Résultat pour : ukraine


L’armée américaine a recours à divers outils et logiciels alimentés par l’intelligence artificielle pour frapper plusieurs milliers de cibles en Iran.

Si cette utilisation a permis d’accroître la cadence des bombardements et de réduire la durée de la «  kill chain  », elle pose des questions quant à l’implication humaine dans le processus de décision, notamment lors de la sélection des cibles.

Quatre ans après le lancement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie et la crise énergétique qu’elle a déclenchée, la guerre contre l’Iran a de nouveau mis en lumière la vulnérabilité des pays européens face aux importations d’hydrocarbures, alors que le prix du gaz naturel a presque doublé depuis le 28 février.

Si la part des énergies renouvelables dans le mix électrique est en constante augmentation, les hydrocarbures représentent toujours une part importante de la consommation européenne, et ces derniers mois, plusieurs revers en matière de politique climatique ont été actés.

Depuis janvier 2025, les États-Unis ont frappé des cibles dans sept pays et menacé neuf autres d’une intervention militaire ou d’une annexion. Si Trump a lui-même mené la charge, ces actions ont également été alimentées par des membres de son administration et des élus républicains.

Hier, lundi 9 mars, le sénateur républicain Lindsey Graham a menacé l’Arabie saoudite — et les autres pays membres du Conseil de coopération du Golfe — de «  conséquences  » en raison du refus de Riyad de prendre part aux opérations militaires contre l’Iran.

«  L’Iran est le théâtre où tout ce que Palantir construit depuis vingt ans devient lisible.  »

Derrière les leçons sur l’Antéchrist et la hype des Croisades algorithmiques, l’entreprise de Peter Thiel et Alex Karp s’est rendue indispensable au fonctionnement des États.

Mais de l’Ukraine à l’Iran, elle configure aussi les lignes de front.

Dans un entretien de fond, Olivier Tesquet, co-auteur avec Nastasia Hadjadji d’Apocalypse Nerds (Divergences, 2025) étudie la géopolitique d’une «  entreprise totémique du XXIe siècle  ».

Depuis une semaine, Berlin soutient rhétoriquement les opérations militaires israéliennes et américaines contre l’Iran, tout en espérant qu’elles prendront fin rapidement.

Cependant, l’Allemagne est l’un des pays les plus vulnérables aux chocs énergétiques et pourrait payer un prix élevé pour son alignement avec les États-Unis, tant en Europe qu’à l’échelle mondiale.