Résultat pour : ukraine


À Munich, cet après-midi, le vice-président des États-Unis n’a pas vraiment parlé de sécurité — et n’a évoqué l’Ukraine, Poutine ou la Russie qu’en passant.

Persuadé que «  la principale menace [pour l’Europe vienne] de l’intérieur  », ciblant les élites politiques et souhaitant faire sauter les cordons sanitaires érigés contre l’extrême droite en Allemagne, J. D. Vance a articulé pour la première fois la vision maximaliste de la Maison-Blanche de Donald Trump pour le continent  : un changement de régime.

Nous traduisons et commentons ce discours que tous les Européens devraient lire.

La France accueille aujourd’hui, jeudi 13 février, des représentants du nouveau gouvernement syrien ainsi que de nombreux partenaires européens, arabes et du G7 pour la troisième conférence sur le soutien au processus de transition en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad, en décembre 2024. Une grande partie du territoire national échappe toujours au contrôle de l’État, et Damas n’a pas encore tranché sur le maintien ou non d’une présence militaire russe dans le pays.

Après deux jours passés à Paris où l’Inde co-présidait avec la France le Sommet pour l’action sur l’IA, le Premier ministre indien part aujourd’hui à Washington pour s’entretenir avec le président américain. Narendra Modi devrait annoncer une baisse des droits de douane sur certains produits spécifiques et discuter du rapatriement de citoyens indiens ayant pénétré illégalement sur le territoire des États-Unis.

«  La plus grande menace pour l’effet Bruxelles n’est pas Trump — ce sont les Européens eux-mêmes.  »

Alors que le monde de l’IA se réunit à Paris, l’alliance entre le gouvernement américain et les Big Tech de la Silicon Valley voudrait casser le modèle européen fondé sur la régulation du numérique.

Comment résister  ? Pour la juriste de Columbia Anu Bradford, l’Europe pourrait remporter le bras de fer si elle cesse d’avoir peur de son propre agenda.

Le Sénat devrait confirmer aujourd’hui dans la soirée ou demain, mercredi 12 février, la nomination de Tulsi Gabbard à la tête de la direction du renseignement national – centre névralgique au cœur de la Maison-Blanche chargé de conseiller le président sur des questions stratégiques.

Gabbard, alliée loyale de Trump sans expérience en matière de renseignement, est connue pour ses sympathies à l’égard des régimes syrien et russe. Lors des auditions au Sénat, elle a refusé de qualifier Edward Snowden de «  traître  », laissant entendre qu’elle estimait que la divulgation d’informations classifiées avait été bénéfique pour les États-Unis.

Dans les capitales de pays alliés de Washington, la confirmation de Gabbard pourrait être perçue comme un facteur à risque pour le partage de renseignements.

Le débat qui a opposé hier, dimanche 9 février, le chancelier sortant Olaf Scholz (SPD, S&D) à son concurrent Friedrich Merz (CDU, PPE), retransmis sur les deux chaînes publiques ARD et ZDF, a permis en une heure et demie d’exposer les programmes et les personnalités des deux candidats.

Si Scholz a incarné un programme économique keynésien, Merz a proposé plus nettement une politique de l’offre, axée sur des baisses d’impôts et une simplification administrative.

Nous résumons leurs propositions en matière de politique économique, de défense et d’immigration.

L’agenda impérialiste d’Elon Musk et Donald Trump se déploie sous nos yeux, il a lieu sur et grâce à des plateformes que nous utilisons quotidiennement  : en Europe, nous avons assisté passivement à notre vassalisation numérique.

Pour André Wilkens, il n’est pas trop tard pour retrouver notre souveraineté. Cela implique de déclarer et de défendre l’indépendance de l’espace numérique européen.

Les banques centrales doivent-elles s’impliquer dans la lutte contre le changement climatique  ?

Alors qu’un consensus s’est solidifié en Europe, l’élection de Donald Trump a fait voler en éclat cette idée aux États-Unis.

Parmi les opposants au tournant écologique des politiques monétaires, un texte canonique circule. Le discours de l’ancien banquier central allemand Jens Weidmann, prononcé en 2020, est désormais présenté comme une référence.

L’économiste Eric Monnet l’introduit et le discute à la lumière du contexte actuel.

Selon les chiffres officiels présentés hier par le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine au président Vladimir Poutine, le PIB de la Russie aurait augmenté de 4,1  % en 2024.

Pourtant, des fissures apparaissent dans le modèle économique russe.

L’administration Trump semble de plus en plus avoir l’intention d’en profiter.