons d’un luxe inouï et grotesque, dont jamais jusqu’alors je n’avais soupçonné l’existence à Calcutta. J’y rencontrai des hommes en smoking et des femmes en robe du soir, discutant devant une collection de jades chinois, ou s’extasiant devant des bronzes indo-thibétains, puis s’interrompant pour demander à des serviteurs enturbannés et pieds nus d’apporter champagne et caviar, le tout au milieu de propos échangés en russe, en français ou en allemand.

Nous ne rentrions qu’à l’aube. Dans la voiture qui nous ramenait à la maison, l’une de mes compagnes – était-ce Catherine, ou bien Norrine ? – me faisait à nouveau promettre de ne pas révéler où nous avions passé la nuit, et de prétendre que nous avions été dans une boîte de nuit à Chinatown. Mes souvenirs, d’ailleurs, étaient assez flous. Je n’arrivais pas toujours à démêler le vrai d’avec l’imaginaire, ou d’avec les récits de ces mystérieux inconnus avec lesquels j’avais conversé des heures durant. La tête lourde, les paupières en plomb, j’étais épuisé. Lorsque tard le matin Mme Perris, ou la grand-mère, venait me réveiller en apportant une tasse d’un thé noir comme l’encre tant il était fort, je tentais de leur faire croire que c’était un verre de whisky bu trop vite qui m’avait ainsi mis à plat.

Ce n’était pas invraisemblable, mais cela n’expliquait ni l’état de demi-conscience, ni l’humeur fantasque qui ne me quittaient pour ainsi dire plus. Je sentais bien qu’il avait dû m’arriver quelque chose, que j’ignorais. Je n’avais pas oublié l’insolation dont j’avais été victime, et j’essayais de faire parler mon entourage. Tous m’assuraient que je ne courais plus aucun danger, du moment que je n’avais pas succombé sur place. Les après-midi devenaient de plus en plus torrides. Étendu sur mon lit, j’essayais en vain de deviner ce qui se passait en moi. Parfois, lorsque j’étais seul, une fille entrait sur la pointe des pieds et m’embrassait. Etait-ce celle à qui je croyais avoir dit que je l’aimais ? Mais quand l’avais-je fait, et dans quelles circonstances ? En y pensant, je sentais parfois mon coeur battre la chamade. J’avais comme le vague souvenir d’une promesse de mariage, mais qui donc était l’élue ? Parfois aussi j’avais l’impression que les noces avaient déjà eu lieu, longtemps, longtemps auparavant, il y avait des années. Si seulement j’avais pu savoir quand…

Pour me changer les idées, j’avais repris la rédaction de mon roman Isabelle et les eaux du diable. Je l’avais commencé un soir, au hasard de l’inspiration. Le thème en était encore assez vague. Je comptais y introduire certains éléments tirés de l’expérience acquise depuis que j’étais en Inde, mais projetés dans un milieu dont j’ignorais encore la nature. Certaines images s’offraient à moi : celles de mon passage par l’Inde du Sud, la famille du pasteur suédois qui m’avait accueilli à Madras, la pension de Mme Perris et celles, toutes récentes, de mes pérégrinations nocturnes en compagnie de Catherine et de Norrine, et des personnages que j’avais rencontrés. Le sujet du roman se précisait à mesure que j’avançais dans sa rédaction. Je m’y concentrais au point d’en être fasciné, à croire que l’acte d’écrire ne faisait que prolonger l’état second dans lequel je m’étais laissé glisser presque inconsciemment.

Cela peut paraître étrange, mais ce roman, pourtant tissé de réminiscences et de souvenirs personnels, était entièrement imaginaire, et cette façon d’écrire était peut-être ce qui me plaisait le plus. Somme toute, je vivais une existence qui n’était pas la mienne, et que je n’aurais voulu en aucun cas être la mienne, mais dont les aspects fantastiques, démoniaques et cruels me fascinaient. Parfois, il me semblait ne faire qu’un avec le « Docteur », étrange personnage venu en Inde, tout comme moi, mais pour y étudier l’art asiatique et non la philosophie indienne. Pourtant, qu’avais-je de commun avec lui ? Je n’avais jamais cru au Diable, je n’avais jamais été obsédé par la notion du péché, et le « problème du mal » – tout au moins au sens où l’entendait mon héros – m’était parfaitement indifférent.

Les détails les plus insignifiants de notre vie quotidienne à la pension se trouvaient transfigurés, les personnages étaient obsédés par des notions qui non seulement leur étaient parfaitement étrangères, mais qui n’auraient jamais germé dans la mentalité d’un Anglo-Indien. Comme je tenais à tout prix à centrer mon roman sur la notion de « péché », je fus amené à entraîner mon Docteur en d’improbables aventures pan-sexuelles. J’imaginais, à la faveur de son amitié pour Tom, une scène érotique qui me valut – une fois de retour en Roumanie – d’être considéré avec suspicion des années durant.

Sources
  1. Souvenirs de jeunesse, p. 30 (Cahier Eliade).
  2. La Garde de Fer, ou Légion de l’Archange Saint Michel (Legiunea Arhanghelului Mihail), plus connue encore sous le nom de Mouvement Légionnaire, est un mouvement nationaliste et intégriste chrétien roumain fondé en 1927. Il acquiert dans les années 1930 une place importante dans la vie politique, au cours d’une histoire ponctuée de violence et d’assassinats politiques. La Garde de Fer accède au gouvernement peu après le début de la guerre, quand la monarchie roumaine se rapproche de l’Axe. En septembre 1940, la Garde de Fer soutient la prise de pouvoir de Ion Antonescu.
  3. Universitaire allemand, spécialiste des religions.
  4. Quartier indien de Calcutta.
  5. Écrivain roumain.
  6. Pension anglo-indienne où réside Eliade durant son séjour à Calcutta.
Crédits
L’ensemble des notes de bas de page sont ajoutées par la rédaction du Grand Continent.

Illustration : Calcutta en 1945, par Mr. Claude Waddell, Public Domain, Wikimedia Commons.