Selon le Military Balance 2026, publié par l’IISS mardi 24 février, la part européenne des dépenses mondiales de défense a bondi de 16,8 % en 2022 à 21,4 % l’an dernier, soit une hausse de 4,5 points en trois ans.
- Dans le même temps, la part de l’Amérique du Nord a reculé de 42,2 % en 2022 à 36,1 % l’an dernier — une région dominée à 97 % par les États-Unis, selon le SIPRI.
- La part de l’Asie a aussi reculé de 2,4 points entre 2022 et 2025, passant de 24,2 à 21,7 % du total mondial, et celle de la Russie et des pays eurasiatiques a augmenté de près de 4 points, pour atteindre 9,2 %.
- Les parts des autres principales régions — le Moyen-Orient, l’Amérique latine et l’Afrique — sont quant à elles restées relativement stables.
L’augmentation des budgets de défense des pays européens, ainsi que la révision des règles budgétaires de l’Union, qui autorisent désormais les États membres à dépasser les limites de déficit si les emprunts supplémentaires sont utilisés pour financer la défense, ont contribué à une hausse considérable de 63 % des dépenses militaires européennes entre 2022 et 2025.
- L’IISS souligne que l’Allemagne a représenté une part importante de l’augmentation des dépenses régionales.
- Berlin s’est fixé pour objectif de consacrer 3,5 % de son PIB à sa défense d’ici 2029, contre moins de 1,5 % en 2022, selon les chiffres de l’OTAN.
Selon le rapport de l’IISS, l’Europe est la région qui a le plus investi pour accroître ses capacités militaires depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, en 2022.
- En termes réels, les dépenses de défense russes n’ont augmenté que de 3 % l’an dernier, alors qu’elles avaient connu une augmentation de près de 57 % en glissement annuel en 2024.
- Si la dynamique se maintient, l’Europe pourrait dépasser l’Asie en termes de dépenses militaires dès 2026.