Où en sont les positionnements internationaux au milieu de la deuxième semaine de la guerre ?
Où en sont les positionnements internationaux au milieu de la deuxième semaine de la guerre ?
À quelques jours du Sommet de Versailles et une semaine après les bouleversements communautaires et le discours d’Olaf Scholz en matière de défense, nous avons demandé à Pascal Lamy de poser un diagnostic et d’indiquer des perspectives.
Sommes-nous à la veille d’une nouvelle phase dans les relations internationales ? Que révèle la guerre menée par la Russie en Ukraine à propos de l’Union européenne ? Et quel rôle pour la France dans ce bouleversement du monde ? Nous en discutons avec Michel Duclos.
Hier, lors d’un vote à l’Assemblée générale des Nations Unies, cent quarante et un pays ont voté une résolution non contraignante pour condamner l’invasion russe de l’Ukraine, cinq pays ont voté contre, trente-cinq pays se sont abstenus et douze pays n’ont pas pris part au vote.
Selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés, au 1er mars, plus d’un demi-million de réfugiés ont fui l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe le 24 février. Plus de la moitié a traversé la frontière occidentale vers la Pologne. L’Europe connaît la plus grande crise à l’intérieure de ses frontières depuis l’éclatement de la Yougoslavie au début des années 1990.
L’invasion de l’Ukraine a tout bouleversé. Nous avions préparé une liste des essais à lire en mars. Nous vous la soumettons, car elle nous semble garder sa pertinence pour comprendre les tendances qui composent l’interrègne.
S’il est encore difficile de prévoir ce qu’il en sera de l’Ukraine dans quelques semaines, un autre État a quant à lui déjà totalement perdu sa souveraineté : la Biélorussie. Point aveugle de cette crise alors qu’elle est au cœur de la stratégie russe, la vassalisation de Minsk est surtout une menace grave pour la sécurité européenne. Elle mérite d’être étudiée de près.
Coût de la victoire militaire, bourbier de l’occupation, renforcement de l’OTAN, isolement de la Russie, déstabilisation de Poutine en interne… L’invasion de l’Ukraine sera, quelle qu’en soit l’issue, une guerre perdante. Une perspective en cinq points et trois scénarios signée Jean-Baptiste Jeangène Vilmer.
Vladimir Poutine falsifie l’histoire. Face aux mensonges qu’il continue à agiter au cœur du conflit, il faut prendre du recul.
Florian Louis a sélectionné 20 livres pour saisir la profondeur cette rupture.
Alors que le président ukrainien a reproché ce vendredi à l’Europe de ne pas imposer des sanctions suffisamment sévères à Moscou, les ministres de l’intérieur des États membres devront approuver dans la journée des nouvelles mesures restrictives à l’encontre de Moscou. Les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada ont annoncé des mesures similaires hier.