La démocratie chrétienne face aux techno-césaristes

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26
mai 2026
De 19:30 à 20:30
École normale supérieure
29 rue d'Ulm
75005 Paris
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Dans la première encyclique consacrée à l’intelligence artificielle, disponible en intégralité et commentée dans la revue, le pape Léon XIV propose une doctrine catholique de l’intelligence artificielle, qui articule critique du capitalisme technologique, réflexion géopolitique sur la guerre et interrogation anthropologique sur la place de l’homme dans un monde automatisé. 

Un pape né aux États-Unis prend ainsi position au nom de valeurs chrétiennes et humanistes dans un contexte où, comme le montre spécialiste mondial du populisme Jan-Werner Müller dans une analyse à paraître dans nos colonnes, la démocratie chrétienne est en phase de « zombification », après avoir structuré la construction européenne depuis des décennies.

Selon lui, l’héritage de la démocratie chrétienne a été vidé de son sens par des politiques illibéraux, comme Viktor Orbán qui en a fait « le vernis d’une politique populiste d’extrême droite », ou Giorgia Meloni, qui défend une vision d’abord identitaire de la religion. 

La prise de position du pape Leon XIV sur l’intelligence artificielle marque-t-elle un possible renouveau de la tradition démocrate chrétienne ? Peut-on tisser un fil de Robert Schuman au pape ?

Comment expliquer la lente érosion de la démocratie chrétienne en Europe au cours des dernières années et la captation du référentiel religieux en Europe par des politiques illibéraux, contre la tradition humaniste qui avait défini la démocratie chrétienne ?

À l’ère de l’accélération numérique, de la religion de l’IA, du transhumanisme, de l’évangélisme et de l’eschatologie de Peter Thiel, le retour de la démocratie chrétienne pourrait-il servir d’outil de modération ? 

Alors que le pape Léon XIV s’est opposé à plusieurs reprises à l’administration Trump et à ses puissants soutiens dans le monde du numérique, qui va emporter la bataille idéologique ?

Afin de répondre à ces questions, nous aurons le plaisir de recevoir : 

  • Rémi Brague, professeur émérite de philosophie à Paris I et à l’université de Munich, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, auteur de L’homme pressé (Desclée de Brouwer, 2026) ; 
  • Blandine Chelini-Pont, professeure d’histoire contemporaine à l’Université d’Aix-Marseille, co-auteure de Les jésuites des États-Unis. L’américanisation de l’Église catholique (Presses du Septentrion, 2026) ; 
  • Jan-Werner Müller, professeur en histoire des idées et en théorie politique à l’université de Princeton, auteur de Qu’est-ce que le populisme ? (Premier Parallèle, 2025 – réédition) ;
  • Jean-Benoît Poulle, historien, ATER en histoire moderne à Sorbonne Université, vaticaniste de la revue.

Comme tous les mardis du Grand Continent, cet événement est ouvert à toutes et à tous, avec un certain nombre de places réservées aux étudiants et aux abonnés, en cliquant ici.

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26 mai 2026
De 19:30 à 20:30
École normale supérieure
29 rue d'Ulm
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