La République populaire de Chine (RPC) semble en position de force pour imposer ses vues au sein des principales organisations internationales.
La République populaire de Chine (RPC) semble en position de force pour imposer ses vues au sein des principales organisations internationales.
En dépit des déclarations lénifiantes de Narendra Modi sur la nécessité de la coopération internationale pour lutter contre le Covid-19, les tensions de l’Inde avec le voisin chinois sont au rendez-vous. L’opinion publique indienne est en proie à la crainte d’un « péril jaune ». Cette situation a des racines profondes dans l’histoire et la géopolitique.
La diplomatie tonitruante de Pékin en matière d’« assistance » aux pays touchés par le Covid-19 est une application claire du stratagème « faire du bruit à l’est et frapper à l’ouest ». En ce sens, Taïwan, gros caillou dans la chaussure de la politique étrangère de Pékin, pourrait faire l’objet d’une affirmation militaire de la RPC, qui pourrait ainsi se débarrasser de l’un des « cinq poisons » (Taïwan, les Ouïghours, les Tibétains, le Falungong et les militants pro-démocratie) définis par le régime communiste. Face au Léviathan chinois, et dans le contexte de la lutte au coronavirus, la vigueur avec laquelle Taïwan défend son modèle politique intéresse et interroge le reste du monde.
Alors que la pandémie de COVID-19 est en train de tuer et de s’étendre sur toute la planète, les autorités centrales chinoises se sont lancées, par l’intermédiaire de leur diplomatie, dans une révision de l’histoire de l’apparition et de la dissémination du virus. Cet article propose une synthèse de l’action politique de Pékin à l’international depuis le début de la crise.