Europe

Long format

Face à la violence de Poutine, devant les menaces agitées par Musk, Trump et Vance depuis la Maison-Blanche, certaines voix considèrent qu’il faudrait solder la souveraineté européenne contre une sécurité dégradée — dans une forme brutale de vassalisation heureuse.

Face à cet écueil, ceux qui ont averti avec constance les Européens de la menace russe depuis vingt ans peuvent montrer l’exemple.

En temps de troubles et d’incertitudes, il faut écouter l’Estonie.

De l’Ukraine à la Roumanie, plusieurs pays européens sont soumis à la pression commune du Kremlin et de la Maison-Blanche pour forcer un changement de régime en Europe.

Alors que l’Union s’organise et que le continent se réarme, nous posons à onze experts reconnus une question cruciale  : sous Donald Trump, les États-Unis sont-ils devenus les adversaires de l’Europe  ?

«  La clarification de la relation transatlantique oblige aussi à des clarifications du modèle européen.  »

Européaniser la dissuasion française.

Augmenter les dépenses de défense.

Réarmer le continent.

Au cœur d’une semaine historique pour l’Ukraine et l’Europe, Louis Gautier, directeur de la Chaire Grands enjeux stratégiques contemporains de Paris-1, dresse le panorama des menaces et des avancées.

En Europe on peine à croire que l’Ukraine pourrait poursuivre la guerre sans l’aide de Washington.

Le Kremlin semble en réalité craindre le soutien européen et mise sur la divine surprise de la convergence entre Poutine et Trump.

Nous traduisons un entretien clef pour comprendre une hypothèse centrale pour la Russie à ce stade des négociations.

Il y a une semaine, les Allemands allaient aux urnes pour un vote décisif.

Pour Guillaume Duval, s’il faut prendre acte de la montée de l’AfD et de la fragilité de la probable Grande Coalition qui sera amenée à gouverner, le paysage politique allemand sort de cette séquence en portant des potentialités nouvelles et intéressantes.

Une perspective en 4 points.

De la Maison-Blanche au Kremlin, une conspiration pour soumettre l’Europe à des changements de régime est en marche — elle passe par des algorithmes et des robots.

Mais face à la guerre totale de l’information menée sur le continent, des forces immenses n’ont pas encore donné  : il est possible de sauver la démocratie.

Xavier Bouvet, Emmanuel Rivière et Benoît Thieulin proposent un chemin et une méthode pour mobiliser les imaginaires.

À la veille du Conseil européen de ce jeudi 6 mars, le premier ministre hongrois prend définitivement parti pour le président américain, en menaçant l’unité européenne sur l’Ukraine et en essayant de faire dérailler sa préparation.

Dans la continuité de son alignement sur la position du président Trump et du Kremlin, il menace  : «  Toute tentative d’adopter des conclusions écrites par le Conseil européen sur l’Ukraine donnerait l’image d’une Union européenne divisée.  »

Nous traduisons et commentons cette prise de position ligne à ligne.

Des liasses de dollars cachés sous le parquet, des transactions crypto. Des hommes de l’ombre et des icônes de TikTok. Des légionnaires solidement armés, des propagandistes qui incitent à la «  haine des juifs  », des influenceurs masculinistes qui disent qu’il faut «  violer les femmes  ».

Entre l’Église orthodoxe et le révisionnisme fasciste — partout la main de Moscou et depuis quelques semaines une ingérence de plus en plus bruyante  : celle d’Elon Musk et de la Maison-Blanche.

Pour la première fois, nous retraçons d’une manière systématique la trajectoire des hommes clefs de la phalange que Georgescu cherche à mobiliser pour prendre la Roumanie.