Mario Draghi

Président du Conseil des ministres italien (2021-2022), Président de la Banque centrale européenne (2011-2019)

Mario Draghi est un économiste, professeur des universités, banquier, haut fonctionnaire et homme d'État italien.

Il est président du Conseil des ministres d'Italie du 13 février 2021 au 22 octobre 2022. Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs de 2002 à 2005, il est gouverneur de la Banque d'Italie de 2006 à 2011, puis président de la Banque centrale européenne de 2011 à 2019. Il est chargé par la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen de remettre un rapport à la Commission en juin 2024 sur la compétitivité de l'Union.
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«  Nous investirons de nouveau en Europe massivement.

Nous nous attaquerons aux droits acquis qui font obstacle à notre futur, en nous fondant sur l’innovation, contre les privilèges.

Et nous protégerons et préserverons notre liberté.  »

Au Portugal, devant plusieurs chefs d’État européens, Mario Draghi a établi un nouveau diagnostic et fixé un cap.

Nous traduisons son appel de Coimbra.

Dans un discours attendu au Sénat de la République italienne, l’ancien Banquier central a proposé aujourd’hui un profond aggiornamento de son Rapport — en proposant une méthode et un cap pour définir la transition géopolitique de l’Europe.

«  Les citoyens nous disent qu’ils en ont assez d’attendre.  »

Nous le traduisons pour la première fois en français.

Après les paroles de Sergio Mattarella contre «  la vassalisation heureuse  », l’ancien président du Conseil italien et banquier central a prononcé hier à Bruxelles un discours clef  : un manifeste européen dans l’ère Trump.

Cet appel à l’action part d’un impératif  : «  nous devons être optimistes  ».

Et d’un cap  : «  il est de plus en plus évident que nous devons agir comme si nous étions un seul État.  »

Nous le traduisons.

Face aux États-Unis, face à la Chine, «  nous devrons donc croître plus vite et mieux. Et le principal moyen de parvenir à une croissance plus rapide est d’augmenter notre productivité.  » Depuis le monastère de Yuste — la retraite de l’empereur Charles Quint — Mario Draghi vient de prononcer un discours clef. Nous le traduisons pour la première fois en français.

«  Notre organisation, notre processus décisionnel et notre financement ont été conçus pour le monde d’avant—avant le Covid-19, avant l’Ukraine, avant l’embrasement au Moyen-Orient, avant le retour de la rivalité entre grandes puissances. Or nous avons besoin d’une Union européenne adaptée au monde d’aujourd’hui et de demain. C’est pourquoi je propose un changement radical—car un changement radical est nécessaire.  »

«  Notre modèle de mondialisation comportait une faiblesse fondamentale  ». Dans une leçon qu’il vient de prononcer à Washington, l’ancien Banquier central propose une analyse et un diagnostic. «  En Europe, nous pouvons également aller plus loin en finançant plus d’investissements collectivement au niveau de l’Union  ». Nous la traduisons pour la première fois en français.

Être un homme d’État sans État à gérer présente un avantage incomparable  : pouvoir dire la vérité plus librement à ceux qui ont à gouverner.
Tirant toutes les leçons de l’histoire de l’euro, Mario Draghi plaide en faveur d’une Union nouvelle pour accomplir une «  transition géopolitique  » inspirée et imposée par les nouvelles permanences européennes.
Nous traduisons et commentons ce discours capital, programmatique.

«  Alors que nous étions occupés à célébrer la fin de l’histoire, l’histoire préparait son retour.  » Dans son premier discours public depuis qu’il a quitté la tête du gouvernement, Mario Draghi tente de qualifier l’ère actuelle  : sur les cendres de la mondialisation des années 1990, une guerre qui s’étend depuis l’Ukraine jusqu’aux disruptions économiques et sociales qui traversent le continent.