Résultat pour : ukraine


Aujourd’hui, le président français Macron réunit plusieurs dirigeants européens sur l’Ukraine, alors que l’Europe semble de plus en plus absente du processus de paix, que l’administration Trump a ouvert la semaine dernière lors de son appel avec Poutine.

Marco Rubio devrait rencontrer demain Sergueï Lavrov en Arabie saoudite alors que jeudi, l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Ukraine et la Russie, Keith Kellogg, doit se rendre à Kiev.

La Conférence de Munich sur la sécurité est le grand événement annuel rassemblant des décideurs, législateurs, militaires et chercheurs autour de questions de sécurité. Le rendez-vous est également l’un des principaux espaces de discussion transatlantiques. Cette année, la Conférence devrait avoir un goût doux-amer pour les Européens alors que l’administration Trump, représentée à Munich par J.D. Vance et Marco Rubio, devrait insister sur sa volonté de se désengager davantage d’Europe.

La Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, assure qu’un accord conclu dans le dos de l’Ukraine et de l’Europe ne pourra pas être mis en œuvre et a dénoncé aujourd’hui, jeudi 13 février, la «  politique d’apaisement  » vis-à-vis de la Russie de Poutine. Volodymyr Zelensky devrait rencontrer à partir de demain à Munich des représentants et dirigeants américains et européens, alors que Trump a annoncé hier «  l’ouverture des négociations  » de paix avec Poutine.

Pour la première fois depuis le 24 février 2022, les États-Unis définissent précisément une doctrine sur l’Ukraine, en endossant la position du Kremlin sur plusieurs points clefs tout en ouvrant la voie à de nouvelles sanctions pour déstabiliser l’économie russe.

Selon le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, l’Ukraine ne pourra pas récupérer ses frontières, ne sera pas membre de l’OTAN et les États-Unis ne seront pas impliqués dans la défense de son territoire.

Alors que Trump vient d’appeler Poutine, nous traduisons ce texte clef.

La position de la Maison Blanche rejoint-elle définitivement celle du Kremlin  ?

L’appel entre Trump et Poutine semble en tout cas confirmer une profonde convergence  : la volonté d’exclure l’Europe de la table des négociations sur la guerre en Ukraine.

Analyse à chaud d’un moment clef.

Depuis le 20 janvier, les États-Unis continuent d’approvisionner l’armée ukrainienne en équipements et munitions, en rupture avec les promesses faites par Trump lors de sa campagne. Alors que l’envoyé américain pour l’Ukraine et la Russie, Keith Kellogg, doit présenter la semaine prochaine à Munich le «  plan  » de Trump pour mettre fin à la guerre, les contours de celui-ci se dessinent clairement. En échange de la survie de l’État ukrainien, le président américain veut exploiter les ressources naturelles du pays.

Après la capture en novembre de 700 km² de territoire ukrainien, le rythme de la progression russe s’est stabilisé ces deux derniers mois. Pour chaque kilomètre carré supplémentaire, Moscou subit des pertes humaines et matérielles colossales. Cependant, pour l’Ukraine, l’avancée russe se traduit aussi par la perte de ressources naturelles vitales pour l’économie du pays – et qui pourraient jouer un rôle central dans le cadre des négociations de cessez-le-feu.

Aujourd’hui, le président du Conseil européen António Costa reçoit au palais d’Egmont, à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement des États membres pour une «  séance de réflexion informelle  », sans leurs conseillers, consacrée à la défense. Le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte et le Premier ministre britannique Keir Starmer prendront également part aux discussions.

Plutôt que de réduire les dépenses de l’État fédéral et mettre fin au «  gaspillage  » de l’argent des contribuables, la fin de l’assistance américaine à l’Ukraine pourrait conduire à une augmentation significative des dépenses de défense. Pour faire face à une Russie plus menaçante qui partagerait une frontière plus longue de 4200 kilomètres avec l’OTAN, les États-Unis devraient consacrer en moyenne 160 milliards de dollars supplémentaires par an pour augmenter et améliorer leurs capacités.