Résultat pour : trump


20 points. Tous rédigés en lettres capitales. Comme des tweets — dans le plus pur style de Donald Trump.

Malgré sa forme inhabituelle, la plateforme synthétique adoptée par le Parti républicain à Milwaukee est bel et bien un programme. En Europe, où les priorités qu’il met en avant semblent lointaines, il faut prendre ce document très au sérieux  : il pourrait constituer la matrice politique du deuxième mandat Trump.

Au-delà des frontières américaines et de son électorat MAGA, la victoire de Donald Trump est également une victoire pour les mouvements d’extrême-droite. En Chine, les ultranationalistes voient dans le triomphe du républicain – qui a remporté 312 votes au collège électoral – une défaite de «  l’idéologie LGBT  » supposément portée par Kamala Harris, ainsi que la victoire d’une icône virile face à une candidate féministe.

«  Vivre dans un monde nouveau/Avec l’esprit des anciens  ».

Le manifeste du mouvement qui vient d’amener Donald Trump à la Maison Blanche n’est pas un article de journal ou un grand discours, mais une chanson country — Rich Men North of Richmond — publiée sur Youtube par un chanteur presque anonyme à l’époque, Anthony Oliver, il y un peu plus d’un an. Écoutée des millions de fois, presque inconnue en Europe, elle réunit l’ensemble des thèmes qui structurent la nouvelle coalition trumpiste.

Pour comprendre Trump en 2024, il faut l’écouter et la lire entre les lignes.

«  Trump offre avec Elon Musk et ses innovations technologiques futuristes une perspective de prise de pouvoir mondial aux chrétiens blancs — tout en collaborant avec Poutine, qu’il considère comme un allié.  »

Après la nette défaite de Harris, la gauche américaine doit se réinventer face à l’hégémonie d’une nouvelle formule politique portée par Trump — mais comment  ? Nous faisons le point avec Patrick Weil (Le président est-il devenu fou  ?, Grasset, 2022).

Quelques jours après l’élection de Donald Trump, l’offensive de Moscou contre les forces ukrainiennes redouble d’intensité dans l’oblast de Koursk. Alors que le président-élu américain s’est engagé à «  résoudre le conflit en 24h  », la poche ukrainienne en territoire russe constitue pour Zelensky une précieuse monnaie d’échange susceptible d’être utilisée dans le cadre d’un potentiel accord de cessez-le-feu.

Parmi les 27 chefs d’État et de gouvernement du bloc, seulement 11 étaient déjà au pouvoir dans leur pays lorsque Donald Trump était président. S’il n’a noué aucune relation forte avec ses homologues européens – mis à part Viktor Orbán – au cours de son premier mandat, le président-élu devrait être courtisé au cours des prochaines semaines.

À Budapest, devant Orbán et une trentaine de chefs d’États et de gouvernement, deux jours après l’élection de Trump, le président Zelensky a appelé les Européens à refuser de faire des concessions à Poutine — «  inacceptables pour l’Ukraine et suicidaires pour toute l’Europe  » — en s’engageant dans la recherche de «  la paix par la force  ».

Après la déclaration de Poutine aujourd’hui, nous traduisons cet autre discours clef.

Aux portes de la Russie de Poutine, comment a-t-on vécu l’élection de Trump  ?

Pour Jonatan Vseviov, secrétaire général des Affaires étrangères de l’Estonie et ancien ambassadeur aux États-Unis sous le premier mandat Trump, le message est clair  : «  ne pas paniquer, ne pas hyperventiler — se réveiller et se mettre au travail.  »