Le 23 janvier 2026, la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a dissous la Chambre des représentants, déclenchant des élections anticipées prévues pour aujourd’hui, le 8 février.
- Il s’agit de la campagne la plus courte de l’histoire japonaise d’après-guerre, avec seulement douze jours. Takaichi, première femme à accéder à la fonction de Premier ministre au Japon, met son avenir politique en jeu, alors que sa cote de popularité est au plus haut — elle se situe entre 57 et 82 % depuis son arrivée au pouvoir en octobre. Son parti, le Parti libéral-démocrate (PLD), dispose du plus grand nombre de sièges au Parlement, sans toutefois détenir la majorité absolue.
- La Première ministre a affirmé qu’elle démissionnerait si la majorité n’était pas atteinte.
Le scrutin a vu émerger une Alliance centriste pour la réforme, issue de la fusion des principaux partis d’opposition (dont le Parti démocrate constitutionnel du Japon et l’ancien allié Komeito), qui présente plus de 220 candidats.
- Le PLD reste en tête des sondages avec environ 35 % des intentions de vote (sur 60 à 70 % de suffrages exprimés).
Les questions économiques ont dominé le débat électoral, le Japon étant confronté à une inflation persistante et à une monnaie faible qui renchérit le prix des importations.
- Takaichi propose, entre autres, de suspendre la taxe sur la consommation des produits alimentaires pendant deux ans, ce qui réduirait les recettes fiscales d’environ 5 000 milliards de yens par an.
- Les marchés obligataires ont réagi à ces mesures ainsi qu’à l’incertitude politique, entraînant une hausse des rendements des obligations japonaises à long terme.
- En matière de politique étrangère, Takaichi a exprimé son soutien à Taïwan de manière particulièrement ferme, ce qui a conduit à une hausse des tensions avec la Chine. Durant la campagne, elle a longuement abordé les dangers d’une fuite de technologies japonaises vers des pays ennemis.
- Une victoire nette renforcerait en effet la capacité du Japon à revendiquer une politique de sécurité plus affirmée et un rôle régional accru.
Les Portugais se rendront également aux urnes aujourd’hui, pour le second tour de l’élection présidentielle.
- Le candidat socialiste António José Seguro affrontera le candidat d’extrême droite André Ventura (Chega). Selon les sondages, Seguro devrait remporter le scrutin.