Résultat pour : trump


La sortie des États-Unis du traité sur les FNI contribue à affaiblir un système de maîtrise des armements certes en crise, mais encore central pour l’ordre international. Nombre d’experts envisagent déjà une période de fortes tensions qui se répercuteront dans deux domaines  : les relations transatlantiques et la présence américaine en Asie.

L’arrivée de Boris Johnson à la tête du gouvernement britannique consacre la stratégie de l’aile radicale du parti conservateur. Le nouveau Premier ministre a déjà annoncé qu’il était prêt à une sortie sans accord, et organisé une sorte de «  cabinet de guerre  » pour y faire face. Les embûches parlementaires qu’il va rencontrer n’en seront pas moins importantes. Ce qui laisse ouverte la perspective d’élections anticipées si le cabinet Johnson devait être mis en minorité à Westminster.

Dans un contexte de crise des pétroliers et de tensions diplomatiques avec le Royaume Uni, Téhéran a salué la nomination officielle de Boris Johnson au poste de Premier ministre britannique le 24 juillet. Le président Rohani s’est dit prêt à des négociations « justes » et a ouvert la possibilité d’échanger les pétroliers arraisonnés. L’Iran opte pour une stratégie de la désescalade car son intérêt est de privilégier une diplomatie de l’apaisement. Alors que les tensions ont atteint un paroxysme, la nomination de Johnson peut apparaître comme une opportunité pour changer la dynamique et initier des négociations.

Face à l’hostilité des États-Unis de Donald Trump à l’égard du libre-échange et des règles qui structurent les relations internationales, de nouveaux acteurs peuvent revitaliser et redéfinir l’ordre mondial libéral. L’accord conclu entre l’Union et le Mercosur le 28 juin dernier représente, dans cette perspective, une opportunité cruciale. Mais le temps presse.

On connaîtra mardi le nom du successeur de Theresa May à la tête du Parti conservateur et donc à la tête du gouvernement. Ce sont les 160 000 membres du parti qui feront le choix entre le Brexiteer dur et ancien chef de la diplomatie Boris Johnson, et son successeur au Foreign Office Jeremy Hunt. Boris Johnson est le favori des sondages. Il l’est aussi de Donald Trump, le président américain, qui lui a apporté un soutien très appuyé. Préludant peut-être à la relance de la special relationship, sous l’angle inédit d’un populisme transatlantique.