Résultat pour : trump


Seule dirigeante européenne présente à la cérémonie d’investiture au Capitole le 20 janvier, Giorgia Meloni avait été la première chef de gouvernement d’un grand pays européen à chercher à jouer le rôle de médiatrice entre la nouvelle administration américaine et l’Europe.

Face à l’accélération et à la brutalité de la géopolitique trumpiste, la présidente du Conseil se trouve aujourd’hui dans une position particulièrement inconfortable  : sa cote d’approbation est la plus basse depuis son entrée en fonction en 2022.

À la veille du Conseil européen de ce jeudi 6 mars, le premier ministre hongrois prend définitivement parti pour le président américain, en menaçant l’unité européenne sur l’Ukraine et en essayant de faire dérailler sa préparation.

Dans la continuité de son alignement sur la position du président Trump et du Kremlin, il menace  : «  Toute tentative d’adopter des conclusions écrites par le Conseil européen sur l’Ukraine donnerait l’image d’une Union européenne divisée.  »

Nous traduisons et commentons cette prise de position ligne à ligne.

Dans une scène d’une violence verbale sans précédent, le président des États-Unis Donald Trump et son vice-président J.D. Vance ont repris les éléments de langage de Vladimir Poutine pour chercher à humilier en direct à la télévision leur allié, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche.

Nous publions la transcription intégrale de cet échange — un tournant historique.

La visite du président ukrainien Zelensky à la Maison Blanche, au cours de laquelle l’Ukraine aurait dû signer un accord sur les minerais critiques, a pris fin brusquement après un échange public d’une violence inédite dans les relations diplomatiques.

Orchestrée par Donald J. Trump et son vice-président J. D. Vance, la séquence a été décrite par les médias d’État du Kremlin comme une «  humiliation  » publique pour le président ukrainien.

Depuis dix jours, le dialogue diplomatique entre la Russie et les États-Unis s’est considérablement approfondi. Lundi 24 février, Vladimir Poutine a déclaré à la télévision que la Russie était ouverte à des projets avec Washington pour développer son industrie des terres rares.

Pendant une conférence de presse avec Emmanuel Macron à Washington, Donald Trump lui a répondu en se disant prêt à travailler à «  d’importants accords d’investissement économique avec la Russie  ».

Cheville ouvrière technique du projet impérialiste de Trump, Stephen Miran est probablement le conseiller économique le plus important et le moins connu du nouveau président américain.

Son programme — provoquer la disruption de l’ordre commercial international pour résoudre les contradictions internes du capitalisme américain — tient en cinquante pages et une idée fixe  : transformer les accords du Plaza en accords de Mar-a-Lago.

Depuis un mois, il l’applique méticuleusement depuis la Maison-Blanche  : il faut l’étudier.

Nous en proposons la première traduction intégrale commentée en français.

En apparence, le «  deal  » en 11 points signé par Washington et Kiev, qui ne donne aucune garantie de sécurité, a tout d’un accord d’investissement.

Mais si l’on sait le lire entre les lignes, il faut y voir une première étape grâce à laquelle Donald Trump pourrait se réserver une porte de sortie pour vassaliser l’Ukraine de facto.

Les spécialistes Lee Buchheit et Elena Daly se sont plongés au cœur des brèches du texte pour étudier les possibilités d’interprétation qu’il porte.

S’il n’a pas précisé leur portée exacte, le président américain a donné des indices sur le fait que ces nouvelles mesures pourraient toucher le secteur automobile après avoir précisé que selon lui l’Union européenne avait été «  formée dans le but d’arnaquer  » les États-Unis.

En voyage à Washington aujourd’hui, la Haute Représentante Kaja Kallas n’a finalement pas pu rencontrer le Secrétaire d’État Marco Rubio, officiellement «  pour des raisons d’agenda  ».

Depuis son retour au pouvoir le 20 janvier dernier, Donald Trump a passé 10 jours sur les terrains de golf — alternant entre ses parcours de West Palm Beach et de Miami, en Floride. Entre aller-retours à Mar-a-Lago pour les week-ends et déplacements divers, le républicain a passé plus de la moitié de son premier mois dans ses nombreuses propriétés et complexes hôteliers.