Alors que la Chine investit plusieurs milliards de dollars dans la nouvelle route de la soie, visant à recréer un réseau commercial et industriel sur le modèle de la route de la soie antique, l’énergie semble occuper un rôle fondamental dans la conception générale de la stratégie extérieure chinoise.
Avec le déploiement de trois navires dans l’Indo-Pacifique et des exercices conjoints avec les autres pays de la région, le Japon répond à la militarisation croissante de la Chine dans l’objectif de protéger ses intérêts stratégiques et économiques.
Même si la guerre commerciale devrait favoriser le rapprochement de l’Union et de la Chine – les deux victimes principales des menaces de Trump – dans un front commun, pour le moment l’Union semble préférer les relations avec les États-Unis que celles avec Pékin.
Avec le projet Longue Marche 9, la Chine poursuit son objectif de devenir un leader dans l’exploration de l’espace sur le long terme. La compétition sur le marché spatial international va énormément augmenter, avec des conséquences également pour l’Europe.
Tandis que d’autres pays, en particulier la Chine, se préparent pour l’arrivée du réseau 5G, qui permettra le déploiement massif des objets connectés, l’Europe paraît en grand retard. Un problème stratégique pour son positionnement futur parmi les acteurs de l’innovation.
Les nouvelles lois votées par le parlement australien afin de réprimer sévèrement l’ingérence des pays étrangers dans les affaires intérieures prennent à bras-le-corps le problème des relations avec la Chine. Une mise en œuvre efficace de cette politique pourrait inspirer d’autres membres du réseau de renseignement des Five Eyes, réaffirmant ainsi la perspective globale de la sphère anglophone.
Dans la nouvelle escalade de la guerre commerciale entre les États-Unis, l’Europe et la Chine, il semble que les constructeurs automobiles allemands soient les principaux perdants. Un exemple non seulement d’interconnexion mondiale, mais surtout d’éventuels partenariats émergents.
La Chine est très active dans les Balkans et dans l’Europe de l’Est au niveau économique : Pékin a investi massivement dans les infrastructures de ces pays, et ces derniers mois a commencé à s’intéresser en particulier à l’économie bosniaque.
Le Bangladesh compte sur le soutien de l’Inde pour que les Rohingyas réfugiés sur son territoire puissent retourner chez eux au plus vite. Mais l’Inde est réticente à faire pression sur le Myanmar, par crainte de voir son voisin s’allier exclusivement à la Chine.
Le 11 mai, le Premier ministre indien, Narendra Modi, a entamé sa troisième visite officielle au Népal. L’objectif premier était de relancer une politique de « Neighbourhood First » et d’afficher la détermination de l’Inde à ne plus concéder de terrain à la Chine de plus en plus active dans un voisinage longtemps considéré comme une chasse gardée indienne.