Antonio Álvarez Prieto

Rédacteur, essayiste et journaliste mexicain indépendant, il a arrêté les cours à la Faculté d’économie de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), et est autodidacte depuis. Il a été pendant quelques années une sorte de médiateur clientélaire, expérience qu’il utilisera plus tard comme travail de terrain dans ses recherches, désireux de montrer comment le clientélisme est perçu lorsqu’il est considéré par un ethnographe et un natif.


Dans le cadre de la crise sanitaire, se pose en Amérique latine la question de la politique destinée aux secteurs populaires, essentielle pour éviter un éclatement social. Le GEG Amériques vous propose cette fois-ci un texte clef pour comprendre, à partir du cas mexicain, la tension qui structure les formes traditionnelles du savoir-faire politique populaire dans la région, notamment par rapport à la façon dont elles sont perçues par les classes moyennes supérieures. Si elles contribuent à consolider les systèmes politiques latino-américains en assurant une certaine stabilité dans les quartiers populaires, elles alimentent aussi l’érosion de leur légitimité parmi les classes sociales les plus favorisées. Une tension qui se situe au cœur de la question des relations raciales qui traverse le sous-continent.