Religion

Le pape chez le sultan : le grand contexte du voyage historique de Léon XIV

Méditerranée

« Je ne peux pas » : le pape Léon XIV contre les Empires

Europe
Long format

Dans l’Amérique de Trump, les nationalistes chrétiens qui veulent renverser la démocratie ont une doctrine  : le dominionisme — et un plan  : le «  combat spirituel  » sans fin.

Ils rêvent de prendre le contrôle de toute la société.

Comment ce courant a-t-il fini par s’enraciner au cœur de l’administration actuelle  ?

Nous revenons sur l’histoire d’une mutation théologico-politique avec l’un des plus éminents spécialistes de l’évangélisme aux États-Unis, Philippe Gonzalez.

Deux catholiques de nationalité américaine.

L’un est pape, l’autre vice-président des États-Unis.

Pour Léon, l’Église est pastorale, synodale, au service du Peuple des baptisés.

Pour Vance, c’est l’institution gardienne d’un tombeau — celui du fantôme de l’Empire qu’elle pourrait chercher à réveiller.

Dans l’affrontement de ces visions, le Vatican pourrait engager un bras de fer.

«  Si l’Église cherchait un bouclier face à Trump, celui offert aujourd’hui par un pape américain est une aubaine.  »

Pour l’instant, personne n’en parle. Mais l’explication du choix du nom du premier pape originaire des États-Unis pourrait se trouver dans une lettre apostolique, Testem Benevolentiae, rédigée par Léon XIII en 1899 pour dénoncer un danger menaçant l’Église à la fin du XIXe siècle  : «  l’américanisme  ».

Selon Pasquale Annicchino, face à l’option carolingienne portée par Donald Trump et J. D. Vance, le nouveau pontife pourrait avoir fait référence à ce contexte en choisissant le nom de Léon XIV — de manière discrète mais programmatique.

Les portes de la Chapelle Sixtine viennent d’être scellées  : un rituel politique mystérieux et fascinant a commencé.

Depuis des siècles, l’élection papale nourrit tous les fantasmes.

Pour vous tenir en haleine pendant que les cardinaux délibèrent secrètement, nous vous proposons une petite sélection non exhaustive en quinze ouvrages de référence — au cas où le conclave venait à se prolonger, l’un d’eux est en 16 tomes.

Le Grand Continent se mobilise pour suivre un conclave historique.

C’est le premier conclave de l’histoire de l’Église où la majorité des cardinaux électeurs ne sont pas européens, le premier depuis un siècle qui fait l’objet de pressions impériales évidentes.

Cartes, graphiques, anecdotes, sources confidentielles — suivez notre direct pour comprendre ce moment géopolitique planétaire.

«  Qui entre pape au conclave en sort cardinal  » dit un adage romain  : la plus vieille élection du monde reste aussi la plus imprévisible.

Mais une analyse granulaire des profils et des prises de positions des 135 cardinaux électeurs nous permet de mettre au jour une tendance.

Voici pourquoi le prochain pape se trouve peut-être parmi ces 19 cardinaux.