Résultat pour : ukraine


Réconcilier «  les discours du dimanche et les actions du lundi  ».

C’est le sens de la mission que s’était fixée il y a cinq ans Josep Borrell, lorsqu’il a entamé dans son mandat de Haut Représentant. Dans ce texte personnel, le premier depuis qu’il a quitté ses fonctions, il dresse une rétrospective et bilan critique — tout en suggérant quelques pistes pour aller de l’avant.

Aujourd’hui et demain, mardi 3 et mercredi 4 décembre, les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN se réunissent à Bruxelles pour la première fois depuis que la Russie a frappé l’Ukraine avec un missile balistique à portée intermédiaire «  Oreshnik  ». À Moscou, au Kremlin comme dans les laboratoires d’idées du régime, la réponse face aux «  provocations  » de l’Occident passe par la levée de toutes les mesures de non-prolifération et la nucléarisation du monde.

Frapper l’Ukraine et les pays européens avec des missiles nucléaires. Mettre fin aux principes de non-prolifération pour élargir le club des puissances dotées. Abaisser le seuil d’utilisation de la bombe.

Marlène Laruelle introduit et commente le deuxième volet du dyptique clef de Sergueï Karaganov sur l’avenir de la guerre et de la dissuasion nucléaire.

Dans un entretien avec Sky News publié hier, vendredi 29 novembre, Volodymyr Zelensky a suggéré qu’il serait ouvert à un modèle ouest-allemand, qui avait rejoint l’OTAN en 1955 – plus de 30 ans avant sa réunification. S’il est peu probable que Poutine et Trump soient favorables à un tel accord, celui-ci témoigne de la volonté du président ukrainien de mettre fin au conflit en 2025.

Des salons feutrés de BlackRock à l’atelier d’Anselm Kiefer, le leader de la CDU qui pourrait devenir le dixième chancelier allemand de l’après-guerre est un conservateur chimiquement pur qui a grandi à l’ombre de Wolfgang Schaüble. Mais sur la défense et l’intégration fiscale, c’est peut-être par lui que le changement pourrait arriver.

Joseph de Weck brosse le portrait politique et géopolitique de Friedrich Merz—le revenant qui veut faire sortir l’Allemagne de l’interrègne.

Selon la dernière édition de l’Eurobaromètre, publiée vendredi 29 novembre, 51  % des Européens déclarent avoir confiance dans les institutions de l’Union – contre seulement 33  % pour leurs gouvernements nationaux. Depuis la pandémie, l’écart entre la confiance octroyée à l’Union européenne et aux gouvernements des États membres s’est considérablement creusé.

L’interrègne post-pandémique et post-invasion de l’Ukraine arsenalise les concepts  : non-alignement, minilatéralisme, Sud Global, multi-alignement, «  majorité mondiale  », «  Occident collectif  ». Où que l’on se situe, la prolifération de ces idées et doctrines peine pourtant à désigner la réalité d’un monde cassé — plongé dans une recomposition violente alors que la guerre s’étend.

Comment trouver la voie de l’«  universalisme pluriel  » dont parlait Pierre Hassner  ?