Résultat pour : ukraine


À la faveur des recompositions géopolitiques provoquées par l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, la Turquie d’Erdoğan tente de se positionner en médiatrice et réaffirme sa volonté d’adhésion à l’Union européenne.

Dans l’arc de crises qui s’enflamme autour de l’Europe, de l’Ukraine à Gaza en passant par le Liban et la Syrie, la Turquie pourrait acquérir une centralité nouvelle.

Aujourd’hui, lundi 24 février, à l’occasion du troisième anniversaire de l’invasion russe de l’Ukraine, les pays membres des Nations unies ont voté sur une résolution demandant la fin des hostilités ainsi qu’une résolution pacifique du conflit et réaffirmant l’engagement de l’organisation pour l’intégrité territoriale du pays.

La mise en regard du vote d’aujourd’hui avec celui du 2 mars 2022 sur une résolution condamnant l’invasion de Moscou témoigne d’une hégémonie du récit russe et du recul du soutien international à Kiev.

Trois ans après le déclenchement de la guerre de haute intensité en Ukraine, et alors que Donald Trump semble prêt à faire plier Zelensky, comment faut-il comprendre la nouvelle stratégie européenne du Kremlin  ?

En croisant économie, culture et analyse des doctrines géopolitiques, Céline Marangé a mené depuis plusieurs semaines une enquête de fond.

Le résultat est sans appel  : l’Union devrait se préparer à une intensification de la menace russe, jusqu’à prendre au sérieux la montée aux extrêmes.

Selon une enquête réalisée par l’ONG ukrainienne Rating Group, plus des trois-quarts (77  %) des Ukrainiens disent avoir une opinion positive du président français, soit plus que son homologue polonais Duda ou que la présidente de la Commission européenne von der Leyen. Près des deux tiers (65  %) des Ukrainiens disent également avoir «  confiance  » en Volodymyr Zelensky, accusé par Donald Trump d’avoir une cote de popularité de 4  %.

Trois ans jour pour jour après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, l’issue du conflit pourrait être soldée à des milliers de kilomètres des champs de bataille — en Arabie saoudite où se rencontrent les ambitions impériales de Trump et de Poutine.

Mais l’histoire de cette guerre s’écrit d’abord en Ukraine  : de la résistance des premiers jours à la guerre d’attrition jusqu’aux incursions en territoire russe. Nous la retraçons.

Depuis une dizaine de jours, la position de la Maison-Blanche à l’égard de l’Ukraine semble viser un objectif structurant  : le changement de régime.

Pour y parvenir, les États-Unis soumettent le président ukrainien à une pression coercitive afin qu’il accepte un traité inégal imposant des réparations faramineuses de 500 milliards de dollars.

Aujourd’hui, 23 février dans l’après-midi, le président ukrainien a répondu pour la première fois en offrant sa démission  : «  Si cela garantit la paix pour l’Ukraine, si vous avez vraiment besoin que je démissionne, je suis prêt. Je peux l’échanger contre l’OTAN  ».

Le président américain veut imposer des conditions impossibles à l’Ukraine.

La nouvelle version de l’accord que Washington négocie avec Kiev présente des clauses encore plus coercitives que celles présentées par Scott Bessent le 12 février — sans aucune garantie de sécurité pour l’Ukraine.

À la veille du troisième anniversaire du déclenchement de l’invasion par la Russie, le président Zelensky se trouve au pied du mur et semble sur le point de céder à ce traité inégal.

Selon des sources ayant un accès direct au dossier, les négociateurs américains menacent Zelensky d’interrompre l’accès à Starlink afin de le forcer à la signature d’un accord commercial sur les ressources minérales qui entraînerait la vassalisation économique de l’Ukraine.

Malgré l’apparente volonté de Poutine de s’asseoir à la table des négociations afin de mettre fin à sa guerre contre l’Ukraine — une position contredite par les services de renseignement américains —, l’armée russe continue d’avancer sur le front. Si le rythme de l’offensive de Moscou a ralenti en décembre et en janvier, l’intensité des combats n’a pas diminué.

Mardi 18 février a eu lieu la première rencontre entre la délégation américaine et une délégation russe à Riyad, en Arabie saoudite, pour entamer les négociations sur la fin de la guerre russe en Ukraine.

La composition des équipes désignées par Trump et Poutine pose un constat clair  : la délégation américaine, choisie pour sa loyauté envers le président américain, accuse un net déficit d’expérience en matière de négociation et de connaissance du dossier. Le président russe a quant à lui choisi des diplomates d’expérience habitués des élites américaines.