Résultat pour : trump


L’annonce par Trump mercredi 2 avril de tarifs «  réciproques  » entrés en vigueur aujourd’hui, mercredi 9 avril, sur plusieurs dizaines de pays, semble faire émerger une rupture au sein de la coalition qui a soutenu son retour au pouvoir. Pourtant, si Elon Musk s’est montré plus critique vis-à-vis du message envoyé par Trump, la grande majorité des conseillers et secrétaires soutient largement la politique commerciale agressive mise en place par l’administration.

Pour appréhender cette politique, il faut s’intéresser à ses principaux architectes.

Aujourd’hui, mercredi 9 avril, 26 États membres de l’Union ont voté en faveur de l’imposition de mesures de rétorsion de 25  % sur une série de produits américains représentant 21 milliards d’euros d’importation en 2024. La Hongrie est le seul État à s’y être opposé. Ces mesures entreront en vigueur en trois temps entre le 15 avril et le 1er décembre, si aucun accord avec les États-Unis n’est trouvé d’ici là.

La force brute libérée par le «  Liberation Day  » est un signal  : la Maison-Blanche ne veut pas «  d’accord de Mar-a-Lago  » — et Trump est prêt à s’opposer aux marchés.

L’inspirateur de sa doctrine en matière économique, Stephen Miran, a fait volte-face et prononcé un discours étonnant  : il illustre le revirement d’une stratégie de négociation à une attitude de confrontation totale avec la Chine.

Nous le traduisons — avec une introduction signée Shahin Vallée.

Plusieurs propositions de loi visant à limiter les pouvoirs de l’exécutif en matière de politique douanière ont émergé ces derniers jours au Congrès, recueillant le soutien de plusieurs élus républicains ou bien étant à l’initiative de ces derniers. Si Trump demeure tout puissant au sein du GOP, plusieurs donateurs républicains de Wall Street montrent également des signes d’inquiétude de plus en plus prononcés quant aux conséquences des tarifs «  réciproques  » sur l’économie américaine.

«  Voici comment j’interprète le plan  : un tarif mondial permanent pour donner la préférence à la fabrication nationale  ; un tarif permanent pour la Chine pour découpler nos économies  ; des tarifs réciproques comme moyen de pression pour inciter les autres partenaires commerciaux à faire des choix politiques de réduction des déficits.  »

Selon Oren Cass, l’un des économistes qui essaye de donner un corps à la doctrine trumpiste depuis une décennie, la décision de la Maison-Blanche qui a provoqué une panique mondiale sur les marchés pourrait servir un plan caché inspiré de Reagan.

Nous le traduisons, le commentons.

Parmi les pays fondateurs, l’Italie est sans doute le plus attaché au lien transatlantique et le moins prêt au réarmement.

Giorgia Meloni souhaitait jouer un rôle de pont avec une future administration Trump. Mais face à une présidence brutale et asymétrique, cette position devient difficilement tenable.

Les données de notre dernier sondage Eurobazooka révèlent un paysage politique italien à la fois traversé de peurs nouvelles, de désirs d’autonomie et de profonds clivages politiques.

Alors que le spectre de la guerre réapparaît massivement dans l’imaginaire de la société espagnol, une ligne de fracture claire se dessine en Espagne au-delà du clivage gauche-droite  : bien que le soutien à une défense commune et à un investissement militaire accru augmente, la majorité n’est pas prête à accepter une militarisation personnelle forcée.

Analyse d’Eduardo Bayón à partir de notre enquête Eurobazooka.

Alors que l’Europe et le monde se transforment à une vitesse vertigineuse, l’opinion française se structure autour de lignes de plus en plus figées.

L’étude granulaire des données socio-politiques et électorales de notre grand sondage Eurobazooka le montre  : la gauche et le centre sont alignés sur une large gamme de questions de politiques étrangères — plus d’Europe et moins d’États-Unis contre la Russie de Poutine.

Aux marges de ce vaste consensus, les électeurs RN et Reconquête sont ceux qui ont le plus de mal à considérer Trump comme un ennemi.