Europe

Long format

Alors que Trump et le trumpisme explosent, Viktor Orbán implose.

Le Premier ministre au pouvoir depuis le plus longtemps en Europe n’a jamais été aussi faible sur le plan interne  : lors du festival d’été de son think tank, en présence de personnalités clefs du monde transatlantique néo-réactionnaire venues lui rendre hommage, il a dû se pencher sur sa fin — et sur la fin.

Nous publions la traduction intégrale, commentée ligne à ligne, de cette intervention importante.

Née à Mantoue, Carla Sozzani a fini par incarner la quintessence milanaise — dans une silhouette depuis toujours impeccable.

Ex-rédactrice de mode, fondatrice de la mythique 10 Corso Como — concept store avant l’heure — elle incarne ce mélange rare de rigueur lombarde et d’audace milanaise.

Entre un risotto al salto et les mystères du design et du Duomo, nous l’avons rencontrée pour qu’elle nous révèle le secret de la plus discrète capitale de la mode.

Que s’est-il vraiment joué la semaine dernière à Turnberry entre Ursula von der Leyen et Donald Trump  ?

Selon Pascal Lamy, la soumission européenne pourrait avoir des effets profonds, différents des considérations tactiques et économiques mises en avant jusqu’à présent.

«  La principale menace pour le monde — et donc pour nous — est de nature politique.

Disons clairement les choses  : pour nous, Européens, Trump pourrait représenter une menace d’une gravité comparable à celle de la guerre déclenchée par Poutine en 2022.  »

«  Aller à Venise, c’est cultiver une sorte de mélancolie, qui est associée intimement à l’histoire que l’on a devant soi, face à ce bouleversement complet qui ne peut pas faire machine arrière — mais même cette mélancolie n’est pas nouvelle.  »

Depuis leur arrivée sur la lagune, les historiens Denis Crouzet et Élisabeth Crouzet-Pavan n’en sont jamais vraiment partis. Elle a intégré leurs vies, leurs réflexions, leurs travaux.

Mais la ville, avec le temps, a changé.

Ils nous racontent comment la fragile Venise reste, même aujourd’hui — hésitant entre sa mélancolie et sa «  marque  » — fidèle à son histoire.

«  Le silence que l’Europe a opposé aux intimidations de Donald Trump a fait le tour du monde, résonnant comme l’aveu de notre impuissance. Il nous appartient désormais de redonner à l’Europe une voix forte — celle de peuples unis, conscients de leur poids et déterminés à bâtir ensemble leur destin.  »

Une pièce de doctrine signée Dominique de Villepin.

Alors que les projecteurs sont braqués sur les drones et les pipelines, la Russie déploie discrètement depuis une décennie une autre arme — moins bruyante mais tout aussi puissante.

En arsenalisant l’aide alimentaire aux pays les plus pauvres, Moscou organise un système «  dés-occidentalisé  » d’allégeances.

En intégrant l’agriculture dans sa politique étrangère, l’Union a les moyens de contre-attaquer.

À Arles, Françoise Nyssen a fait la connaissance de la lumière — et d’un métier qui allait changer sa vie.

L’ancienne ministre de la culture nous raconte  : la création d’Actes Sud, le déménagement de la maison d’édition du Paradou à Arles, le cinéma, le marché, la marche, le Domaine du Possible, le Rhône, Bruno Latour, la photographie.

Grand Tour. Plein Sud.

Cet automne, le gouvernement français pourrait encore tomber faute de budget — dans un contexte économique de plus en plus difficile.

Un tel blocage n’a pourtant rien d’irréversible.

Dans les années 1990, le Canada et la Suède ont tous les deux fait face à des redressements budgétaires drastiques sans entraîner de crise sociale ou politique.

Leur histoire peut fournir un cas d’étude important — dont devrait s’inspirer la technocratie française.