La sortie des États-Unis du traité sur les FNI contribue à affaiblir un système de maîtrise des armements certes en crise, mais encore central pour l’ordre international. Nombre d’experts envisagent déjà une période de fortes tensions qui se répercuteront dans deux domaines : les relations transatlantiques et la présence américaine en Asie.
L’arrivée de Boris Johnson à la tête du gouvernement britannique consacre la stratégie de l’aile radicale du parti conservateur. Le nouveau Premier ministre a déjà annoncé qu’il était prêt à une sortie sans accord, et organisé une sorte de « cabinet de guerre » pour y faire face. Les embûches parlementaires qu’il va rencontrer n’en seront pas moins importantes. Ce qui laisse ouverte la perspective d’élections anticipées si le cabinet Johnson devait être mis en minorité à Westminster.
La nomination de Boris Johnson prélude à un apaisement des tensions dans le détroit d’Ormuz ?
Asie Intermédiaire NordiquesDans un contexte de crise des pétroliers et de tensions diplomatiques avec le Royaume Uni, Téhéran a salué la nomination officielle de Boris Johnson au poste de Premier ministre britannique le 24 juillet. Le président Rohani s’est dit prêt à des négociations « justes » et a ouvert la possibilité d’échanger les pétroliers arraisonnés. L’Iran opte pour une stratégie de la désescalade car son intérêt est de privilégier une diplomatie de l’apaisement. Alors que les tensions ont atteint un paroxysme, la nomination de Johnson peut apparaître comme une opportunité pour changer la dynamique et initier des négociations.
Le ministère du Renseignement iranien a affirmé qu’il avait démantelé un réseau de 17 espions iraniens qui auraient été recrutés par la CIA. Si l’information est à prendre avec d’immenses précautions, elle pourrait également révéler des rivalités internes entre les services de renseignement du gouvernement et ceux des Gardiens de la Révolution.
Face à l’hostilité des États-Unis de Donald Trump à l’égard du libre-échange et des règles qui structurent les relations internationales, de nouveaux acteurs peuvent revitaliser et redéfinir l’ordre mondial libéral. L’accord conclu entre l’Union et le Mercosur le 28 juin dernier représente, dans cette perspective, une opportunité cruciale. Mais le temps presse.
On connaîtra mardi le nom du successeur de Theresa May à la tête du Parti conservateur et donc à la tête du gouvernement. Ce sont les 160 000 membres du parti qui feront le choix entre le Brexiteer dur et ancien chef de la diplomatie Boris Johnson, et son successeur au Foreign Office Jeremy Hunt. Boris Johnson est le favori des sondages. Il l’est aussi de Donald Trump, le président américain, qui lui a apporté un soutien très appuyé. Préludant peut-être à la relance de la special relationship, sous l’angle inédit d’un populisme transatlantique.
Lors de sa campagne pour convaincre les eurodéputés, la future présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait évoqué à maintes reprises l’idée d’une politique climatique aux ambitions renouvelées. Une promesse vouée à l’échec ?
L’enquête sur les liens de la Lega avec la Russie interroge sur l’ingérence russe dans la politique européenne
MéditerranéeL’enquête du parquet de Milan sur les présumés financements russes reçus par la Lega continue après les révélations du site américain Buzzfeed. S’il est possible que seul un accord partiel ait été conclu, la seule promesse de financements constituerait déjà un délit.
Le régulateur américain impose une amende record à Facebook suite au scandale de Cambridge Analytica
Amériques NordiquesLa Federal Trade Commission américaine a imposé à Facebook une amende de 5 milliards de dollars suite au scandale de Cambridge Analytica. A quelques jours de la nomination d’un nouveau Premier ministre et alors que le Brexit semble loin d’être résolu, retour sur les responsabilités de cette entreprise durant la campagne.
L’Iran est en passe de ne plus respecter ses engagements au titre du JCPOA, ayant annoncé le 1er juillet qu’il avait dépassé la limite de 300 kg de stock d’uranium faiblement enrichi autorisé par l’accord signé en 2015. Tour de table des réactions et des mesures possibles par les autres signataires de l’accord.