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Il y a un mois, alors que l’armée russe atteignait l’Oskil au sud de Koupiansk, des officiers ukrainiens estimaient qu’il était «  prématuré  » d’y voir les signes d’une occupation à court terme de la rive ouest de la rivière. En raison d’un manque de soldats ukrainiens disponibles pour repousser les assauts russes, ce scénario semble aujourd’hui plus probable  : ces derniers jours, l’armée russe a établi une tête de pont à l’Est de Dvorichna.

La monnaie russe a chuté ces derniers jours suite à l’imposition par les États-Unis de nouvelles sanctions sur Gazprombank, une institution financière qui assure le service des paiements internationaux pour les exportations de gaz russe. Le rouble a perdu plus de la moitié de sa valeur face au dollar américain depuis son pic post-invasion de l’Ukraine atteint en juin 2022.

Hier, jeudi 21 novembre, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a voté une résolution déposée par le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne et soutenue par les États-Unis, susceptible de mener à nouveau à des sanctions internationales à l’encontre de l’Iran, levées par l’accord sur le nucléaire (JCPOA), signé il y a presque dix ans à Vienne. Quelques jours plus tôt, Téhéran s’était engagé à limiter le taux d’enrichissement de son uranium.

En lançant pour la première fois sur l’Ukraine jeudi 21 novembre un missile balistique à portée intermédiaire capable de transporter une ogive nucléaire, Poutine a pleinement fait entrer la rhétorique nucléaire dans sa guerre contre l’Ukraine et l’Europe. Le lendemain, au cours d’une allocution télévisée, le président russe a haussé d’un cran supplémentaire ses menaces à destination de l’Occident. Nous le traduisons — et commentons son intervention ligne à ligne.

La guerre d’Ukraine a ouvert un nouveau contexte stratégique et établi un nouveau modèle pour les conflits d’agression que la Russie pourrait mener à l’avenir face à l’espace européen.

Alors que l’Europe se prépare à entrer dans la deuxième ère Trump, la France doit trouver les moyens d’éviter à la fois la guerre et la soumission.

Vue de Russie, la décision sur les ATACMS est-elle un tournant  ?

L’autorisation fournie par l’administration Biden à l’Ukraine de frapper le sol russe avec des missiles américains est la dernière d’une longue série de «  lignes rouges  » franchies depuis février 2022. Si cette nouvelle capacité ne provoquera pas un bombardement russe des États-Unis ou de la Pologne, elle est susceptible de conduire à des attaques russes contre l’Ukraine encore plus brutales selon l’analyste Anton Barbašin interrogé par Meduza dans cet entretien inédit.

Si l’unité européenne s’est bâtie sur l’énergie, l’Europe a elle-même créé les conditions d’un blocage en s’enfermant dans une Ostpolitik énergétique.

Il y a 1000 jours, l’invasion de l’Ukraine a tout changé.

Autrefois un obstacle à l’Union de l’énergie, le «  facteur russe  » en est finalement devenu le moteur. Adina Revol signe une histoire en 10 points de la rupture énergétique avec la Russie.

Le Kremlin a publié aujourd’hui, mardi 19 novembre, un nouveau décret portant sur les «  fondements de la politique d’État dans le domaine de la dissuasion nucléaire  » – en d’autres termes, Vladimir Poutine a révisé la doctrine russe en matière d’utilisation de son arsenal atomique.

Ce nouveau document, annoncé avant les frappes ukrainiennes de missiles ATACMS sur le sol russe, vise avant tout à dissuader les soutiens occidentaux de l’Ukraine.