Résultat pour : trump


Plusieurs propositions de loi visant à limiter les pouvoirs de l’exécutif en matière de politique douanière ont émergé ces derniers jours au Congrès, recueillant le soutien de plusieurs élus républicains ou bien étant à l’initiative de ces derniers. Si Trump demeure tout puissant au sein du GOP, plusieurs donateurs républicains de Wall Street montrent également des signes d’inquiétude de plus en plus prononcés quant aux conséquences des tarifs «  réciproques  » sur l’économie américaine.

«  Voici comment j’interprète le plan  : un tarif mondial permanent pour donner la préférence à la fabrication nationale  ; un tarif permanent pour la Chine pour découpler nos économies  ; des tarifs réciproques comme moyen de pression pour inciter les autres partenaires commerciaux à faire des choix politiques de réduction des déficits.  »

Selon Oren Cass, l’un des économistes qui essaye de donner un corps à la doctrine trumpiste depuis une décennie, la décision de la Maison-Blanche qui a provoqué une panique mondiale sur les marchés pourrait servir un plan caché inspiré de Reagan.

Nous le traduisons, le commentons.

Parmi les pays fondateurs, l’Italie est sans doute le plus attaché au lien transatlantique et le moins prêt au réarmement.

Giorgia Meloni souhaitait jouer un rôle de pont avec une future administration Trump. Mais face à une présidence brutale et asymétrique, cette position devient difficilement tenable.

Les données de notre dernier sondage Eurobazooka révèlent un paysage politique italien à la fois traversé de peurs nouvelles, de désirs d’autonomie et de profonds clivages politiques.

Alors que le spectre de la guerre réapparaît massivement dans l’imaginaire de la société espagnol, une ligne de fracture claire se dessine en Espagne au-delà du clivage gauche-droite  : bien que le soutien à une défense commune et à un investissement militaire accru augmente, la majorité n’est pas prête à accepter une militarisation personnelle forcée.

Analyse d’Eduardo Bayón à partir de notre enquête Eurobazooka.

Alors que l’Europe et le monde se transforment à une vitesse vertigineuse, l’opinion française se structure autour de lignes de plus en plus figées.

L’étude granulaire des données socio-politiques et électorales de notre grand sondage Eurobazooka le montre  : la gauche et le centre sont alignés sur une large gamme de questions de politiques étrangères — plus d’Europe et moins d’États-Unis contre la Russie de Poutine.

Aux marges de ce vaste consensus, les électeurs RN et Reconquête sont ceux qui ont le plus de mal à considérer Trump comme un ennemi.

Dans la matinée, lundi 7 avril, les marchés boursiers européens se sont effondrés alors que les investisseurs anticipent des conséquences négatives à l’entrée en vigueur des tarifs «  réciproques  » américains mercredi 9 avril. Les principales bourses en Europe, en Asie, en Océanie et en Amérique ont toutes enregistré des pertes allant jusqu’à 16  % de leur valeur depuis le Liberation Day, le mercredi 2 avril.

Samedi 5 avril, dans la matinée, Donald Trump s’est rendu à son club de Jupiter, en Floride, pour jouer au golf. Trois jours auparavant, celui-ci provoquait l’effondrement de la bourse américaine en annonçant des tarifs sur une grande partie du monde.

Depuis son retour à la Maison-Blanche le 20 janvier, le président américain a passé la quasi-totalité de ses weekends dans sa résidence de Mar-a-Lago — et 25  % de son temps à jouer au golf —, où il accueille régulièrement des événements de levée de fonds et participe à des tournois de golf.

Aujourd’hui, samedi 5 avril, plusieurs centaines de milliers d’Américains doivent se rassembler et manifester à travers tout le pays — d’Hawaï jusqu’en Alaska — contre «  l’assaut contre le gouvernement  » américain orchestré par Donald Trump et Elon Musk. La journée de protestation, organisée par le mouvement «  Hands Off  !  », sera la plus importante depuis le retour au pouvoir de Trump le 20 janvier.

«  Après la pandémie, le monde était mûr  : le moment était venu pour la monarchie. Nous avions besoin d’un monarque.  »

Nous publions aujourd’hui le premier volet d’un entretien fleuve avec Curtis Yarvin, intellectuel clef de la contre-révolution trumpiste et théoricien influent des Lumières noires.

«  Nous ne sortirons pas de cette situation en étant gentils ou en charmant Washington. Nous devons montrer que l’Europe peut leur tenir tête en tirant parti de notre puissance économique, en particulier en matière de commerce.  »

Pour l’économiste Marco Buti, insider de la Commission européenne depuis les années 1980, les États-Unis sont en train de faire une grave erreur — et l’Union a les armes pour se défendre.