Résultat pour : ukraine


Pour négocier sur l’avenir de l’Ukraine, Poutine a envoyé l’un de ses anciens collègues du KGB  : Sergueï Narychkine.

Homme clef du premier cercle du Kremlin, il préside la Société historique russe.

Son obsession récurrente  : le démembrement total de l’Ukraine. Et une méthode  : puiser dans les sources historiques que lui fournissent les extrêmes droites européennes.

Nous le traduisons.

«  Un dictateur sans élections, Zelensky ferait mieux d’agir vite — ou il n’aura plus de pays.  »

Dans un message posté mercredi 19 février sur son réseau social, le président américain a accusé l’Ukraine d’avoir déclenché la guerre d’agression qu’elle subit de la part de la Russie de Poutine. C’est à ce jour la prise de position la plus agressive de Donald Trump contre Kiev.

En pleine négociations avec Moscou sur la fin de la guerre, une condition russe, légitimée par Washington, semble émerger  : l’éviction de Volodymyr Zelensky.

Après un premier format restreint qui s’est tenu lundi 17 février à Paris, Emmanuel Macron a adressé une invitation à 11 pays pour un deuxième sommet d’urgence sur l’Ukraine qui s’ouvre aujourd’hui, mercredi 19 février. Comme la précédente réunion, la rencontre d’aujourd’hui ne vise pas à aboutir à des résultats concrets mais à contribuer à l’organisation du débat à l’échelle européenne, en attendant les élections allemandes du dimanche 23 février.

Le président américain a signalé, par l’intermédiaire de son secrétaire au Trésor, vouloir «  échanger  » les ressources naturelles de l’Ukraine (lithium, uranium, terres rares…) contre le maintien de l’assistance américaine dans l’attente de la conclusion d’un accord de paix. Trump considère également que l’exploitation des sols de l’Ukraine par des entreprises américaines permettrait de «  rembourser  » les États-Unis pour l’aide fournie depuis 2022.

​Un an presque jour pour jour après le premier signe exprimé en ce sens par Emmanuel Macron, 11 pays européens (dont le Royaume-Uni) ont fait publiquement savoir qu’ils pourraient être prêts à déployer leur armée en Ukraine afin de garantir le respect d’un accord de cessez-le-feu. À moins d’une semaine des élections fédérales, l’Allemagne, première puissance de l’Union en termes de dépenses de défense, s’oppose toujours à l’envoi de ses forces sur le sol ukrainien.

Poutine et Trump voudraient vassaliser l’Ukraine sans les Européens.

Mais l’Union détient encore l’une des cartes les plus fortes de la table des négociations.

Si elle tarde trop à la jouer, elle pourrait perdre la partie.

Lee Buchheit, l’une des sommités mondiales sur la question des dettes souveraines, formule une proposition simple et claire pour éviter de laisser les Empires se partager la mise.

Les États-Unis exigent de Kiev un paiement faramineux  : 500 milliards de dollars, une somme qui dépasse les réparations imposées à l’Allemagne après sa défaite au cours de la Première Guerre mondiale. Le montant de l’aide américaine, estimé à 114 milliards d’euros depuis le début de la guerre, a pris principalement la forme de prêts.

Dans le cas – probable – où Zelensky rejetterait formellement les conditions imposées par ce traité inégal, Donald Trump pourra prétexter l’absence de volonté de coopération ukrainienne, laissant ainsi la main libre à la Russie.

Alors que le Kremlin et la Maison-Blanche sont en train de mettre en scène la capture des négociations sur la fin de la guerre en Ukraine, on néglige une donnée fondamentale  : à l’échelle des guerres impériales, le but n’est pas seulement d’augmenter son territoire mais d’empêcher les États-Nations d’exister.

Pour faire exploser la bulle dans laquelle Trump et Poutine voudraient enfermer l’Europe et les exclure du processus de paix, Michel Foucher formule une proposition concrète — une force d’interposition européenne pour garantir la souveraineté de Kiev et protéger l’Europe.

Aujourd’hui, dans l’après-midi, le président français Emmanuel Macron accueillera à l’Élysée ses homologues de 7 pays européens afin de déterminer l’aide que l’Europe peut offrir à l’Ukraine, et quelle position celle-ci doit-elle tenir face à Trump.

Alors que plusieurs pays, notamment d’Europe centrale, ont déclaré regretter le format restreint de la réunion, selon nos calculs, le groupe réuni à Paris représente près des deux tiers des dépenses de défense du continent européen (65  %) et un tiers des effectifs militaires (35  %).