Résultat pour : ukraine


Volodymyr Zelensky a réitéré hier, mardi 21 janvier, sa volonté de trouver un accord pour mettre fin à la guerre en 2025. Au-delà des garanties de sécurité et de l’éventuelle présence en Ukraine d’une force de maintien de la paix, se pose la question centrale du territoire qui sera conservé par Kiev.

D’un scénario maximaliste russe plaidant en faveur d’une partition de l’Ukraine aux concessions envisagées pour Kiev par l’administration Trump, la carte du pays pourrait se trouver radicalement changée.

Le principal groupe sidérurgique ukrainien, Metinvest, a annoncé mardi 14 janvier, avoir suspendu ses activités à la mine d’extraction de charbon à coke de Pokrovsk en raison de la progression de l’armée russe – aujourd’hui à moins de 2 kilomètres du site. La fermeture aura des conséquences significatives sur les capacités de production ukrainiennes d’armement ainsi que sur les finances de l’État.

Avant de s’asseoir à la table de négociation, il faut comprendre précisément ce que cherchent et ce que pourraient accepter les cinq parties directement impliquées — l’Ukraine, la Russie, les États-Unis, l’OTAN et l’Union.

Du megadeal de Trump au bluff poutinien, Rose Gottemoeller, ancienne secrétaire générale adjointe de l’OTAN, passe en revue les positions et esquisse un plan qui permettrait à chacun d’éviter une défaite cuisante.

La Première ministre du Danemark Mette Frederiksen a déclaré être ouverte à une augmentation des dépenses en matière de défense – un tournant historique avant le retour de Trump à la Maison-Blanche. Elle marque ainsi une rupture avec le groupe des quatre pays frugaux (Danemark, Suède, Autriche et Pays-Bas) traditionnellement opposés à l’augmentation des dépenses à l’échelle de l’Union.

Selon Vladislav Sourkov, longtemps éminence grise du Kremlin, avec la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine a ouvert à l’échelle planétaire une nouvelle ère impériale.

Depuis, toutes les grandes puissances se projettent dans un espace «  sans frontières  ».

«  La Turquie intervient en Syrie conformément aux meilleures traditions de la Sublime Porte  ; la Chine tisse doucement ses Routes de la soie à travers tous les continents  ; Trump revendique le Groenland, le Canada, le canal de Panama…  ».

Nous le traduisons et le commentons ligne à ligne.

Alors que Kiev n’a pas accepté de renouveler le contrat permettant le transport du gaz russe vers l’Europe par son territoire, les flux de gaz cesseront dès demain, mercredi 1er janvier. Si les impacts pour les consommateurs européens devraient être négligeables, les industriels ukrainiens payeront quant à eux quatre fois plus pour le transport de leur gaz.

La «  monnaie d’échange  » défendue par Kiev en Russie depuis août pourrait plus nuire à l’Ukraine que lui bénéficier. Moscou n’acceptera vraisemblablement pas d’entrer dans des négociations avant d’avoir recouvré la totalité de sa souveraineté territoriale, tandis que le maintien d’une présence en Russie est perçu dans les rangs ukrainiens comme affaiblissant le front dans le Donbass.

Si l’année 2022 a été celle de l’invasion et 2023 de la stagnation du front, l’année qui vient de s’écouler a été marquée par le lent effritement des lignes ukrainiennes – mais également par l’ouverture d’un nouveau front en territoire russe. En 2025, des progrès vers un cessez-le-feu que Trump souhaiterait sceller devraient avoir lieu. Pour Kiev, la question est de savoir quelle paix émergera d’un potentiel accord avec Moscou.