Géopolitique de Donald Trump

Long format

Ce n’est ni une étude, ni une archive.

C’est un scénario de fiction, rédigé par un haut fonctionnaire danois, témoin incrédule des transformations spectaculaires rendues possibles par une succession de renoncements historiques — et par la complaisance active des élites européennes.

Rien n’est écrit. Mais les mécanismes décrits ici sont déjà à l’œuvre. Et chaque jour qui passe sans prise de conscience large, populaire, politique réduit un peu plus la possibilité d’une issue différente.

Remigration, dislocation de l’aide publique au développement, prédation impériale des ressources.

La nouvelle doctrine américaine envisage de revenir sur l’une des principales avancées de l’histoire du XXe siècle, en répondant au mot d’ordre néo-réactionnaire  : «  bring back colonialism  ».

Sources intellectuelles d’une accélération sans précédent.

Dans un discours lu depuis son resort à Palm Beach, Donald Trump a présenté sa vision pour le Venezuela.

En se fondant sur sa doctrine de l’hégémonie hémisphérique, le président américain annonce un changement géopolitique radical pour l’Occident.

Nous le traduisons et commentons ligne à ligne.

Depuis un an, la Maison-Blanche a développé un argumentaire révisionniste  : les États-Unis auraient «  besoin  » de s’étendre.

Prendre le Groenland serait devenu une nécessité «  vitale  ».

Pour comprendre le recours désinhibé de Trump au concept nazi de Lebensraum, nous traduisons et expliquons cinq documents qui forment une généalogie — des biologistes du XIXe siècle à l’AfD.