Religion

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Dans le dispositif d’arsenalisation de l’Église orthodoxe russe mis en place par le Kremlin, le patriarche Kirill est-il allé trop loin  ?

En traitant le Patriarcat de Constantinople d’incarnation de Satan, le Patriarche de Moscou a transformé le schisme en escalade — et révélé ses vues sur les autres Églises orthodoxes.

Guillaume Lancereau analyse le tremblement de terre qui secoue l’orthodoxie en ce début d’année 2026.

Ce jeudi 27 novembre, Léon XIV entame son premier voyage apostolique dans un pays en voie de réislamisation puis dans un État multiconfessionnel ruiné par la guerre.

De Nicée à Beyrouth, sur des lieux hautement symboliques pour l’Église, le pape se livre à une diplomatie de l’œcuménisme risquée.

Décryptage de notre vaticaniste Jean-Benoît Poulle.

Où va l’Église de Léon XIV  ?

«  Il n’y a pas de séparation dans la personnalité d’une personne publique  : il n’y a pas d’un côté l’homme politique, de l’autre le chrétien.  »

Dans un monde dominé par la théologie politique des empires, le pape étatsunien qui fête aujourd’hui ses 70 ans vient peut-être de remettre en cause une vieille tradition humaniste européenne.

Les commentaires de Jean-Benoît Poulle et les hypothèses d’Alberto Melloni.

Dans l’Amérique de Trump, les nationalistes chrétiens qui veulent renverser la démocratie ont une doctrine  : le dominionisme — et un plan  : le «  combat spirituel  » sans fin.

Ils rêvent de prendre le contrôle de toute la société.

Comment ce courant a-t-il fini par s’enraciner au cœur de l’administration actuelle  ?

Nous revenons sur l’histoire d’une mutation théologico-politique avec l’un des plus éminents spécialistes de l’évangélisme aux États-Unis, Philippe Gonzalez.

Deux catholiques de nationalité américaine.

L’un est pape, l’autre vice-président des États-Unis.

Pour Léon, l’Église est pastorale, synodale, au service du Peuple des baptisés.

Pour Vance, c’est l’institution gardienne d’un tombeau — celui du fantôme de l’Empire qu’elle pourrait chercher à réveiller.

Dans l’affrontement de ces visions, le Vatican pourrait engager un bras de fer.

«  Si l’Église cherchait un bouclier face à Trump, celui offert aujourd’hui par un pape américain est une aubaine.  »

Pour l’instant, personne n’en parle. Mais l’explication du choix du nom du premier pape originaire des États-Unis pourrait se trouver dans une lettre apostolique, Testem Benevolentiae, rédigée par Léon XIII en 1899 pour dénoncer un danger menaçant l’Église à la fin du XIXe siècle  : «  l’américanisme  ».

Selon Pasquale Annicchino, face à l’option carolingienne portée par Donald Trump et J. D. Vance, le nouveau pontife pourrait avoir fait référence à ce contexte en choisissant le nom de Léon XIV — de manière discrète mais programmatique.