Pour la première fois depuis 1945 en France, il meurt plus de personnes qu’il n’en naît 1

Après plusieurs mois de débats tendus au sujet de la réforme des retraites, les pouvoirs publics français doivent aujourd’hui choisir entre deux approches — le réalisme d’une politique incrémentale ou une révolution radicale du pacte redistributif générationnel.

Dans un cas comme dans l’autre, les déçus seront légion ; pourtant, le maintien du statu quo serait tout aussi désastreux : les conditions dans lesquelles a été construit le modèle français d’État-providence ne sont plus celles que nous connaissons désormais.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, un logiciel intellectuel largement implicite a structuré le compromis social français : un contrat fondé sur l’abondance du travail, la certitude de la croissance et la continuité démographique. Formalisée à la fin des années 1950 par Paul Samuelson 2, la théorie des générations imbriquées à l’origine de ce modèle tire sa puissance de sa capacité à penser l’État social dans un monde en expansion.

Dans l’univers démographique et productif de l’après-guerre, caractérisé par une population jeune et une croissance rapide, un tel système a fourni une grammaire macroéconomique simple : chaque génération pouvait financer la retraite de la précédente sans conflit, parce qu’elle était à la fois plus nombreuse et plus productive. Dans une telle perspective, financer les pensions n’était alors pas un acte de charité, mais un contrat avantageux pour l’actif d’aujourd’hui qui anticipait une base contributive plus large demain.

Depuis les années 2000, la dynamique s’est pourtant inversée.

Comme l’expose Pauline Rossi 3, face au triomphe des libertés individuelles, la fécondité s’érode, la part des actifs dans la population se contracte, l’entrée dans l’emploi est retardée par des études plus longues, tandis que la croissance tendancielle s’affaisse. En conséquence de ces changements, ce qui apparaissait jusqu’ici comme un contrat naturel entre les âges devient une source de tension politique, le rendement démographique et économique du transfert intergénérationnel s’étant effondré.

Les déséquilibres économiques engendrés par le faible renouvellement des générations ont été présentés, dans le débat français, d’une façon parfois trompeuse ; pour parvenir à une forme de justice intergénérationnelle sans explosion des dépenses, la réforme des retraites — qu’elle redéfinisse en profondeur le régime en y introduisant davantage de capitalisation, ou qu’elle épouse une politique d’austérité — ne représenterait pourtant qu’un jalon, alors que le vieillissement de la population offre également quelques bénéfices économiques inaperçus.

Les défis économiques présents doivent en effet être considérés selon une perspective plus large ; à l’heure d’une modification profonde de la pyramide des âges, il s’agirait, avant tout, de faciliter la transmission du patrimoine entre générations — pour mieux résorber les inégalités acquises entre actifs et retraités.

Mythes et réalités de la « guerre des générations »

Notre société du spectacle affectionne les dramaturgies simples : les jeunes contre les vieux ou les actifs contre les retraités. Force est toutefois de constater que, si les fractures économiques de notre société sont réelles, il n’est plus guère possible de dégager des coalitions nettes. Comme le formule le sociologue Louis Chauvel : « La cohésion d’une génération dépend, en grande partie, de la standardisation des trajectoires 4. » 

Depuis les années 1990, c’est plutôt une « déstandardisation 5 » que nous vivons : dispersion des carrières, polarisation des revenus, fragmentation des parcours résidentiels, segmentation par diplômes ou dissociation croissante entre insertion professionnelle et accès au patrimoine. Aujourd’hui, les « trentenaires » ne forment plus un groupe politiquement homogène et sont désormais distribués en archipels socio-économiques ; les fossés qui les séparent ne cessent de s’élargir. 

Une telle hétérogénéité limite la capacité de mobilisation collective et laisse les jeunes générations politiquement désarmées face à une population de baby-boomers plus homogène, plus stable, et structurellement plus présente dans l’arène électorale. Comme le reconnaît Pierre Moscovici avec une pointe de fatalisme, les revendications des (futurs) retraités ont du poids parce que ceux-ci votent massivement ; les clivages d’aujourd’hui ne relèvent donc pas tant d’une « guerre des générations » que d’une montée de tensions sans traduction institutionnelle, alors que les conséquences du vieillissement sur les plans économique et redistributif suscitent un ressentiment durable.

Le poids électoral des retraités transforme toute réforme d’envergure en suicide politique. Un tel verrouillage risque de rendre l’État-providence captif d’une gérontocratie, où la contrainte démocratique interdit d’arbitrer.

Mathias Abitbol, Laure Arcizet, Ferdinand Carré, Antoine Hébert et Quentin Regnaud

L’impasse heureuse du vieillissement

Il serait trop simple et hâtif de brandir le vieillissement comme l’annonce d’une apocalypse ;  le choc démographique a de multiples conséquences, parfois stabilisatrices et parfois subversives. 

Certes, malgré les effets d’aubaine économique occasionnés par le vieillissement, il est difficile de lui trouver de véritables atouts à l’échelle d’une société entière ; si l’on raisonne en termes de compétition à la performance économique, aucun État ne peut préférer vieillir avant les autres. Le vieillissement de la population a en effet signé la fin du « dividende démographique » dont jouissaient les États européens pendant les Trente Glorieuses, recomposant avantageusement la force de travail. 

Le raisonnement concluant à une telle perte de performance est le suivant : à chaque âge correspondrait un niveau moyen de production très différent, élevé aux âges d’activité, faible voire nul aux âges de la retraite ; quand la population vieillirait, le poids relatif des âges où l’on produirait beaucoup — typiquement entre 25 et 60 ans — baisserait inexorablement et celui des âges où l’on produirait peu — à partir de 65 ans, et surtout de 80 ans — augmenterait. Dès lors, et même si la productivité des agents individuels n’était pas réduite, la richesse par tête baisserait mécaniquement par pondération de la moyenne des âges.

La logique du « dividende démographique » est ainsi celle d’un sablier : hier, la montée de la part des actifs faisait grimper le PIB par tête mais aujourd’hui, le retrait de cette force mécanique le fait baisser. Inférieur à 0,25 jusqu’au début des années 1990, le ratio des plus de 65 ans sur les 20-65 ans devrait tendre vers 0,6 à l’horizon 2070, la part de la population âgée de plus de 80 ans devenant plus importante au détriment des moins de 20 ans. De 2005 à 2024, un simple effet de recomposition démographique expliquerait une perte de PIB par tête de près de 0,16 % par an, l’effet devant s’accroître à partir de 2060.

Silver economy et compétition fiscale

Le vieillissement ne s’accompagne pas uniquement d’effets négatifs. Il conduit aussi à l’émergence d’une silver economy, dans laquelle les seniors deviennent des consommateurs clefs, favorisant l’émergence de nouveaux marchés, notamment dans les services liés à la santé, à l’assistance, au logement ou aux loisirs.

Le développement d’une telle économie des seniors constitue une opportunité unique de rattrapage pour les régions moins dynamiques en France et en Europe, comme l’ont documenté Salla Kallin, Antoine Levy et Mathilde Munoz 6 ; il contribue ainsi à réduire la fracture territoriale.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, un logiciel intellectuel a structuré le compromis social français : un contrat fondé sur l’abondance du travail, la certitude de la croissance et la continuité démographique.

Mathias Abitbol, Laure Arcizet, Ferdinand Carré, Antoine Hébert et Quentin Regnaud

L’absence de système fédéral de financement des retraites et la portabilité des pensions et des droits à l’assurance maladie entraînent toutefois une compétition fiscale à l’échelle européenne, chaque État-membre cherchant à attirer les consommateurs âgés dotés d’un fort pouvoir d’achat. Ainsi, l’exonération fiscale à destination des seniors mise en place par le Portugal en 2013 s’est accompagnée d’une multiplication par huit du nombre de retraités français installés dans le pays ; depuis, des réformes similaires ont été adoptées par l’Italie, Malte ou la Grèce. Si au niveau microéconomique, le vieillissement constitue ainsi une manne de développement pour les régions éloignées des grands centres urbains, celui-ci représente également un manque à gagner pour les pays ne parvenant pas à retenir leurs retraités ; les micro-mobilités redessinent ainsi silencieusement la géographie de la croissance économique en Europe 7.

Migrations nettes des retraités vers les zones plus denses. Source  : Faber, Levy, Munoz et Badilla-Maroto (2026)

Le grand âge de l’épargne : euthanasie des rentiers, euthanasie des retraités ? 

Les économistes ont longtemps considéré que le vieillissement démographique entraînait mécaniquement une remontée des taux d’intérêt ; les retraités, disposant de revenus inférieurs à ceux qu’ils percevaient lorsqu’ils étaient encore actifs, devraient puiser dans leur patrimoine pour maintenir leur niveau de consommation et, à mesure qu’une part croissante de la population basculerait d’un âge d’accumulation vers un âge de désépargne, la demande d’actifs financiers se contracterait, entraînant une hausse de leur rendement. À partir de cette intuition,  James Poterba et Andrew Abel exposèrent dans les années 1990 la thèse de l’asset market meltdown 8 (« effondrement du marché des actifs »), reformulée plus récemment comme un great demographic reversal (« grand renversement démographique ») par Charles Goodhart, Manoj Pradhan ou Larry Summers 9.

Les travaux récents d’Adrien Auclert 10 ont cependant montré que ces analyses surestiment l’ampleur de la désépargne et sous-estiment un mécanisme de composition pourtant essentiel : la richesse est massivement concentrée chez les plus âgés. Dès lors, le vieillissement, loin de réduire la demande globale d’actifs, peut l’accroître, simplement parce qu’il augmente la part des individus situés dans les âges « riches » du cycle de vie.

Si le résultat est contre-intuitif, il n’en est pas moins décisif : loin de pousser les taux à la hausse, le vieillissement peut contribuer à les réduire. Une telle dynamique n’est pas sans conséquences macroéconomiques et budgétaires, car des taux durablement bas facilitent le financement de la dette publique et privée, réduisent le coût du capital productif et sont responsables d’une partie de la hausse des valorisations observée depuis deux décennies. 

La question patrimoniale se trouve ainsi au cœur de ce qui pourrait tenir lieu de traité de paix entre les générations. Si le clivage entre actifs et retraités se joue de moins en moins à l’échelle des revenus courants, il se creuse de plus en plus au niveau des stocks de richesse. En France, le vieillissement n’a pas entraîné la liquidation attendue des patrimoines : la désépargne des retraités reste limitée, sous l’effet conjoint de pensions relativement protectrices et d’un environnement macroéconomique favorable — désinflation prolongée, taux d’intérêt durablement bas, urbanisation —, qui a induit mécaniquement une revalorisation de leurs actifs immobiliers et financiers. En conséquence, le patrimoine se concentre dans les mains des générations les plus âgées, la dynamique alimentant à la fois la baisse des taux d’intérêt et la persistance des inégalités intergénérationnelles.

La question patrimoniale se trouve au cœur de ce qui pourrait tenir lieu de traité de paix entre les générations.

Mathias Abitbol, Laure Arcizet, Ferdinand Carré, Antoine Hébert et Quentin Regnaud

La conflictualité entre générations ne peut donc être lue à travers le seul prisme des retraites ou du partage des revenus : elle renvoie à une architecture patrimoniale qui fige les positions acquises et transforme le vieillissement en force de conservation économique.

À la veille de la « Grande Transmission 11 », vague successorale sans précédent où les seniors français transmettront 9 000 milliards d’euros de patrimoine à leurs héritiers en quinze ans, la correction d’une inégalité de stock nécessite des instruments adaptés plutôt que des dispositifs symboliques ou des assiettes fiscales fragiles. Il est ainsi fondamental d’engager une réflexion explicite sur la formation des rentes et la comptabilisation des plus-values latentes, où se niche l’essentiel de l’avantage intergénérationnel ; l’enjeu n’est pas l’héritage en tant que tel, mais plutôt le rendement différentiel de la propriété dans une économie de croissance faible et de capital cher. 

Poser le problème contemporain et le dramatiser en se demandant s’il faut, oui ou non, « euthanasier les retraités » — faisant écho au problème keynésien, toujours d’actualité, de l’« euthanasie des rentiers 12 » — ne peut que présenter la situation sous un faux jour. L’enjeu véritable est celui d’un partage patrimonial compatible avec la soutenabilité macroéconomique et la cohésion sociale, dans une société où le vieillissement, loin d’éroder la richesse accumulée, tend à la concentrer. Le traité de paix entre les générations ne se négociera pas uniquement sur le terrain des pensions, mais aussi sur celui, plus structurant, des droits de propriété et de leurs rendements sur le temps long.

Le chant du cygne de l’État-providence ?

Réduire la question intergénérationnelle au seul système des retraites conduit à manquer l’essentiel. Depuis trente ans, ce n’est pas seulement la structure des pensions qui a évolué, mais l’ensemble de l’architecture des prestations sociales et de leur financement.

Si le débat est souvent présenté de façon caricaturale, n’offrant qu’à choisir entre l’explosion incontrôlée des dépenses et l’austérité déguisée, la réalité est plus nuancée. Si les dépenses sociales ont continué d’augmenter, c’est au prix d’une rationalisation profonde de leur composition et de leur financement, visant explicitement à contenir le poids de la protection sociale sur les actifs 13 ; aujourd’hui, la part des cotisations sociales a reculé au profit de la CSG et des impôts et taxes affectés.

Un tel basculement n’est pas neutre : il traduit une volonté politique assumée de désindexer le financement social du seul travail dans un contexte de chômage structurel et de pression sur la compétitivité, pour mettre davantage à contribution des revenus moins sensibles au cycle économique : pensions, revenus du capital et du patrimoine. La montée en puissance de la CSG pesant sur les retraités constitue, de fait, un rééquilibrage intergénérationnel implicite souvent sous-estimé.

Cette initiative ne résout cependant pas tout : si le poids relatif des cotisations a reculé, le niveau global des prélèvements nécessaires pour financer une société vieillissante continue, lui, de progresser. Dans une économie où le nombre d’actifs stagne ou recule, chaque point supplémentaire de dépense sociale pèse davantage sur la croissance potentielle.

Une économie plus âgée est aussi une économie plus ponctionnée, où l’épargne se concentre, où la demande se transforme et où l’investissement productif peut s’affaisser sous l’effet d’une fiscalité accrue et d’anticipations de croissance plus faibles. Gouverner les âges suppose donc d’arbitrer non seulement entre catégories sociales, mais entre temporalités économiques, pour protéger aujourd’hui sans hypothéquer la capacité de production de demain. C’est dans cet espace étroit entre justice intergénérationnelle et soutenabilité macroéconomique que doit se jouer un véritable traité de paix entre les âges, bien au-delà du seul débat sur les pensions.

Aujourd’hui, deux visions irréconciliables de l’avenir de l’État social face au vieillissement s’affrontent ; lors de la Conférence Daniel Cohen 2025 à l’École normale supérieure de Paris, le 15 décembre 2025, Pierre Moscovici et Antoine Levy ont bien incarné ces deux approches ; d’un côté, la tentation d’une refonte systémique, pour introduire une dose de capitalisation afin de diversifier les risques, s’adosser à la croissance mondiale plutôt qu’à la seule démographie nationale, et restaurer la liberté individuelle dans les choix d’épargne ; de l’autre, la prudence d’ajustements continus pour refuser le « grand soir » des retraites au profit d’une gouvernance permanente, consciente des contraintes d’acceptabilité politique et du chaos potentiel d’une transition mal maîtrisée. 

Ce clivage touche en effet à un point important : un système de retraites par répartition indexe implicitement la valeur des pensions à la performance de l’économie domestique. Un système par capitalisation, lui, permettrait de réduire la dépendance exclusive à la croissance domestique et à la démographie nationale pour s’adosser à la croissance mondiale, plus performante en l’état ; alors qu’il favorise la marge de manœuvre individuelle, ce système paraît aussi plus égalitaire, puisqu’il est possible de garantir à chacun un minimum vieillesse décent pour ensuite laisser libre la décision d’épargner plus ou moins pour ses vieux jours, sans que les retraites indexées sur les plus hauts revenus ne pèsent sur les actifs.

À l’inverse, la navigation paramétrique à vue peut sembler une issue politique plus apaisée ; elle est cependant conditionnée à la crédibilité de la trajectoire budgétaire. Sans cette dernière, c’est la confiance même dans le système par répartition qui s’érode, ouvrant la voie à une capitalisation « par défaut » : celle des patrimoines immobiliers accumulés par les baby-boomers, source d’inégalités croissantes entre héritiers et non-héritiers.

Tant l’une que l’autre de ces options se heurte aujourd’hui au même mur : le poids électoral des retraités transforme toute réforme d’envergure en suicide politique.

Au milieu de ce que Louis Chauvel désigne comme une « polycrise » pouvant s’aggraver 14, un tel verrouillage risque de transformer l’État-providence en « État-hospice », captif d’une gérontocratie de fait où la contrainte démocratique interdit d’arbitrer.

Sources
  1. Bilan démographique 2025, INSEE, 13 janvier 2026.
  2. Paul Samuelson, « An exact consumption-loan model of interest with or without the social contrivance of money », Journal of Political Economy, 66 (6), 1958, pp. 467-482.
  3. Pauline Rossi, Le déclin démographique, une urgence économique ?, Paris, PUF, 2026.
  4. Voir par exemple Louis Chauvel, Le Destin des générations : structure sociales et cohortes en France du XXe siècle aux années 2010, Paris, PUF, 2010.
  5. Ce phénomène a été largement étudié par Daniel Cohen dans Trois leçons sur la société post-industrielle, Paris, Seuil, 2006.
  6. Salla Kallin, Antoine B. Levy, Mathilde Muñoz, « Pensioners without borders : Agglomeration and the Migration Response to Taxation », National Bureau of Economic Research, août 2024.
  7. Mathias Abitbol, Laure Arcizet, Ferdinand Carré, « Si l’Europe est déterminée à rattraper son retard sur les Etats-Unis, est-elle prête à le faire au détriment de sa cohésion interne ? », Actes de la Conférence Daniel Cohen 2024, 2024.
  8. Voir par exemple Andrew B. Abel, « Will bequests attenuate the predicted meltdown in stock prices when baby boomers retire ? », Federal Reserve Bank of Philadelphia, janvier 2001.
  9. Voir par exemple Charles Goodhart, Manoj Pradhan, The Great Demographic Reversal : Ageing Societies, Waning Inequality and an Inflation Revival, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2020.
  10. Adrien Auclert, Hannes Malmberg, Frédéric Martenet et Matthew Rognlie, « Demographics, Wealth, and Global Imbalances in the Twenty-First Century » SSRN Electronic Journal, 2021.
  11. Alexandre Ouizille, Théo Iberrakene, Boris Julien-Vauzelle, Face à la « grande transmission », l’impôt sur les grandes successions, Paris, Fondation Jean-Jaurès, 2024.
  12. Dans un passage de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (Cambridge, Cambridge University Press, 1936), Keynes parle d’« euthanasie des rentiers » pour désigner la diminution des rentes provoquée par l’inflation, le capital financier dont sont tirées ces rentes étant dévalué ; les périodes d’inflation forte bénéficient ainsi aux emprunteurs, le coût réel de leurs emprunts diminuant.
  13. Pierre-Yves Cusset, Hippolyte d’Albis, Julien Navaux et Jacques Pelletan, Protection sociale : qui paie le coût du vieillissement de la population ?, Note d’analyse de France Stratégie, n° 103 (5), 2021, pp. 1-16.
  14. Louis Chauvel, Le Destin des générations : structure sociales et cohortes en France du XXe siècle aux années 2010, op. cit.