Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a affirmé, vendredi 13 mars, lors d’une conférence de presse, que des conversations étaient en cours avec l’administration Trump. En janvier, le président américain avait annoncé la fin des livraisons de pétrole depuis le Venezuela, suite à la capture de Maduro.
Washington maintient depuis un blocus énergétique, notamment via la menace d’imposer des tarifs douaniers à tout pays qui fournirait du pétrole à l’île.
- Après des semaines de rumeurs concernant la tenue de négociations entre La Havane et Washington — relayées par Donald Trump lui-même, et toujours niées par le gouvernement cubain —, ce dernier a reconnu des échanges avec des responsables américains.
- Le président cubain a déclaré que les discussions « visent à trouver, par le dialogue, des solutions aux différends bilatéraux qui opposent nos deux pays. Certains facteurs internationaux ont facilité ces échanges ».
Depuis plus de trois mois, plus aucune livraison de pétrole n’est arrivée sur l’île.
- La vie à Cuba est paralysée : les écoles ont dû fermer, il n’y a plus de transports, et les longues coupures d’électricité perturbent les activités économiques.
- Des manifestations ont lieu depuis une semaine, chaque soir.
Depuis l’opération américaine à Caracas et la détention de Nicolás Maduro, Trump n’a cessé de mettre en garde La Havane de la possibilité d’un scénario similaire. Plusieurs proches du président américain, à l’image du sénateur républicain Lindsey Graham, s’en sont fait l’écho, déclarant que les jours du régime « étaient comptés ».
- Samedi 7 mars, en Floride, le président américain a déclaré que Cuba était « à bout » et qu’il attendait un « grand changement » sur l’île 1.
- Le secrétaire d’État Rubio — fils d’immigrants cubains — a quant à lui qualifié le régime communiste de « gros problème ». Il serait en train de négocier avec le petit-fils de l’ancien président cubain Raúl Castro, Raúl Guillermo Rodríguez Castro, un interlocuteur qui aurait de l’influence au sein du gouvernement bien qu’il n’y occupe aucun poste officiel.
En signe d’ouverture, le gouvernement cubain a libéré 51 prisonniers le vendredi 13 mars au matin. Bien que le rôle du Vatican ait été reconnu, Miguel Diaz-Canel a déclaré : « C’est une pratique souveraine, personne ne nous l’impose », avant d’ajouter : « Elle répond à notre vocation humaniste. »
- Selon l’ONG Prisoners Defenders, Cuba compterait actuellement plus de 1 214 prisonniers politiques.
Sources
- Milexsy Durán, Dánica Coto, Matthew Lee et Aamer Madhani, « Presidente de Cuba confirma conversaciones con EEUU en medio de crisis energética y económica », Associated Press, 13 mars 2026.