Jean-Irénée Chareton


Pour nous parler du rôle de Berlin dans la circulation des idées et des œuvres — et de l’influence de la ville sur son propre travail — la sociologue Gisèle Sapiro a voulu faire une escale inattendue.

Nous la suivons dans les foires du livre, les maisons d’éditions, les institutions académiques nichées dans la forêt, où l’on déjeune au bord d’un lac, après un séminaire de recherche.

Un itinéraire mondial qui nous ramène, toujours, à Alexanderplatz.

«  C’est un territoire un peu déshérité, à l’écart des grands axes, pas spectaculaire mais doté d’un charme discret que l’on découvre peu à peu et qui finit par s’imposer.  »

À La Charité-sur-Loire, Mazarine Mitterrand Pingeot a retrouvé quelque chose de l’enfance.

Désormais, elle y lit beaucoup, y écrit — surtout, elle s’y confronte au temps de la campagne, qui n’est pas celui des villes.

Elle nous présente un lieu où se joueront peut-être les inventions politiques de demain.

Lorsqu’elle descend en train vers Vico Equense depuis son université de Cambridge, Helen Thompson a toujours un ou deux volumes de Roberto Calasso dans sa valise.

L’été dernier, elle a lu Moby Dick en regardant la mer.

Depuis son premier contact avec le Vesuve — «  à douze ou treize ans  » — il ne l’a jamais quitté.

Pour l’économiste anglaise, la baie de Naples a été «  un point de départ symbolique  ».