Résultat pour : routes de la soie


Face à l’annonce d’un «  deal  » de paix à Washington entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en échange d’un corridor de sécurité qui donne aux États-Unis un accès unique au Caucase du Sud, le Kremlin est resté relativement discret.

Le coup de Trump, qui sert sans doute en interne son récit de «  président de la paix  », le place-t-il pour autant en position de force face à la Russie de Poutine avant le sommet du 15 août en Alaska  ? Il y a tout lieu d’en douter.

Une étude en 7 points sur cette séquence et les réactions dans la région signée Guillaume Lancereau.

Alors que Trump et le trumpisme explosent, Viktor Orbán implose.

Le Premier ministre au pouvoir depuis le plus longtemps en Europe n’a jamais été aussi faible sur le plan interne  : lors du festival d’été de son think tank, en présence de personnalités clefs du monde transatlantique néo-réactionnaire venues lui rendre hommage, il a dû se pencher sur sa fin — et sur la fin.

Nous publions la traduction intégrale, commentée ligne à ligne, de cette intervention importante.

«  Toutes les formes de pouvoir disponibles doivent être rassemblées, renforcées et dirigées contre l’ancien régime.  »

Pour Curtis Yarvin, en six mois à la Maison-Blanche, Trump a ralenti. Il faut accélérer.

L’idéologue réactionnaire envoie un message à toutes les unités postées à Washington  : il est temps de convertir la révolte en révolution pour parachever la transformation monarchique des États-Unis — quitte à franchir le Rubicon.

Abandonner l’Ukraine à la Russie de Poutine et Taïwan à la Chine de Xi sans broncher pourrait être la stratégie de Washington.

Pour les stratèges trumpistes, le monde n’a jamais été aussi sûr — sauf autour des États-Unis.

Dans un document d’une quarantaine de pages que nous traduisons et commentons pour la première fois en intégralité, deux auteurs proches du Pentagone de Trump articulent une doctrine qui entend peser sur le positionnement des États-Unis  : de la Corée à l’Ukraine en passant par Taïwan, ils recommandent de se désengager presque partout.

Depuis une dizaine d’années, Maya Kandel suit les intellectuels du mouvement national-conservateur qui ont adhéré puis théorisé a posteriori le trumpisme.

Du Claremont Institute en 2016 à Curtis Yarvin aujourd’hui en passant par le Projet 2025 de la Heritage Foundation, elle nous aide à tracer les grands jalons de cette histoire et à identifier ses acteurs.

Faire l’archéologie de cette coalition idéologique permet de comprendre pourquoi nous sommes désormais une cible  : «  l’Union est une grande puissance qui gêne les trumpistes.  »

Qui est vraiment sur le point de prendre le contrôle du canal de Panama  ?

Un gigantesque deal infrastructurel complexe est au cœur de la rivalité sino-américaine.

À la manœuvre de cette délicate opération — pour l’instant bloquée par la République populaire de Chine — un capitaine italien, Gianluigi Aponte, à la tête d’un empire maritime, pourrait jouer un rôle stabilisateur.

Enquête sur les trajectoires mondiales des tailleurs de Panama.

Depuis 2019 et son appartement au 13e étage du Berlaymont, Ursula von der Leyen est parvenue à concentrer tous les pouvoirs et à éliminer toute contestation — souvent en allant au-delà des prérogatives prévues par les traités.

Pourtant, paradoxalement, par ses hésitations et une certaine inconséquence, la présidente la plus puissante de l’histoire de la Commission pourrait être en train de fragiliser définitivement l’Union.

Pour Guillaume Duval, ancien conseiller du Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, il reste quatre ans pour répondre à cette question.

Que veut-elle vraiment faire de son pouvoir  ?

«  Ouverture au monde et protection des frontières extérieures  ; ouverture interne et préférence européenne — c’est ce double équilibre qu’il faut bâtir.  »

Avant un Conseil européen clef, un sommet de l’OTAN sous tension et une visite en Chine très attendue, l’Union est à un tournant.

Pour évoquer les transformations majeures dans lesquelles est plongé le continent, nous avons rencontré le Vice-président exécutif de la Commission européenne à la Prospérité et à la Stratégie industrielle, Stéphane Séjourné.