Résultat pour : trump


Avalanche d’executive orders, licenciements et expulsions massives, ratification d’un méga-budget, usage inédit de la force militaire…

Mieux préparé, mieux entouré, en six mois à la Maison-Blanche, Trump a voulu changer les États-Unis.

Mais la mise en œuvre de ce projet radical demeure fragile.

Dix indicateurs pour décoder un semestre marqué par le spectacle et le chaos.

Trump  : six mois à la Maison-Blanche | 4/7

Avec 529 frappes aériennes (drones, missiles, bombes) ordonnées depuis le 20 janvier, Trump a presque autant utilisé la force militaire que Joe Biden en quatre ans. La majeure partie de ces actions a visé le Yémen, mais Trump a également bombardé à plusieurs reprises la Somalie, l’Irak, la Syrie et l’Iran.

Six mois après le comeback de Trump, le scénario catastrophe n’a pas eu lieu. L’économie américaine résiste — en apparence.

Derrière les chiffres, la promesse de réindustrialisation patine et la dépendance manufacturière à la Chine persiste.

À court de leviers domestiques, Trump projette les tensions irrésolues de l’économie américaine sur le marché mondial.

Pour Benjamin Bürbaumer, cette prédation illimitée et indéfinie relève d’une stratégie  : nous devrions la voir comme telle plutôt que de croire que nous sommes en train de négocier.

Trump   : six mois à la Maison-Blanche | 3/7

«  Toutes les formes de pouvoir disponibles doivent être rassemblées, renforcées et dirigées contre l’ancien régime.  »

Pour Curtis Yarvin, en six mois à la Maison-Blanche, Trump a ralenti. Il faut accélérer.

L’idéologue réactionnaire envoie un message à toutes les unités postées à Washington  : il est temps de convertir la révolte en révolution pour parachever la transformation monarchique des États-Unis — quitte à franchir le Rubicon.

Il aura fallu seulement six mois à Trump pour implémenter 46  % des recommandations émises par la Heritage Foundation dans son Projet 2025, dont plus d’une dizaine dans le cadre de sa loi budgétaire signée le 4 juillet.

Les agendas d’autres organisations comme l’America First Policy Institute et le Claremont Institute ont également été avancées par l’administration Trump.

Donald Trump est un univers culturel.

Son mouvement — MAGA — une franchise idéologique et narrative produisant des récits à l’infini.

Nous avons été aveuglés.

Mais le chaos qui a fait jaillir ce monde le condamne peut-être à stagner dans une éternelle circularité, recyclant les mêmes colères, les mêmes ennemis — sans jamais ouvrir de nouvel horizon.

Pour Paul Vacca, le décodage de cette machinerie est déjà un instrument de résistance.

Trump   : six mois à la Maison-Blanche | 2/7

Six mois après son retour à la Maison-Blanche, Trump a signé 170 décrets, soit plus que Biden au cours de son mandat. Ces actions exécutives, sur lesquelles Trump s’est largement reposé pour gouverner, sont toutefois bien plus courtes par rapport à la précédente administration démocrate — et au premier mandat de Trump.

Aujourd’hui, vendredi 18 juillet, Donald Trump ratifiera le GENIUS Act, une loi passée la veille par la Chambre des représentants après un vote chaotique qui aura duré plus de sept heures.

Au-delà de la perspective d’un transfert massif de plusieurs milliers de milliards de dollars d’actifs vers le marché des stablecoin, elle pourrait provoquer une instabilité financière affectant l’ensemble de l’économie américaine.

Depuis le 20 janvier 2025, le président des États-Unis est en croisade contre les institutions culturelles. Son but  : rendre l’art américain «  MAGA compatible  ».

En attaquant certains artistes, en ciblant les musées, en prenant le contrôles des bibliothèques et des théâtres, l’administration Trump puise dans le manuel stalinien

Pour l’historien Paul Josephson, la bataille pour préserver la liberté intellectuelle en Amérique sera longue et coûteuse.

Trump  : six mois à la Maison-Blanche | 1/7

En signant un contrat d’une valeur de plusieurs milliards de dollars avec MP Materials, le Pentagone a passé une étape importante dans la création d’une chaîne d’approvisionnement domestique en terres rares «  de la mine à l’aimant  », conformément à sa stratégie de 2024.

Il faudrait toutefois plusieurs décennies à Washington pour compenser son retard vis-à-vis de Pékin dans le raffinage des terres rares et la fabrication d’aimants.