Une grave erreur de raisonnement a conduit ces dernières décennies à la minoration de l’importance des nations démocratiques dans la mondialisation. Elle tient à ce que l’on regarde la nation comme un simple échelon géographique – ou, pire encore, technocratique. Dans un monde dont l’économie se mondialise jour après jour, la fragmentation en plus de 200 États-nations – chacun avec sa Constitution, son gouvernement, sa monnaie, ses règles, ses juridictions, son modèle social – serait au mieux la survivance d’un ordre politique d’un autre temps, au pire une aberration logique et économique nuisible à la compétitivité de l’ensemble.

On entendait déjà ce discours après 1945, de la part des néolibéraux de l’ « école de Genève » : ils redoutaient que la prolifération des nations récemment décolonisées ne constitue une formidable entrave au développement des échanges1. Multiplier les nations souveraines, c’était en effet multiplier les risques de mesures protectionnistes, non coopératives vis-à-vis du reste du monde, ainsi que la perméabilité des gouvernements vis-à-vis de la demande sociale interne, génératrice d’interventions discrétionnaires et de dépenses publiques. De ce point de vue, les néolibéraux sont nostalgiques d’une forme politique apparue dans l’histoire bien avant la nation : l’Empire. Certains d’entre eux, comme von Mises ou Hayek, ont grandi alors que brûlaient les derniers feux de l’Empire austro-hongrois. Ils en conservent un souvenir nostalgique. Certes, l’Empire était décadent et son appareil administratif vermoulu. Il avait en particulier de plus en plus de mal à gouverner ses immenses provinces et à contenir les nationalités remuantes qui voulaient se libérer de sa tutelle : ce n’est pas un hasard si Franz Kafka s’est inspiré de l’appareil administratif austro-hongrois pour décrire les bureaucraties improbables qui font le sel de ses nouvelles.

« Les néolibéraux sont nostalgiques d’une forme politique apparue dans l’histoire bien avant la nation : l’Empire. »

David Djaïz

Mais les néolibéraux gardent de cette époque le souvenir d’une étonnante liberté pour les individus, économique notamment. Grâce à sa taille immense, l’Empire austro-hongrois permettait le développement sans entrave du commerce, avec un début de division régionale du travail, et laissait à peu près en paix la mosaïque de nationalités qui le composaient, pourvu qu’elles ne troublent pas l’ordre social. L’ambiguïté des néolibéraux à l’égard des aventures coloniales vient aussi de là, même s’ils préféraient nettement le Commonwealth britannique, qui ne pratiquait aucune discrimination commerciale ou distorsion économique entre « l’intérieur » et « l’extérieur », à l’Union française, qui avait adopté une stratégie néo-mercantiliste vis-à-vis du reste du monde. Quelle que soit leur forme, les Empires coloniaux étaient de vastes zones géographiques au sein desquelles prévalait un régime de libre-échange. Cela explique rétrospectivement l’attachement des néolibéraux aux fédérations transnationales, qui sont dans leur esprit des succédanés économiques de l’Empire2.

Les « citoyens du monde » enthousiastes sont aujourd’hui les héritiers de cette école de pensée. Ils nous adjurent de penser à « l’échelle pertinente ». Que pèsent 67 millions de Français, 61 millions d’Italiens, 83 millions d’Allemands, clament-ils, face à 1,4 milliard de Chinois ou même 327 millions d’Américains ? Les nations européennes n’auraient plus la taille critique pour faire face aux grands défis technologiques, géopolitiques, environnementaux du monde de demain. Il est urgent de les dissoudre dans un continent de dimension impériale, seul capable de faire pièce au Léviathan américain et au Béhémoth chinois.

Mais c’est là confondre une forme politique – celle de la nation démocratique inspirée des principes révolutionnaires français de 1789 et américains de 1791 – avec un simple échelon géographique ou gouvernemental. Il ne fait pas de doute qu’il est nécessaire de traiter les grands défis comme le réchauffement climatique, la fiscalité des géants du numérique, l’extinction de la biodiversité, la désertification des fonds marins, la lutte contre les paradis fiscaux ou encore l’intelligence artificielle à l’échelle européenne, mais cela sera d’autant plus facile à faire que la diversité des nations qui composent l’Union européenne sera respectée comme pierre angulaire de toute action supranationale. Faute de quoi, au lieu du saut fédéral escompté par certains, nous aurons l’accélération du repli national agressif et non coopératif auquel nous assistons déjà depuis une quinzaine d’années.

Au demeurant, la diversité des nations seule est productrice d’émulation et d’innovation technologique, scientifique, économique. Les Cités italiennes du Moyen-Âge – Florence, Venise, Rome, Naples, Sienne… – étaient des phares dans la pensée, l’art, le droit mais aussi la production économique parce qu’elles étaient en situation d’émulation les unes avec les autres. Il en alla de même pour les nations européennes entre le XVIe siècle et le début du XXe siècle3, jusqu’à ce que l’hypernationalisme n’anéantisse cette saine émulation et ne la transforme un déluge de feu et d’acier. L’hypermondialisation, comme l’hypernationalisme, n’est pas une bonne chose précisément parce qu’elle substitue la compétition féroce à l’émulation saine. Or l’émulation est un mélange de compétition et de coopération, et c’est ce subtil dosage qui est bon à la fois pour l’économie mondiale mais aussi pour la réalisation de la justice. La compétition universelle promue par les tenants de l’ordre libéral ne mène quant à elle qu’à un nivellement par le bas, une course au moins-disant généralisé, qui se solde la plupart du temps par des crises économiques, de la dévastation sociale, et surtout une accélération de la catastrophe environnementale.

« L’hypermondialisation, comme l’hypernationalisme, n’est pas une bonne chose précisément parce qu’elle substitue la compétition féroce à l’émulation saine. Or l’émulation est un mélange de compétition et de coopération, et c’est ce subtil dosage qui est bon à la fois pour l’économie mondiale mais aussi pour la réalisation de la justice. »

David Djaïz

Du reste, nous n’avons pas une infinité de formes politiques à notre disposition. On ne crée pas une forme politique nouvelle chaque année, comme la nouvelle génération d’iPhone. Il n’existe à ce jour que quatre formes politiques séculaires en magasin, en plusieurs millénaires d’existence politique de l’humanité. Par ordre d’apparition, on trouve la tribu, la Cité, l’Empire et la nation, de facture assez récente en comparaison des trois autres puisqu’elle apparaît vers le seizième siècle et à la fin du dix-huitième siècle sous sa forme démocratique (je dis bien la nation, et pas l’État, qui n’est jamais que l’appareil politico-administratif auquel s’adosse la nation même si cela est un peu difficile à comprendre en France, tant l’État y a précédé et configuré la nation). C’est pour cette raison que les néolibéraux les plus conséquents n’ont pas perdu leur temps et leur énergie à tenter de façonner une nouvelle forme politique. Ils étaient conscients de la difficulté de créer une matrice politique nouvelle pour réaliser leur grand dessein macroéconomique. Économes de moyens, ils ont accepté la nation démocratique comme une sorte de fatalité pourvu qu’elle soit corsetée par un ensemble d’institutions et de règles libérales placées à saine distance de la délibération démocratique – bref un ordre libéral non démocratique.

Si nous devions abandonner la nation démocratique, alors que nous n’avons pas inventé de forme politique nouvelle, nous n’aurions alors que des solutions de retour en arrière. L’Empire est la forme politique plébiscitée par la plupart des gens hostiles à la nation, en particulier à gauche. L’Empire administre d’immenses espaces et peut contenir plusieurs nations, réduites à l’état de simples communautés culturelles et linguistiques. Des nationalités plutôt que des nations d’ailleurs, puisqu’une nation dans son acception moderne est adossée à un État. On parlait bien au XIXe siècle du « principe des nationalités », ces sociétés humaines liées par un substrat culturel commun qui aspiraient à la majorité politique en se libérant des tutelles impériales. L’Empire austro-hongrois contenait la nationalité autrichienne, la nationalité hongroise, mais aussi des Tchèques, des Ruthènes, des Polonais, des Slovènes, des Slovaques, des Italiens, des Serbo-croates, et des Roumains.

« Si nous devions abandonner la nation démocratique, alors que nous n’avons pas inventé de forme politique nouvelle, nous n’aurions alors que des solutions de retour en arrière. »

David Djaïz

D’une certaine manière, les deux grandes puissances économiques qui s’affrontent en ce début de XXe siècle, les États-Unis comme la Chine, ont chacune quelque chose d’impérial. Elles administrent l’une comme l’autre une population très nombreuse sur un territoire immense, et ont une prétention à la puissance sinon à l’hégémonie, soutenue par d’importantes dépenses militaires et une course de vitesse pour repousser les frontières technologiques. Et les megacities comme New-York ou Shanghaï ressemblent bien aux capitales des anciens Empires : des villes géantes, tentaculaires, cosmopolites, commerçantes, dans lesquelles se côtoient la plus extrême richesse et la misère parfois abyssale, et où rien n’est trop beau pour manifester la puissance et la majesté.

Il n’en reste pas moins que les États-Unis sont bel et bien une nation démocratique où les citoyens jouissent d’une égale liberté et se gouvernent eux-mêmes – au moins en théorie car les circuits de la démocratie y sont sacrément grippés par le pouvoir de l’argent. En cela elle ne peut être assimilée à un Empire qui suppose un pouvoir vertical – une pure force de commandement qui s’abat sur les sujets. La Chine se rapproche beaucoup plus de la forme de l’Empire, un Empire aux mains d’un parti unique, le PCC, avec de grands desseins géopolitiques et technologiques. Deux éminents sociologues de gauche, Ulrich Beck et Edgar Grande, ont récemment plaidé pour faire de l’Europe un Empire4. Étonnant pour des penseurs progressistes, tant l’Empire est la forme politique la plus régressive qui soit. La solidarité sociale y est très limitée en raison de la trop grande hétérogénéité des peuplades qui l’habitent et de son immense taille : difficile de construire un État-providence fonctionnel quand il y a trop de milliers de kilomètres ou de peuplades différentes ! Quant à la démocratie, elle y est inexistante : les rapports de pouvoir sont fondés sur la force et la soumission. Beck et Grande tentent l’inversion du stigmate : l’Union européenne pourrait être le premier « Empire démocratique », fondé sur l’État de droit, la justice sociale et la solidarité cosmopolitique. Ce faisant, ils confèrent à la Cour de Justice de Luxembourg un rôle essentiel « d’entrepreneur cosmopolitique »… Si je leur concède bien volontiers que les Européens sont aujourd’hui soumis à un corpus de règles abstraites, impersonnelles et au fond autrement plus puissantes qu’un souverain, je ne vois pas encore nettement où est l’Europe de la solidarité que les deux auteurs appellent de leurs vœux. Et la crise financière de 2008, comme la crise des dettes souveraines de 2010, loin de resserrer les liens de solidarité et d’amitié civique entre peuples européens, ont hélas renforcé la défiance de tous envers tous sur le continent.

En tout état de cause, un transfert de souveraineté des nations vers une « nation européenne », de forme fédérale, n’est pas envisageable en quelques années ni même en quelques décennies. L’émergence d’un véritable espace public national a pris plusieurs siècles. Ce n’est qu’à l’issue d’une lente maturation que les peuples nationaux, soudés par une culture commune, une histoire partagée et, le plus souvent, une même langue, ont appris à formuler des problèmes publics et à les résoudre ensemble, en assumant la part de conflictualité qu’implique le débat démocratique. N’en déplaise à Habermas, l’espace public européen n’est devenu réalité que pour des fractions de l’élite, très réduites et puissamment socialisées entre elles. C’est loin d’être le cas pour les citoyens ordinaires. Le programme Erasmus, souvent cité comme une réussite emblématique de la socialisation de la jeunesse européenne (le succès populaire du film L’Auberge espagnole de Cédric Klapisch aidant), n’a touché que moins de 1 % de la population étudiante totale5, alors que la Commission européenne visait 10 % à sa création en 1987. Un chiffre d’autant plus inquiétant que les enfants des classes populaires sont sous-représentés parmi les bénéficiaires du programme6. Quand bien même ils le voudraient, les jeunes des milieux populaires ne sont donc presque jamais au contact du reste de l’Europe, alors qu’ils continuent de bénéficier d’une socialisation puissante au sein de la nation et de leur territoire d’origine.

« N’en déplaise à Habermas, l’espace public européen n’est devenu réalité que pour des fractions de l’élite, très réduites et puissamment socialisées entre elles. C’est loin d’être le cas pour les citoyens ordinaires. »

David Djaïz

À côté de cette forme impériale « supra-nationale » que nous voyons se dessiner, nous risquons également le retour à la tribu, par centrifugation « infra-nationale ». Cette forme d’organisation politique, la plus ancienne de l’humanité, suppose une communauté de semblables qui sont réunis par une appartenance identitaire commune et sont liés par des liens d’allégeance et de soumission. Ici encore la force d’un commandement vertical s’abat, prenant souvent la forme du glaive du chef de tribu. Il est faux de penser que la tribu est une forme politique éteinte. Au contraire elle prospère dans la post-modernité, partout où l’État-nation est affaibli ou failli. Le djihadisme est la manifestation tribale contemporaine la plus célèbre, la plus massive et la plus dangereuse, puisque la solidarité incandescente des frères d’armes (la fameuse asabiyya d’Ibn Khaldûn) est catalysée par la puissance universelle de la prédication et de la profession de foi (la non moins fameuse da’wa khaldûnienne, ou « invitation à la conversion ») . Ce n’est pas un hasard si le tribal triomphe dans les États faillis comme la Somalie ou dans des États faiblis comme l’Afghanistan. Ce n’est pas non plus un hasard s’il constitue une force d’attraction pour des jeunes gens en déshérence dans les vieilles nations occidentales, vacillantes et incertaines d’elles-mêmes. D’un côté une communauté politique affaiblie, fragilisée, incertaine de ses valeurs et de son projet. De l’autre l’appel de la tribu, de ses fraternités d’armes, et d’un projet substantiel quoique profondément sanguinaire et régressif7.

Les nations démocratiques s’affaiblissent et risquent de s’abîmer à la fois dans des Empires de plus grande dimension ou des tribus de plus petite dimension. Aujourd’hui nous n’avons que des Empires et des Tribus embryonnaires – des fœtus d’Empires et de Tribus. Mais demain nous pourrions les voir revenir sur le devant de la scène. Ces deux formes politiques sont étroitement liées. Depuis Ibn Khaldûn, nous savons en effet que c’est dans les marges des Empires que se préparent les insurrections tribales8. Ces marges étaient hier les déserts d’Arabie ou les montagnes de l’Oural ; elles sont aujourd’hui les banlieues pauvres des megacities mondiales.

« Les nations démocratiques s’affaiblissent et risquent de s’abîmer à la fois dans des Empires de plus grande dimension ou des tribus de plus petite dimension. »

David Djaïz

Car on a beau tourner le problème dans tous les sens : la nation démocratique est la seule forme politique capable de produire simultanément autogouvernement des hommes, liberté civile et solidarité. Il est possible de vivre librement dans un Empire, comme à la fin de l’Empire austro-hongrois, à condition de renoncer à la démocratie et à la solidarité. Cette liberté-là est une illusion de liberté, une simple forme d’insouciance : « Tant que le commandement central ne m’embête pas, je suis heureux » pensait-on dans les lointaines provinces des anciens Empires, à Alger ou à Lemberg par exemple. Le dey d’Alger se souciait-il beaucoup de complaire au sultan de la Sublime Porte ? À l’évidence, non. Il est possible de vivre solidairement dans une tribu, à condition d’oublier la démocratie et la liberté. L’individu est toujours sous le regard inquisiteur du groupe, pris dans des liens d’allégeance et d’obéissance auxquels il ne peut pas se soustraire. Mais seule la nation démocratique offre la possibilité de conjuguer ces trois biens sociaux universels que sont la démocratie, la liberté civile et la solidarité sociale et territoriale. Je dis bien universels car j’anticipe l’objection de relativisme que pourraient m’adresser les cosmopolites-universalistes les plus enthousiastes. Or, mon approche n’a rien de relativiste. La justice existe bien de manière universelle et inconditionnelle, mais celle-ci se décline différemment d’une nation à l’autre, en fonction de l’expérience particulière des peuples. C’est ce que le philosophe américain Michael Walzer appelle « l’universalisme réitératif »9 : il n’est pas possible d’apercevoir l’Idée de Justice, abstraite et universelle ; nous n’avons, à chaque fois, affaire qu’à une idée concrète de la justice, telle qu’elle s’incarne dans les fins particulières que les nations démocratiques se donnent à elles-mêmes.

Au regard de ce qui précède, on ne peut qu’être frappé de voir à quel point les progressistes, les humanistes, les sociaux-démocrates soient aussi inamicaux envers la nation démocratique. En réalité, ils ne prennent pas le temps de réfléchir rigoureusement aux formes politiques. Dans le combat que se livrent désormais à mains nues le capitalisme et la démocratie, ils ont pris résolument et à bon droit le parti de la démocratie. Ils souhaitent qu’elle reprenne du terrain, qu’elle régule à nouveau le capitalisme, qu’elle le soumette à l’intérêt supérieur de la délibération démocratique, ainsi qu’aux principes de justice sociale et écologique. Mais ce projet est une impasse tant qu’il fait l’économie d’une réflexion sur la forme politique capable d’accueillir une telle régulation du capitalisme. Leur discours politique se résume à espérer un approfondissement de la démocratie, qui prend le plus souvent la forme d’une extension indéfinie des droits individuels, comme s’il ne fallait pas se « salir les mains » en parlant de formes politiques. Ou à espérer des arrangements institutionnels qui n’arriveront pas tout de suite (comme une assemblée transnationale), ce qui équivaut à peu près à attendre Godot dans le contexte actuel. Pire, leurs poils se hérissent lorsqu’on leur parle de la nation alors qu’elle est la seule forme politique à ce jour capable d’organiser la réconciliation d’un capitalisme devenu incontrôlé et de la démocratie affaiblie, une démocratie porteuse des exigences de justice sociale et environnementale. Aucune autre forme politique n’est capable de produire et de distribuer avec cette ampleur des biens sociaux comme l’État social, qui sont pourtant fondamentaux si nous voulons dompter un capitalisme sorti de ses gonds.

Voulons-nous jeter par-dessus bord cet héritage ?

Sources
  1. Sur ce sujet, voir les excellents développements de Quinn Slobodian, dans Globalists, The End of Empire and the Birth of Neoliberalism, Harvard University Press, 2018.
  2. Voir notamment le texte prémonitoire de Friedrich Hayek, « The Economic Conditions of Interstate Federalism », 1939.
  3. Voir le livre intéressant de David Cosandey, Le secret de l’Occident : Vers une théorie générale du progrès scientifique, Flammarion, coll. Champs Essais, 2008.
  4. Ulrich Beck et Edgar Grande, Pour un empire européen, Gallimard, 2007.
  5. Alessia Lefébure, « Étudiants : le programme Erasmus a-t-il démocratisé les séjours à l’étranger ? », The Conversation, 19 juin 2019.
  6. Magali Ballatore, Erasmus et la mobilité des jeunes européens, PUF, 2010.
  7. Voir à ce sujet Gabriel Martinez-Gros, Fascination du djihad, Fureurs islamistes et défaite de la paix, PUF, 2016.
  8. Ibn Khaldûn, Le livre des exemples, Gallimard, coll. La Pléiade, 2002.
  9. Michael Walzer, « Les deux universalismes » Esprit, n° 187, Décembre 1992, pp. 114-133.
Crédits
David Djaïz est l'auteur de Slow démocratie, dont vous pouvez retrouver le compte-rendu ici.