Antoine Vauchez


La sombre affaire de corruption révélée ces jours-ci au cœur du Parlement européen appelle un sursaut. Des outils existent — mais la prise au sérieux du risque par les plus hautes instances de l’Union est encore trop faible. Trop longtemps aveuglés par une confiance jamais questionnée dans l’auto-régulation et la transparence, l’Union et les États membres doivent réagir  : il est temps de penser une stratégie autonome de défense des institutions.

Pour Antoine Vauchez, les apparentes contradictions que suscite le débat sur la primauté du droit européen doivent engendrer une réponse politique – qui réaffirme l’égalité de tous les citoyens devant la loi européenne. Au point de vue juridique, les conflits de compétences entre l’Union et les États-membres devraient être résolus par une nouvelle chambre jouant le rôle de «  tribunal des conflits  ».