Notre dernier sondage Eurobazooka montre que Donald Trump est perçu par 48 % des personnes interrogées comme un « ennemi » de l’Europe, tandis que 40 % considère qu’il n’est « ni un ami ni un ennemi ».
Au sein de l’électorat du Rassemblement National (RN), cette part atteint 25 % — soit presque trois fois plus que la moyenne nationale (9 %).
- Cette sympathie qu’éprouve une part significative de l’électorat du RN à l’égard du président américain se manifeste également dans une proximité idéologique entre le parti et le nouveau GOP remodelé par Trump.
- Ainsi, lorsqu’on demande aux électeurs du RN quelle forme de pouvoir politique ils veulent voir émerger en France dans les années à venir, 44 % souhaitent que celui-ci soit « plus centralisé et plus autoritaire ».
- Ce chiffre est significativement plus élevé que la moyenne nationale (24 %) et européenne (13 %).
Selon Jean-Yves Dormagen, cette demande d’autorité, très visible au sein de l’électorat du RN, est « une autre manière de rompre avec l’impuissance perçue ». Cette revendication s’accompagne également d’un désir de transformation radicale des institutions, souhaitée par 64 % des électeurs du parti (ce chiffre atteint 98 % pour La France insoumise).
C’est également au sein du RN que la perspective d’une sortie de la France de l’Union bénéficie du soutien le plus important : 59 % des électeurs du parti y sont favorables, soit deux fois plus que la moyenne nationale (27 %).
- L’éclatement du bloc répond aux objectifs de l’administration Trump qui, dans une version non-publiée de sa stratégie de sécurité nationale, appelait à « travailler davantage avec l’Autriche, la Hongrie, l’Italie et la Pologne dans le but de les éloigner de l’Union ».