De 1819 à 1823, Goya brosse ses Peintures noires sur les murs de sa maison à Madrid. Parmi elles, Saturne dévorant un de ses fils illustre le mythe de Cronos, ce Titan de la mythologie grecque, fils de Gaïa et d’Ouranos, qui dévore chacun de ses fils à la naissance pour éviter que l’un d’eux ne le détrône. Cette représentation brutale, presque insoutenable d’une condamnation à mort de l’avenir, pourrait servir de métaphore à ce que devient une société quand elle broie sa jeunesse pour ne plus penser qu’à sa propre survie.
La France d’aujourd’hui semble elle aussi avoir renversé le pacte générationnel en demandant aux enfants de porter le poids de leurs aînés jusqu’à l’épuisement. Alors que les plus jeunes héritent de charges qu’ils n’ont pas choisies — dette publique, dérèglements du climat, délitement des services publics — les jeunes actifs et les classes moyennes luttent pour se loger, faire des enfants ou payer leurs factures.
En trente ans s’est opéré un basculement silencieux, pas vraiment choisi, ni même débattu : nous avons décidé de payer les retraites d’aujourd’hui avec la carte de crédit de nos enfants et de nos petits-enfants. Pendant ce temps, nous sous-investissons dans l’éducation, dans la recherche et la transition écologique. Entre 1995 et 2025, la part des pensions de retraite dans la richesse nationale a progressé de 20 % quand celle des budgets d’éducation et de recherche a reculé de 15 % selon les données de l’INSEE.
Ce basculement interroge la nature même de notre contrat social : que vaut une société qui hypothèque ainsi l’avenir pour financer le présent ? Ne court-elle pas le risque d’une fracture générationnelle, qui viendrait s’ajouter à toutes les autres fractures de la société française ? Afin d’écarter ce risque, la France a besoin d’un nouveau pacte intergénérationnel pour changer un système né en 1945 au sortir de la guerre mais qui peine à relever les défis du monde d’aujourd’hui.
À travers quatre champs de politiques publiques, nous nous proposons d’explorer les contours que pourrait prendre un tel pacte à l’aube d’une élection présidentielle qui déterminera l’avenir du pays.
La baisse du niveau scolaire est réversible
Le constat est désormais partagé : le niveau général des élèves français a baissé. En orthographe, en lecture, en calcul et plus largement dans la plupart des compétences et des disciplines, le niveau des élèves est aujourd’hui plus faible qu’en 1995.
En mathématiques, dans le premier classement PISA en 2000, la France était au septième rang des nations occidentales pour le niveau de ses élèves de seconde 1. En 2022, elle se classe vingtième 2. En une génération, le score moyen des élèves français en mathématiques est ainsi passé de 517 à 474, soit une baisse de 43 points : c’est l’équivalent d’une année d’enseignement en moins.
Ce recul concerne tous les élèves : les plus avancés comme les plus en difficulté, les garçons comme les filles. Il concerne aussi tous les niveaux : au-delà de PISA (qui évalue le niveau en seconde), les études internationales TIMSS (qui se concentrent sur le CM1 et la quatrième) ou PIRLS (CM1) témoignent des mêmes tendances. Tous les pays développés semblent d’ailleurs marqués par cette tendance à la baisse du niveau.
Ce recul a des conséquences sociales et économiques dont les effets se prolongent tout au long de la vie. L’école étant le premier lieu où se joue la justice entre générations, les jeunes actifs comme les classes moyennes seront les premières à payer le prix de ces reculs dans le monde de l’intelligence artificielle et du calcul quantique. D’autant qu’à cette baisse du niveau s’ajoutent les inégalités de destin : la France est le pays de l’OCDE où la réussite scolaire des enfants est la plus corrélée au statut social des parents. Tout se passe comme si l’ascenseur scolaire s’était bloqué.
Il est encore temps d’agir pour inverser la tendance en suivant la voie tracée par d’autres pays. Le Portugal a conduit durant les décennies 2000 et 2010 des réformes pour rendre ses programmes plus explicites, améliorer la formation de ses enseignants et la qualité des manuels, apaiser le climat scolaire, remettre les savoirs fondamentaux au cœur des enseignements. Le système éducatif portugais a progressé de quasiment 30 points dans les classements PISA jusqu’au Covid, notamment en mathématiques.
De l’autre côté de l’Atlantique, le Mississippi était l’avant-dernier État américain pour la lecture il y a quinze ans et caracole désormais en haut du classement après une décennie de réformes ambitieuses 3.
Élever le niveau, briser les inégalités de destin et tenir la promesse de l’école républicaine est donc possible. À cet égard, la baisse de la démographie scolaire sera une opportunité. Dans dix ans, il y aura 1,7 million d’élèves en moins dans les écoles, les collèges et les lycées 4. Nous pourrions ainsi réduire à moins de 20 le nombre d’élèves par classe au primaire tout en réduisant les effectifs au secondaire pour y augmenter de 10 % les salaires des professeurs.
Au-delà des programmes, des manuels et des conditions d’enseignement, la qualité de la formation est le facteur décisif pour élever le niveau de tous les élèves. C’est l’objet de la réforme du recrutement et de la formation initiale des professeurs qui se met en place à la rentrée 2026. Elle devra se doubler d’une refonte de la formation continue au moment où les professeurs français reçoivent cinq fois moins d’heures de formation par an que la moyenne de l’OCDE d’après l’enquête TALIS 2024 5.
Enfin, l’ascenseur scolaire est aussi grippé parce que les jeunes font de plus en plus d’études pour finir déclassés. Alors que les notes augmentent et que les diplômes enflent, les salaires stagnent et les espoirs s’effondrent. Une grande majorité de jeunes actifs vit aujourd’hui l’expérience du déclassement. Démassifier l’enseignement supérieur serait donc aussi l’une des conditions pour que les jeunes entrent plus vite et dans de meilleures conditions dans le monde du travail. Avec des filières de formation plus courtes, plus professionnalisantes, quitte à permettre une reprise d’études à un stade ultérieur.
La sortie du grand déclassement salarial passe par l’innovation
Trente ans ont passé depuis la « fracture sociale » de Jacques Chirac. Pourtant, les services publics continuent de s’affaiblir et le sentiment se diffuse que le travail ne payerait plus. On présente souvent les Français comme moins travailleurs que d’autres. On dépeint en particulier les jeunes générations comme rétives à l’effort. C’est tout le contraire : elles demandent à mettre leur travail au service d’une cause. Elles savent combien le travail donne une place, une dignité dans notre société, qu’il peut émanciper de son milieu d’origine, mais elles en savent aussi les inégalités et les injustices. Or brimés par une hiérarchie qui ne valorise pas la prise d’initiative, freinés par des règles parfois absurdes et contraints de sacrifier parfois la qualité au conformisme ou au présentéisme, trop de Français ont aujourd’hui l’impression de ne pas pouvoir faire leur travail correctement.
Cette question du « sens » au travail est éminemment complexe et ne se laisse pas facilement appréhender par les politiques publiques. Mais il se double d’un autre déclassement bien plus net : le travail ne paye pas comme il devrait. Des millions de nos compatriotes issus des classes moyennes travaillent dur, respectent toutes les règles, payent leurs impôts mais ont le sentiment qu’ils ne vont pas y arriver. Une étude d’Elabe le montrait en 2025 6 : une majorité de salariés jugent leur métier stressant, mal payé et offrant peu de perspectives d’évolution, singulièrement chez les employés, les ouvriers et les professions intermédiaires.
Une part des blocages français vient de là. C’est le cas sur la question des retraites : comment accepter de travailler plus longtemps quand on n’aime pas son travail ? Sur la question des impôts : comment accepter d’en payer autant alors que le service public n’est pas à la hauteur ? Et même sur la confiance en la politique : comment croire à un changement possible quand tout dans sa vie, dans son travail, paraît stagner voire se dégrader ?
De plus en plus de Français sont fatigués de la pression au travail, de la perte de sens, du sentiment de subir. En 2025, une enquête de Cluster17 7 montrait qu’il y avait autant de personnes souhaitant plus de temps libre quitte à gagner moins que de Français souhaitant gagner plus en travaillant davantage. Beaucoup d’entre eux attendent des moments de respiration pour ralentir et se ressourcer, reprendre en main leur vie, sortir de l’isolement de leur poste de travail et de leur bulle algorithmique et renouer enfin avec la convivialité et l’entraide.
Une économie dont l’entreprise pousse au conformisme et au carriérisme plutôt qu’à l’innovation prend nécessairement du retard par rapport à ses concurrentes. Un système qui favorise la rente et l’héritage plutôt que le travail et l’effort concentre toujours plus les richesses entre les mains de quelques-uns et ne parvient plus à aspirer les classes moyennes et les jeunes actifs vers le haut. Or sur 100 euros de salaires aujourd’hui payés par l’employeur, les Français n’en gardent en moyenne que 54 après impôts et prélèvements sociaux. Il y a deux générations, c’étaient 69 euros 8. Un jeune qui entre aujourd’hui dans le monde du travail est quatre fois plus prélevé qu’un retraité notamment du fait des cotisations sociales et de la contribution sociale généralisée (CSG) ; dans le même temps, sur 100 euros d’héritage, ce sont 94 euros qui bénéficient aux héritiers. L’économie française ne tient plus cette promesse pourtant essentielle envers ses travailleurs : « travailler dur permet de s’élever ».
L’une des raisons de ce déclassement salarial est donc la surtaxation du travail. Dans notre système, la protection sociale de 68 millions d’individus repose sur 22 millions de Français qui travaillent. Détaxer massivement le travail, réduire l’écart entre le salaire net et le salaire brut pour financer différemment la protection sociale seraient parmi les conditions pour que les Français retrouvent le goût du travail. Transférer 60 milliards d’euros de CSG vers la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) permettrait ainsi un gain immédiat de salaire net de quasiment +10 % sur la feuille de paie des jeunes actifs et des classes moyennes (+250 euros nets par mois au niveau du salaire médian), ainsi que la création de 300 000 emplois en cinq ans.
Enfin, la France s’appauvrit parce qu’elle prend du retard dans la course technologique. En une génération, l’écart de salaire moyen s’est creusé de 16 % entre les États-Unis et notre pays. Avec moins d’innovation, moins d’industrie et moins de gains de productivité, les salaires augmentent moins vite.
Il est encore possible de rattraper ce retard dans l’innovation. La France compte par exemple deux prix Nobel de physique récompensés en 2023 et 2025 pour leurs travaux sur les circuits quantiques et l’étude de la matière. Or si les technologies du calcul quantique sont encore au stade du prototype, elles pourraient permettre des gains de productivité représentant jusqu’à 8 % de notre richesse nationale selon une étude récente de la Direction générale du Trésor 9. Encore faut-il qu’elles soient financées. À cet égard, achever l’union des marchés de capitaux en Europe serait indispensable. Dans bien d’autres secteurs, la France et l’Europe ont encore toutes les cartes en main pour enrayer ce grand déclassement.
Enrayer la dénatalité en adaptant l’offre de garde
Une idée lancinante parasite aujourd’hui le débat sur la démographie : les jeunes ne voudraient plus d’enfants. C’est faux : en France, les jeunes générations désirent en moyenne 2,3 enfants par foyer.
L’an dernier, pour la première fois depuis 1945, le pays a connu moins de naissances que de décès du fait d’un indice de fécondité de 1,56. C’était 2,0 en 2014.
Pourtant, l’écart entre le désir d’enfant et le nombre de naissances ne cesse de s’accroître.
Les causes de cette dénatalité sont multiples et largement débattues : le niveau et la stabilité des revenus, le coût du logement bien sûr, la qualité de l’emploi et aussi plus globalement la confiance dans l’avenir. Elle s’inscrit aussi un phénomène global. La moitié des pays dans le monde sont en-dessous du seuil de renouvellement des générations (indice de fécondité à 2,1) et la moyenne européenne est à 1,4.
Cette dénatalité est un problème, ne serait-ce que pour la pérennité de notre modèle social, qui ne peut pas être financé par une population qui vieillit et qui fait de moins en moins d’enfants.
Elle suppose donc de remettre à plat une politique familiale française encore trop largement fondée sur les transferts monétaires. Ceux-ci représentent en effet deux tiers du budget de la politique familiale, à travers par exemple les allocations versées à partir du deuxième enfant ou le quotient familial qui allège l’impôt sur le revenu. Or la littérature scientifique montre que ces transferts n’ont qu’un impact modeste sur la natalité 10 : la Hongrie, qui dépense deux fois plus que la France pour sa politique familiale, notamment via des transferts monétaires, a un indice de fécondité dans la moyenne européenne.
Une note récente du Haut-commissariat à la stratégie et au plan rappelle que les politiques familiales les plus efficaces sont celles qui combinent des congés parentaux courts, bien indemnisés et partagés entre les deux parents avec une offre de modes de garde abondante et adaptée 11. Nous en sommes loin. En France, près de la moitié des enfants de moins de 3 ans n’ont aujourd’hui pas d’offre de garde formelle et doivent être gardés à domicile par leurs parents. Cette réalité est marquée par un fort gradient social (4 familles pauvres sur 5 gardent leur enfant à domicile) et emporte des conséquences négatives sur l’emploi, singulièrement celui des femmes.
Malgré des réformes récentes qui vont dans le bon sens, notamment l’allongement du congé paternité, les coûts d’opportunité d’avoir un enfant supplémentaire restent plus élevés pour les mères, en particulier sur le plan professionnel. Ce blocage retarde et parfois empêche de nouvelles naissances. Moderniser les congés parentaux, investir dans les modes de garde et construire plus de logements devraient être des priorités si la France entend soutenir les familles qui souhaitent avoir des enfants.
Enfin, les politiques de santé publique doivent être plus ambitieuses en matière de fertilité et d’accès à la PMA, qui rend désormais possibles 25 000 naissances par an dans le pays. Alors que les Français font des enfants de plus en plus tard — en moyenne cinq ans plus tard qu’il y a un demi-siècle —, ils ont aussi, logiquement, de plus en plus de mal à en avoir. Or force est de constater que malgré les problèmes croissants d’infertilité, recourir à la PMA en France relève toujours d’un parcours du combattant. De fortes discriminations subsistent pour les femmes seules ou les couples de femmes. Pourtant, garantir un accès effectif à la PMA avec des centres en nombre suffisant et des techniques modernisées aiderait aussi de jeunes actifs qui veulent fonder une famille.
La politique familiale ne pourra pas à elle seule inverser totalement les tendances démographiques. Mais elle peut, a minima, enrayer la chute de la natalité en aidant les familles à transformer leur désir d’enfant en réalité.
Éviter l’effondrement des retraites par des baby bonds
Loin devant l’éducation, la défense ou l’écologie, les retraites des Français sont le premier poste budgétaire du pays. Alors qu’un quart de l’argent public leur est aujourd’hui consacré, cette proportion ne cesse d’augmenter.
Cela s’explique bien sûr par le vieillissement de la population alors qu’il y a de moins en moins d’actifs cotisants pour financer un retraité. De 4 cotisants par retraité durant les Trente glorieuses, ce ratio est aujourd’hui tombé à 1,4. Le taux d’emploi est un autre facteur de l’explosion des retraites : même s’il a largement progressé depuis 10 ans, le taux d’emploi français reste en retrait par rapport à nos voisins, notamment celui des seniors (60,4 % pour les 55-64 ans selon l’INSEE), inférieur de 5 points à la moyenne européenne.
Dans le paradigme actuel, la sauvegarde d’un système par répartition où chaque génération de retraités voit sa pension financée par les actifs suppose mécaniquement soit de prélever toujours plus sur les actifs qui travaillent, soit de repousser indéfiniment l’âge de départ à la retraite. Ces deux options sont économiquement, socialement et politiquement intenables. Elles reviennent du reste invariablement à faire payer les actifs.
S’y ajoutent la complexité des différents régimes de retraite et les inéquités qui l’accompagnent : c’est le cocktail parfait pour faire exploser la solidarité entre générations. Jusqu’ici, la colère s’exprimait à l’endroit des gouvernants. Mais si le système cède sous le poids de la dette, cette rage pourrait opposer les générations entre elles.
Pour sortir de ce piège, notre système de retraites doit changer afin d’offrir plus de liberté et plus de justice. D’abord en supprimant l’âge légal, qui est devenu purement théorique puisque 40 % des retraités partent avant celui-ci mais qui cristallise l’opposition aux réformes. Il est possible d’imaginer un système de retraite piloté par la durée de cotisation, avec une durée minimale pour partir à la retraite, une durée optimale pour atteindre une retraite à taux plein et des modulations pour tenir compte de la pénibilité des métiers et des événements de la vie (parentalité, chômage, invalidité, etc.). Pour les carrières hachées, l’accès au taux plein resterait ouvert à partir d’un certain âge, comme aujourd’hui.
Dans un tel système, chaque Français reviendrait maître de ses choix et pourrait, en toute connaissance de son niveau de retraite potentiel, choisir de partir plus tôt avec moins ou plus tard avec davantage.
Le montant des retraites évoluerait ensuite en fonction de l’inflation mais aussi d’une règle d’or de soutenabilité pour prémunir durablement le système contre les déficits. Car rien ne justifie que l’on finance les retraites d’aujourd’hui par la dette.
Ces retraites seraient complétées par un nouveau pilier universel de capitalisation, sans augmenter les cotisations. Il est possible d’y parvenir en dotant chaque enfant qui naît d’un capital de départ — ou « baby bonds » — financé par la puissance publique, qui fructifie jusqu’à la retraite. Avec une dotation initiale de 10 000 euros par enfant et une hypothèse de rendement réel de 4 % par an, ce pilier de capitalisation doterait chaque Français d’un pécule supplémentaire de 120 000 euros une fois à la retraite. Dans l’intervalle, ce capital financera l’innovation dans l’économie française et européenne et aidera notre pays à remporter les batailles technologiques. Pour financer ces baby bonds, les pensions actuelles devraient être gelées une année, avec une hypothèse d’inflation à 2 %.
Enfin, il appartiendra aussi de développer la solidarité intragénérationnelle, notamment pour financer la dépendance. Les besoins sont immenses et vont croissant. Ils pourraient doubler en un demi-siècle, là encore sous l’effet du vieillissement démographique. Ils ne pourront pas être financés par un nouvel alourdissement sur le dos des actifs.
Parmi les pistes à explorer, il serait possible de développer la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA), qui s’élève depuis sa création il y a plus de 10 ans à 0,3 % notamment sur les pensions de retraite. Parallèlement, les niches fiscales sur les successions pourraient être revues pour financer la dépendance alors que 9 000 milliards d’euros seront transmis d’ici 2040, soit trois fois le montant de notre dette publique 12.
Tenir et transmettre ces promesses républicaines est encore possible. Le nouveau pacte qu’elles impliquent devrait être le principal chantier de demain et le thème central de la campagne présidentielle.
Sources
- Voir le classement PISA pour l’année 2000.
- Voir le classement PISA pour l’année 2022.
- Selon le classement NAEP 2024.
- Pascal André, Meriam Barhoumi, Nicolas Miconnet, Philippe Serre, « Projections d’effectifs scolaires à horizon 2035 », Note d’Information, n° 26-09, DEPP, 2026.
- « Où en est l’enseignement ? », Résultats de l’enquête TALIS 2024, OCDE.
- « Les Français et le travail », enquête ELABE, 30 avril 2025.
- « Entreprises, pouvoir et gouvernance : le regard des Français », enquête Cluster17, juin 2025.
- Nous empruntons ces chiffres au livre d’Antoine Foucher, Sortir du travail qui ne paie plus, L’Aube, 23 août 2024.
- Thomas Chambrillon, Jean-Baptiste Auger, « Calcul quantique : quels enjeux pour l’économie française dans ce secteur naissant ? », Direction générale du Trésor, 22 mai 2026.
- Linda J. Cook, Elena R. Iarskaia-Smirnova et Vladimir A. Kozlov, « Trying to Reverse Demographic Decline : Pro-Natalist and Family Policies in Russia, Poland and Hungary », Social Policy and Society, décembre 2022.
- Césarine Boinet et Constance Desaunettes, « Baisse de la natalité : adapter les politiques familiales sans normer les choix », Haut-Commissariat à la stratégie et au plan, 5 mai 2026.
- Alexandre Ouizille, Théo Iberrakene, Boris Julien-Vauzelle, « Face à la ‘grande transmission’, l’impôt sur les grandes successions », Fondation Jean Jaurès, novembre 2024.