Avec l’arrivée ces derniers jours du destroyer USS Delbert D. Black en mer Rouge, l’armée américaine dispose d’au moins 10 navires de guerre dans le « Central Command », la zone d’opérations correspondant au Moyen-Orient 1. Le déploiement massif de moyens militaires opéré ces dernières semaines renforce l’hypothèse de frappes américaines imminentes.

  • Afin de se protéger contre d’éventuelles représailles iraniennes, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont annoncé qu’ils ne permettraient pas que leurs espaces aériens ou leurs territoires soient utilisés pour attaquer l’Iran.
  • Des délégations israélienne et saoudienne sont arrivées hier, jeudi 29 janvier, à Washington. Riyad craint notamment qu’une nouvelle attaque américaine contre Téhéran ne conduise à des frappes contre ses infrastructures pétrolières.

Le ministère grec des Transports maritimes a demandé hier, jeudi 29, aux armateurs du pays de faire tout leur possible pour « rester à l’écart » des côtes iraniennes et de naviguer plus près des côtes des Émirats et d’Oman lorsqu’ils passent par le détroit d’Ormuz 2.

  • Les opérations militaires américaines ont souvent lieu le week-end.
  • La capture de Maduro a eu lieu un samedi, et les frappes américaines de juin sur le programme nucléaire iranien un dimanche.

La Maison-Blanche exige que Téhéran cesse tout enrichissement d’uranium, accepte des limites sur son programme de missiles balistiques et mette fin à son soutien au Hezbollah et aux Houthistes, au Yémen, selon des sources diplomatiques 3.

  • Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a déclaré aujourd’hui, vendredi 30, être prêt à reprendre les négociations sur le nucléaire, mais reste fermé à toute concession concernant le programme de missiles balistiques iranien 4.
  • À ce stade, aucune discussion n’a lieu entre Téhéran et Washington, selon Araghtchi. Plusieurs acteurs régionaux dont la Turquie, l’Égypte, le Qatar et l’Arabie saoudite jouent cependant un rôle de médiation.

Les dernières options présentées à Trump par son État-major incluent des raids opérés par des commandos à l’intérieur du pays, soit un scénario potentiellement similaire à l’opération ayant conduit à la capture de Maduro à Caracas, le 3 janvier 5. Il s’agirait d’une option plus risquée pour Washington qui serait susceptible de déboucher sur de nouvelles escalades en cas de pertes de soldats américains.

  • Les cibles potentielles pourraient inclure des infrastructures nucléaires et militaires, notamment des sites de lancement de missiles.
  • Des sources américaines mentionnent également des options visant à « affaiblir le guide suprême iranien », sans toutefois préciser quelles en seraient la nature.
Sources
  1. Heather Mongilio, « Destroyer Delbert D. Black Now in Red Sea Following Lincoln Strike Group Shift to Middle East », USNI News, 29 janvier 2026.
  2. Weilun Soon, « Greece Warns Shipowners Against Sailing Near Iran’s Coast », Bloomberg, 30 janvier 2026.
  3. Andrew England, Simeon Kerr, Najmeh Bozorgmehr, John Paul Rathbone et Abigail Hauslohner, « Arab and Muslim powers mount last-ditch effort to avert US-Iran conflict », Financial Times, 30 janvier 2026.
  4. Barak Ravid, « Iran’s foreign minister says Tehran ready to resume nuclear talks with U.S. », Axios, 30 janvier 2026.
  5. Tyler Pager, Julian E. Barnes, Eric Schmitt, David E. Sanger et Helene Cooper, « Trump Weighs New Military Options Against Iran », The New York Times, 29 janvier 2026.