Résultat pour : ukraine


Alors que le spectre de la guerre réapparaît massivement dans l’imaginaire de la société espagnol, une ligne de fracture claire se dessine en Espagne au-delà du clivage gauche-droite  : bien que le soutien à une défense commune et à un investissement militaire accru augmente, la majorité n’est pas prête à accepter une militarisation personnelle forcée.

Analyse d’Eduardo Bayón à partir de notre enquête Eurobazooka.

Alors que l’Europe et le monde se transforment à une vitesse vertigineuse, l’opinion française se structure autour de lignes de plus en plus figées.

L’étude granulaire des données socio-politiques et électorales de notre grand sondage Eurobazooka le montre  : la gauche et le centre sont alignés sur une large gamme de questions de politiques étrangères — plus d’Europe et moins d’États-Unis contre la Russie de Poutine.

Aux marges de ce vaste consensus, les électeurs RN et Reconquête sont ceux qui ont le plus de mal à considérer Trump comme un ennemi.

Samedi 5 avril, dans la matinée, Donald Trump s’est rendu à son club de Jupiter, en Floride, pour jouer au golf. Trois jours auparavant, celui-ci provoquait l’effondrement de la bourse américaine en annonçant des tarifs sur une grande partie du monde.

Depuis son retour à la Maison-Blanche le 20 janvier, le président américain a passé la quasi-totalité de ses weekends dans sa résidence de Mar-a-Lago — et 25  % de son temps à jouer au golf —, où il accueille régulièrement des événements de levée de fonds et participe à des tournois de golf.

«  Nous ne sortirons pas de cette situation en étant gentils ou en charmant Washington. Nous devons montrer que l’Europe peut leur tenir tête en tirant parti de notre puissance économique, en particulier en matière de commerce.  »

Pour l’économiste Marco Buti, insider de la Commission européenne depuis les années 1980, les États-Unis sont en train de faire une grave erreur — et l’Union a les armes pour se défendre.

Outre le Canada et le Mexique, d’ores et déjà visés par des tarifs distincts, la Russie figure elle aussi parmi les rares pays ayant échappé aux mesures douanières «  réciproques  » annoncées mercredi 2 avril par Donald Trump. L’absence du pays de la liste des pays visés suggère que Trump craint de susciter des tensions supplémentaires avec Moscou susceptibles de nuire au rapprochement engagé avec Vladimir Poutine, et ainsi compromettre la conclusion d’un accord de cessez-le-feu avec l’Ukraine.

Aujourd’hui et demain, jeudi 3 et vendredi 4 avril, se tient à Samarcande, en Ouzbékistan, le premier sommet Asie centrale-Union qui réunit le pays hôte ainsi que le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, l’Union cherche à conserver et renforcer ses liens avec ces 5 pays du voisinage russe, notamment dans le cadre de sa stratégie Global Gateway.

Demain se clôturent officiellement les candidatures pour la présidentielle polonaise.

Pour que le Premier ministre libéral Donald Tusk réussisse son pari, il a absolument besoin que son champion, le maire de Varsovie Rafał Trzaskowski, favori des sondages, gagne au printemps contre celui du PiS — le discret Karol Nawrocki.

Mais un troisième homme, un masculiniste, star de TikTok et Musk-compatible, leader du parti d’extrême-droite Confédération, pourrait créer la surprise — et peut-être bloquer la Pologne.