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La visite de l’année
Trump est arrivée à Pékin le 13 mai 2026 au soir pour une visite extrêmement attendue mais relativement peu préparée par Washington en pleine guerre en Iran — et alors que se tenaient au même moment dans la capitale américaine des négociations entre Israël et le Liban.
Xi ou la gravitation impériale
Pour chaque rencontre au sommet, Xi Jinping use d’une chorégraphie bien rodée : en se mettant en scène comme un centre statique vers lequel il faut converger, il oblige ses interlocuteurs à se contorsionner vers lui.
Le malaise chinois
Si le programme de cette visite à Pékin était connue et préparée par le protocole, elle exprime par l’image la contradiction fondamentale d’un leadership trumpien fondé sur une accélération spectaculaire et chaotique et la scénographie chinoise de domination impériale.
Au temple du Ciel
Après deux heures d’échanges bilatéraux, Trump et Xi ont visité le lieu où les empereurs des dynasties Ming et Qing venaient faire des sacrifices et des offrandes. Le président américain a qualifié le temple du Ciel « d’incroyable ».
L’échelle d’une ville
Comme Washington, Pékin est une capitale qui se prête à la monstration grandiose du pouvoir. Mais construite pour et à partir d’un centre impérial fermé, ses dimensions sont conçues pour impressionner les légations étrangères.
Hegseth, Rubio, Bessent, Miller : les hommes de Trump à Pékin
Pour marquer l’importance du voyage, le président des États-Unis était accompagné de ses plus puissants lieutenants dont le Secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, le Secrétaire d’État Marco Rubio, le Secrétaire du Trésor Scott Bessent ou encore son conseiller Stephen Miller — en l’absence toutefois de plusieurs émissaires clefs.
Men in Black : la Silicon Valley était aussi en Chine
Alors qu’Elon Musk et le PDG de NVIDIA Jensen Huang étaient avec Donald Trump à bord du Air Force One, plusieurs représentants des entreprises de la tech ont fait le déplacement à Pékin, dont Tim Cook, PDG d’Apple, particulièrement dépendant de la Chine pour la production de smartphones.
Jensen in China
Alors que des rumeurs sur sa non-participation au voyage avaient circulé quelques jours avant la visite, Jensen Huang figurait en bonne place dans la délégation américaine. Comme l’expliquait Alessandro Aresu dans ces pages, le patron de NVIDIA joue une partition clef de « diplomatie parallèle » entre Pékin et Washington.
L’autre Xii
Le fils d’Elon Musk (prénommé X Æ A-Xii) a couru dans les couloirs ultrasécurisés du Palais de l’assemblée du peuple en habits traditionnels chinois tandis que son père, l’homme le plus riche de la planète, était reçu avec d’autres hommes d’affaires américains par le Premier ministre Li Qiang.
Le qipao de Lara Trump
Le fils de Donald Trump Eric et son épouse Lara ont accompagné le président lors du voyage. Lors du banquet, celle-ci porte une robe inspirée des qipaos traditionnels. En 2017, Melania Trump — qui n’a pas participé au voyage en 2026 — avait fait un choix similaire.
Concombre de mer et YMCA : le banquet — et sa playlist
Le menu du banquet, qui réunit des plats traditionnels chinois, a circulé sur les réseaux. Plus étonnant, la playlist qui accompagne musicalement le dîner comprend le tube des Village People, l’un des « classiques » de la campagne de Donald Trump.
« Ces enfants étaient formidables »
Dans la droite ligne de l’imagerie maoïste, il est commun que Xi Jinping — comme son homologue nord-coréen — évolue au milieu d’une jeunesse en liesse dans une scénographie très artificielle. Alors que des enfants ont accueilli les deux chefs d’État à Pékin en sautant sur place, Donald Trump a déclaré : « Ces enfants m’ont particulièrement impressionné. Ils étaient heureux, ils étaient magnifiques. Ces enfants étaient formidables. »
La guerre des memes à l’âge du brainrot
Dans les jours ayant précédé le voyage et pendant celui-ci, Internet s’est emparé de cette visite en imaginant Trump en contexte typiquement chinois à l’aide de l’IA mais aussi, comme Thierry Breton