Europe

Long format

Pour maintenir ses objectifs climatiques, l’Union doit prendre en compte une réalité physique refoulée  : l’utilisation de gaz naturel liquéfié américain dans le secteur électrique génère des émissions largement supérieures à celles du charbon.

Alors que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen semble vouloir accroître les achats européens pour devancer les exigences du président Trump, il faut comprendre l’implication réelle de ce choix  : la sortie définitive des objectifs climatiques fixés pour 2030.

«  La production européenne doit être rapide, efficace et ouverte.  »

Face à une Russie de plus en plus menaçante et alors que les États-Unis de Donald Trump mettent la pression sur l’Europe, comment construire sans tarder les armées qui pourront défendre le continent demain  ? Les réponses pragmatiques de Ruben Brekelmans, ministre néerlandais de la Défense.

«  Trop de gens perçoivent l’Europe comme une communauté économique, financière, ou je ne sais quoi d’autre. En réalité, c’est une unité émotionnelle, une source de force pour nous tous. Et à présent, c’est à nous de lui rendre cette force.  »

Cette semaine, en recevant le prix du Lifetime Achievement de la European Academy, Wim Wenders a prononcé un discours émouvant, nous le traduisons.

Une nouvelle République technologique. Une histoire des faux. Un voyage au Texas. Une vieille querelle à Weimar. Un Léviathan des tropiques.

Le mois de février réserve beaucoup de parutions importantes  : nous en avons sélectionné 17, dans 5 langues — pour prendre le temps de s’orienter dans un monde où tout s’accélère.

Centralisation du pouvoir à l’intérieur. Néoconservatisme à l’extérieur.

Le favori pour la chancellerie a un plan  : redresser le pays, faire la loi en Europe, promouvoir une mondialisation allemande. À travers un alignement sur les États-Unis de Trump, il propose une nouvelle doctrine pour faire sortir l’Allemagne de la crise.

Nous traduisons et commentons ligne à ligne son discours de la méthode prononcé hier à Berlin.

Dans un monde en guerre où de nouveaux empires rêvent de se partager le continent, l’Europe doit faire face à une nouvelle réalité.

De l’Ukraine à l’Indopacifique en passant par la Syrie et la Baltique, de plus en plus menacés, nous évoluons sur une ligne de crête.

Pour Ursula von der Leyen et sa nouvelle Commission, il faudra s’habituer  : l’Union pourrait devoir commencer à travailler contre Washington.

Pendant plusieurs années à la tête du ministère des Affaires étrangères de Lituanie, Gabrielius Landsbergis a été le chef de file des «  néo-idéalistes  » soutenant ceux qui s’opposent aux autocraties — de Taipei à Kiev.

Alors que Trump est sur le point d’être investi, il appelle à ne pas tomber dans le piège de la rhétorique impérialiste sur le Groenland. Derrière l’irénisme de façade de la Chine, il met en garde contre la stratégie de Xi — «  pour nous, la géopolitique, ce n’est pas faire ses courses au rabais sur Alibaba  ».

Avant de s’asseoir à la table de négociation, il faut comprendre précisément ce que cherchent et ce que pourraient accepter les cinq parties directement impliquées — l’Ukraine, la Russie, les États-Unis, l’OTAN et l’Union.

Du megadeal de Trump au bluff poutinien, Rose Gottemoeller, ancienne secrétaire générale adjointe de l’OTAN, passe en revue les positions et esquisse un plan qui permettrait à chacun d’éviter une défaite cuisante.

Des écrans de smartphone aux drones, des usines aux partis politiques en passant par les avions, le déploiement de l’IA à l’échelle mondiale est en train de disrupter la puissance. Dans un monde cassé, la course à l’intelligence des modèles oblige à puiser de nouvelles ressources — géologiques, scientifiques, financières.

Comment l’Europe peut-elle éviter de subir brutalement cette révolution  ?

Plongée au cœur de l’hyperguerre.