Donald Trump : le discours intégral du Board of Peace
Aujourd’hui à Washington — devant sa famille et des affidés de dix-huit pays — le président des États-Unis a cherché à dissoudre le multilatéralisme.
L’ordre international se meurt, le nouveau monde tarde à paraître — et dans cet interrègne surgit le Board of Peace.
Nous traduisons ce discours grotesque, qui n’a rien de sérieux mais tout de réel.
- Auteur
- Le Grand Continent •
- Image
- © AP Photo/Mark Schiefelbein
Le lancement d’une nouvelle institution internationale appelle traditionnellement un grand discours. On se souvient de Woodrow Wilson défendant la Société des Nations lors de la Conférence de la paix de Paris en 1919, ou de Harry S. Truman appelant à bâtir « un monde meilleur » fondé sur une paix durable lors de la création de l’Organisation des Nations unies en 1945.
Les historiens citent aussi l’intervention de Joseph Staline au VIᵉ Congrès de l’Internationale communiste à Moscou en 1928. Dans ce discours consacré au nouveau programme du Komintern, le Secrétaire général du Comité central du Parti communiste de l’URSS fixe la logique qui doit désormais gouverner l’organisation : non plus la coordination d’un mouvement, mais l’affirmation d’une hégémonie parfaite et totale.
C’est moins à ses prédécesseurs états-uniens qu’à ce dernier que l’on pense en assistant, médusé, au discours déjanté et presque irréel qui nous occupe ici. Le décor lui-même — un théâtre pesant de nappes bleues, de rideaux gris uniformes, une salle figée où apparaissent les visages de dirigeants pour la plupart des hommes âgés venus rendre hommage à leur souverain — évoque moins les codes du multilatéralisme que la dystopie d’un conseil d’administration néoréactionnaire.
Autour du président américain prennent place son gendre, Jared Kushner, son homme d’affaires Witkoff, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio — pris à partie à cause de son discours trop bien accueilli à Munich —, le président de la FIFA, Gianni Infantino, et les représentants de dix-huit États.
Une cour recomposée où le pouvoir politique, la loyauté personnelle et les intérêts privés semblent indissociables, et qui est censée administrer l’une des régions les plus sensibles du monde, tout en filtrant des investissements de plus en plus opaques. Dans son discours, le mot Palestine n’apparaît jamais, le mot Gaza uniquement dix fois et la carte du logo réalisé par IA du Board of Peace ne montre qu’une section de l’hémisphère américain centrée sur les États-Unis. Comme le souligne justement Pasquale Annicchino, « Trump est tout à la fois le jury, le juge et le promoteur immobilier des ruines post-conflit » —
L’ambition est démesurément plus grande : « le Conseil de paix va presque superviser les Nations unies », déclare-t-il — mais les États qui participent ne pèsent que 24 % du PIB mondial — soit trois fois moins que le G20
Nous avons choisi de retranscrire fidèlement cette adresse parce qu’elle capture un moment. C’est un document historique qui mérite d’être lu avec un recul sur ce grotesque théâtre géopolitique : le président autoritaire du Kazakhstan proposant la création d’un « Prix Donald Trump de la paix » décerné par le Board of Peace dont on peine à imaginer qu’il ne reviendrait pas par acclamation unanime à récompenser le président du Board of Peace, Donald Trump lui-même.
Ce même Donald Trump qui rappelle regretter de ne pas avoir reçu le prix Nobel, appelant la Norvège à corriger son erreur, avant de proférer des menaces d’intervention militaire contre l’Iran. Ou qui s’égare, empêtré dans l’affaire Epstein, en commentaires sur ses préférences sexuelles (« je n’aime pas les jeunes qui sont beaux. J’aime les femmes »), affirme avoir rêvé aux côtés de Xi Jinping à Pékin de pouvoir « jouer au billard sur la tête » des soldats chinois, avant de s’assoupir en écoutant des allocutions serviles en broken English célébrant ses succès plus ou moins imaginaires, entrecoupées de vidéos de propagande exaltant des accomplissements prétendument inédits dans « l’histoire américaine » — avant le grand finale : Donald Trump, entouré de ses vassaux, frappant une table d’un petit marteau doré sur fond de YMCA, érigé en hymne officieux.
Groucho Marx disait qu’il n’aurait jamais voulu appartenir à un club prêt à l’accepter comme membre. Le Board of Peace semble pousser la formule jusqu’à son point de vérité : si ce club existe désormais, la véritable question n’est pas ce qu’il prétend défendre ou devenir, mais ce que révèle le fait de s’y rabaisser pour entrer.
C’est un grand jour et beaucoup de gens nous regardent, en particulier les dirigeants d’autres pays.
Il est symptomatique que la première phrase soit consacrée aux « autres pays ». Contrairement à la mise en scène trumpiste, la nouvelle organisation lancée par Donald Trump pèse peu, ne concentrant que 15 % de la population et 24 % du PIB mondial, soit trois fois moins que le G20.
Nous avons en ce lieu un grand groupe de dirigeants : ceux qui ne sont pas ici nous suivent sur Zoom. J’espère qu’ils apprécient, comme nous apprécions la presse : elle a été très respectueuse de ce que nous tentions de faire.
Ce que nous mettons en œuvre est très simple : la paix, par l’intermédiaire du Conseil de la paix.
Au-delà du pouvoir personnel de Trump, l’objectif de ce qui est présenté comme une alternative aux Nations unies est bien celui de la prédation économique. Selon la Charte du Board of Peace, le président dispose de la capacité de gérer les fonds. L’adhésion des « pays invités » au Conseil est limitée à trois ans : si l’un d’eux souhaite rester plus d’un an, il est prévu qu’il contribue au fonds géré par Trump à raison d’un milliard de dollars comptant.
« Paix » est un mot facile à prononcer, mais difficile à réaliser. Nous y parviendrons cependant, et nous avons fait du très bon travail.
Certains des dirigeants qui sont avec nous m’ont beaucoup aidé au cours de cette première année. Nous avons connu une première année sans doute unique dans l’histoire de notre pays, car nous avons réglé huit guerres — et nous devrions bientôt en régler une neuvième.
Depuis plusieurs mois, Trump se vante d’avoir « résolu » huit guerres : si les États-Unis ont joué un rôle pour obtenir des trêves de court terme, aucune paix — c’est-à-dire aucune fin à une situation de guerre — n’a été signée sous les auspices de l’actuel occupant de la Maison-Blanche. En parlant de « neuvième guerre », il se réfère probablement à la guerre d’Ukraine, la seule dont il a admis, comme il le fait par la suite, qu’elle était « plus difficile ».
Cette guerre-là s’est avérée plus difficile. Je pensais que ce serait la plus facile, mais avec la guerre, on ne sait jamais ce qui est facile et ce qui ne l’est pas. Nous avons eu d’excellentes relations et je me suis lié d’amitié avec beaucoup de gens.
Je vous suis reconnaissant d’être ici. Ces gens sont formidables. Ce sont des dirigeants formidables.
Tant les personnes qui regardent ceci en circuit fermé que celles qui regardent en circuit ouvert — et elles sont nombreuses — en sont si fières. Ces dirigeants sont devenus des amis incroyables pour moi.
Comme vous savez, nous avons reconstruit notre pays au cours de mon premier mandat.
Nous sommes maintenant arrivés à un point que les États-Unis n’ont jamais connu auparavant.
Le Dow Jones a dépassé les 50 000 points. On nous disait que cela prendrait quatre ans.
Le S&P a dépassé les 7 000 points. On nous disait qu’on ne pourrait y arriver en quatre ans, que ce serait impossible.
Quand je suis arrivé, tous disaient qu’un Dow Jones approchant les 40 000 ou 45 000 points serait un exploit incroyable en quatre ans. Or nous avons atteint les 50 000 points dès la première année et nous avons atteint les 7 000 points pour le S&P, ce qui était en fait plus difficile à faire, selon les génies de Wall Street.
Ces génies auraient été heureux qu’on atteigne de tels seuils en quatre ans. Nous l’avons fait en un : nous faisons un excellent travail.
Le Conseil de la paix est l’une des choses les plus importantes et les plus significatives dans lesquelles je vais m’impliquer. Nous avons participé à beaucoup de choses et j’ai vraiment beaucoup collaboré avec les gens ici. Nous travaillons ensemble pour mettre fin aux guerres. Certaines d’entre elles ont duré une trentaine d’années. C’est long. Nous y avons mis fin en deux jours environ, chacune d’entre elles.
Nous avons d’autres tâches à accomplir et nous y travaillons.
La situation à Gaza est très complexe. Je tiens à remercier Steve et Jared pour leur travail formidable. Marco est là-bas, plus loin. Tout le monde a été fantastique. JD Vance aussi. Quel travail ils accomplissent tous ! Je pense que c’est la meilleure équipe jamais constituée. Vous pouvez le constater par les résultats qu’elle obtient.
C’est donc un immense honneur aujourd’hui de vous accueillir tous au United States Institute of Peace pour la réunion inaugurale du Conseil de la paix. Celle-ci est très importante.
Je pense qu’il s’agit là du conseil le plus influent qui soit, en termes de pouvoir et de prestige. Il n’y a jamais rien eu de comparable, car il rassemble les plus grands leaders mondiaux.
Presque tout le monde est accepté dans ce Conseil : ceux qui ne le sont pas le seront. Certains jouent un peu les malins avec moi : ça ne marche pas. Ils ne le font du reste pas longtemps, car tout le monde rejoint ce Conseil, désormais. La majorité d’entre eux y entreront très vite. Il y en a quelques-uns que nous ne voulons vraiment pas parce qu’ils causent des problèmes, occupez-vous d’eux.
C’est le conseil le plus prestigieux jamais constitué. Vous savez, j’ai vu de grands conseils d’administration d’entreprises. Plus généralement, j’ai vu de grands conseils, mais ce n’est rien comparé à celui-ci, car pratiquement chaque membre est à la tête d’un pays, sauf Gianni, mais il est à la tête du football — ce n’est pas si mal, n’est-ce pas ?
Gianni Infantino, président de la FIFA, est « membre » du Conseil — dont, comme le prévoit sa Charte, peuvent en effet être membres des personnes physiques. Infantino a lié avec une proximité avec Trump, dont le pays accueillera la prochaine coupe du monde, en sachant jouer la partition de la flatterie exigée par la Maison-Blanche : il lui a ainsi remis un « prix de la Paix FIFA » créé sur mesure pour faire plaisir au président des États-Unis.
Gianni, je pense que c’est ton travail que je préfère. Ta Coupe du monde a battu tous les records de vente de billets de l’histoire du football. Les ventes sont pratiquement terminées : personne n’a jamais rien vu de tel, alors félicitations. Tu as pris une bonne décision. Nous l’avons fait ensemble. Merci, Gianni. Tu es formidable.
Je tiens donc à remercier les nombreux dirigeants et dignitaires qui ont parcouru de longues distances pour assister à cette importante réunion à laquelle nous participons actuellement.
Ce bâtiment a été construit pour la paix et personne ne savait comment le nommer. Puis Marco l’a nommé d’après moi. Je n’ai rien à voir avec ça, je le jure : ils m’ont dit qu’il y aurait une surprise, je ne savais pas ce que c’était. Je pensais qu’ils allaient me donner beaucoup d’argent, peut-être en espèces. On a toujours besoin d’un peu de cash supplémentaire.
Alors je suis arrivé et ils m’ont fait cette grande surprise. Je suis sorti, j’ai levé les yeux et j’ai vu écrit « Donald J. Trump » sur le bâtiment.
Quand je dis que je n’avais rien à voir avec ça, personne ne me croit, et ce n’est pas grave. Mais j’ai apprécié. C’était l’idée de Marco et J. D.
J’ai trouvé cela très sympa. Et cela me donne envie de travailler plus dur.
Nous allons devoir travailler plus dur. Nous allons devoir rendre ce bâtiment beaucoup plus important.
Ils l’ont construit.
Il est tout neuf.
Ils l’ont construit pour la paix, mais personne ne l’a occupé. Personne ne savait à quoi il servait, mais l’architecture est tellement belle. Il y avait des salles de réunion, des salles de réception. C’est vraiment incroyable : qui aurait pu penser qu’il avait été construit sans que l’on sache à quoi il allait servir ?
Dans ce passage sur l’inauguration d’un lieu pensé sur mesure pour le leader présenté comme un « cadeau », typique d’une scénographie courtisane de la flatterie et de l’humiliation que l’on retrouve d’une manière caricaturale dans la Corée du Nord de Kim Jong-un, Trump ne cesse de répéter que ce bâtiment serait « tout neuf ». En réalité, il a été construit dans les années 1980.
Puis le Département d’État l’a repris : le bâtiment lui a plu. Marco est venu un jour, il l’a vu. Il a dit : « Ce bâtiment est génial. » Et il l’a revendiqué pour le Département d’État. Où est Marco ?
J’ai dit à Marco : « Marco, est-ce vrai ? Tu as revendiqué ce bâtiment ? » Il l’a pris à cinq autres groupes qui le voulaient. Cela s’est fait très rapidement, très méthodiquement.
Ce bâtiment a vraiment été construit d’une façon magnifique : c’est un bâtiment tellement beau.
Nous avons travaillé ensemble pour assurer un avenir meilleur aux habitants de Gaza, du Moyen-Orient et du monde entier. Le Conseil de la paix est principalement composé de dirigeants et de personnes incroyablement respectées, mais surtout de dirigeants de pays du Moyen-Orient, de pays du monde entier. Ceux-ci ont été très généreux financièrement.
Les États-Unis, comme je le dirai dans un instant, sont également très généreux financièrement, car il n’y a rien de plus important que la paix, et il n’y a rien de moins coûteux que la paix.
Vous savez, quand vous faites la guerre, cela vous coûte cent fois plus cher que de faire la paix. Nous avons ici un homme qui sourit, parce qu’après trente ans de lutte, il a pu savourer cette leçon. Nous y sommes parvenus.
Je tiens à vous remercier infiniment, c’est formidable ce que vous avez fait — vous et votre nouvel ami. Ils sont venus dans mon bureau et m’ont dit : « Je me bats depuis 22 ans maintenant. Tout ce que j’ai fait, c’est me battre contre cet homme. » Son homologue me disait : « Je suis là depuis sept ans. Tout ce que j’ai fait, c’est me battre contre cet homme. »
Nous avons réglé le problème en vingt-quatre heures environ. Je pense qu’ils sont devenus amis. Je ne suis pas sûr d’avoir le droit de dire cela mais je pense que oui.
Levez-vous. Ce sont deux durs à cuire, eux aussi. Vous pensez que ça a été facile ? Ce sont deux personnes coriaces.
Dans ce passage, les deux hommes mentionnés par Trump sont chefs d’État de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan. Dans son discours, Trump ne mentionne pas les noms des deux pays : à plusieurs reprises dans de précédentes interventions, il s’est montré incapable de les prononcer correctement ou a confondu l’Arménie et l’Albanie.
Nous étions dans le Bureau ovale, et nous faisions des progrès, mais chacun était à une extrémité de la pièce.
J’ai deux chaises juste en face du magnifique bureau « Resolute Desk ». J’ai dit : « Les gars, vous pouvez vous rapprocher un peu ? »
Ils se sentaient très mal à l’aise : vous savez, ils s’entretuent depuis trente-deux ans.
Au bout d’une heure, ils étaient assis l’un à côté de l’autre.
Nous avons conclu un deal, ils se sont embrassés, ils ont signé, et nous avons obtenu la paix entre deux pays très importants.
Je n’oublierai jamais cela. Ils ont commencé un peu faibles, mais ils ont fini très forts. Vous pouvez être très fiers de vous. C’était magnifique à voir. Merci.
Regardez ça. Vous y croyez ? Trente-deux ans.
Nous sommes honorés d’accueillir aujourd’hui le Premier ministre Edi Rama d’Albanie.
Où est aussi le président Milei ? Je l’ai soutenu. Je ne suis pas censé soutenir les gens, mais je soutiens ceux que j’apprécie.
Vous savez, j’ai toujours eu de très bons résultats en soutenant des candidats aux États-Unis, mais maintenant je soutiens des dirigeants étrangers, notamment Viktor Orbán, qui est ici, et d’autres.
Je soutiens aussi cet homme, Milei. Il était un peu en retard dans les sondages. Il a fini par remporter une victoire écrasante.
Comme J. D. Vance à Munich il y a un an, le président des États-Unis se vante ouvertement de soutenir des opérations d’ingérence électorale dans des processus démocratiques.
Je viens de soutenir la Première ministre du Japon. Elle était dans une course serrée, mais elle allait probablement gagner. Et elle a remporté la plus grande victoire de l’histoire du Japon. Elle m’aime donc beaucoup. Mais c’était un honneur, et vous faites du bon travail.
Regardez, ils sont assis juste à côté de Victor, je crois. Mais en fin de compte, je pense que je vais finir par les soutenir. Écoutez, tant que cela marche, cela me va. Le soutien semble fonctionner dans les pays étrangers aussi, donc c’est bien. Mais c’est bien de vous avoir tous les deux, Victor. Ravi de vous avoir tous les deux. Je suis très fier de vous.
Le Premier ministre d’Arménie Pashinyan, vraiment un type formidable. Le président Aliyev d’Azerbaïdjan. J’adore prononcer ce nom. Au début, j’avais du mal, mais maintenant j’adore le prononcer. C’est un beau nom.
Sa Majesté, le roi Hamad bin Issa al-Khalifa de Bahreïn. Où êtes-vous ? Il est tellement riche. Il peut s’asseoir là où bon lui semble. Il pourrait s’asseoir dans un coin comme il pourrait s’asseoir tout en haut. Il pourrait détenir une partie de ce bâtiment, Marco, par exemple 25 % du bâtiment pour environ 6 milliards. Vous avez également été très généreux. Nous vous en sommes reconnaissants.
Monsieur le Premier ministre Hun Manet du Cambodge, levez la main où que vous soyez, car… Oui. Bonjour, comment allez-vous ? Félicitations. Nous avons fait du bon travail, n’est-ce pas ?
Monsieur le Premier ministre Madbouli d’Égypte, merci beaucoup. Et dites bonjour au président-général.
Le grade officiel d’al-Sissi, représenté ici par son premier ministre, est maréchal.
Le Premier ministre de Hongrie Orban, qui a mon soutien total et inconditionnel pour les élections. Tout le monde en Europe n’apprécie pas ce soutien, mais ce n’est pas grave. Il a fait un travail incroyable sur l’immigration, contrairement à certains pays qui se sont fait du tort et qui travaillent à le réparer.
Je veux vous faire savoir que vous avez mon soutien total et inconditionnel : je le dis haut et fort. Je l’ai déjà fait, mais je le répète.
Vous allez bientôt avoir des élections, et je pense que tout devrait bien se passer pour vous. Je vais vous dire, Milei s’en est plutôt bien sorti. Il était un peu en baisse, et puis il a fini par remporter une victoire écrasante.
C’est plutôt bien. Vous allez vous en sortir à merveille. Victor, merci beaucoup d’être venu. Je vous en suis reconnaissant. Vous dirigez un grand pays.
C’est un homme que j’apprécie beaucoup. Il est vraiment coriace. Je ne voudrais pas me battre contre lui. Le président de l’Indonésie Prabowo Subianto.
Je vous le dis, c’est un grand homme. Je lui ai demandé combien il y avait d’habitants en Indonésie. Il m’a répondu : « environ 240 millions ». Je lui ai dit : « Non, vraiment ? » Vous avez un grand pays, vous faites un excellent travail et vous êtes respecté de tous. Merci beaucoup d’être ici. Merci beaucoup.
Monsieur le Président Tokaïev, du Kazakhstan. Quel pays ! C’est un pays merveilleux et riche.
Si quelqu’un se pose des questions, je lui dirai qu’aujourd’hui, nous avons réuni ici des personnes très riches.
La présidente Osmani du Kosovo. Madame la Présidente, merci beaucoup. Vous faites également un excellent travail.
Monsieur le Premier ministre Sharif. J’aime beaucoup cet homme du Pakistan : son pays connaissait les combats lorsque j’ai fait sa connaissance et celle de son maréchal. Un excellent chef d’état-major, un homme formidable.
J’ai eu l’occasion de rencontrer le Premier ministre Sharif. Il a dit devant notre chef de cabinet, Susie Wells, qui est ici présente : « Personne ne le sait, mais je crois que le président Trump a sauvé vingt-cinq millions de vies quand il a mis fin à la guerre entre le Pakistan et l’Inde. »
N’est-ce pas ? Vous avez fait cette déclaration. Il a dit 25 millions de vies. Cela aurait pu être beaucoup plus, en fait.
La guerre faisait rage. Des avions étaient abattus, entre le Pakistan et l’Inde.
J’ai téléphoné aux deux. Je connaissais un peu Sharif, et je connaissais très bien le Premier ministre Modi. Mais j’ai appris à connaître le Pakistan et j’ai proposé un deal.
Ils essayaient de conclure un accord trop avantageux et je me suis un peu fâché contre eux. Finalement, ils ont obtenu ce qu’ils voulaient, n’est-ce pas ? Ils ont conclu un bon deal et j’ai fini par les apprécier.
Le chef d’état-major du Premier ministre Sharif [Asim Munir] est un homme dur et un bon combattant. N’est-ce pas ? C’est un combattant sérieux. J’aime les bons combattants.
J’ai donc appris que l’Inde et le Pakistan s’affrontaient dans un certain journal — je ne vous dirais pas lequel parce qu’en général, il relaie des fake news. La situation a empiré, et beaucoup d’avions ont été abattus.
C’était une guerre totale. J’ai appelé Sharif et je lui ai dit : « Écoutez, je ne conclurai pas d’accord commercial avec vous si vous ne réglez pas ce problème. » Ils ont répondu : « Non, non, non. » Tous les deux. Ils ne voulaient pas le faire. J’ai dit : « Non, il le faut. Si vous ne le faites pas, je ne conclurai pas d’accord commercial. »
Ils font beaucoup d’affaires avec les États-Unis : ils se sont soudainement adoucis. J’ai vu que soudainement, tous deux reculaient — et nous avons conclu un accord.
J’ai dit : « Si vous vous battez, je vais imposer des droits de douane de 200 % à chacun de vos pays, ce qui vous empêchera de faire des affaires. » L’un d’eux, je ne dirai pas lequel, a dit : « Vous ne pouvez pas faire ça. » Ils voulaient tous les deux se battre, mais quand il s’est agi de perdre beaucoup d’argent, ils ont dit : « Je suppose que nous ne voulons pas nous battre. »
Et nous avons conclu cet accord en deux ou trois jours.
Nous avons dit : « Ce sont deux nations très puissantes. Ce sont deux nations nucléaires. » Je ne veux pas dire ce qui allait se passer, mais, vous savez, de mauvaises choses peuvent arriver.
Monsieur le Premier ministre, je tiens donc à vous remercier, car c’était très important. Les gens n’en ont aucune idée. Beaucoup disent : « Oh, mais ils ne se battaient pas. » Ils se battaient pourtant. Onze avions très coûteux ont été abattus Tous deux étaient engagés dans le conflit.
Maintenant, c’est fini. Je pense vraiment que nous pourrons toujours nous entendre avec eux.
Vous savez, beaucoup de progrès ont été réalisés, même dans nos relations. Le Premier ministre Modi est aussi un type formidable. Ils sont tous formidables, mais j’étais très fier de cet accord.
Le président Peña du Paraguay est ici. Merci beaucoup.
C’est un beau jeune homme. C’est toujours agréable d’être jeune et beau. Cela ne veut pas dire que nous devons vous aimer. Je n’aime pas les jeunes hommes beaux. J’aime les femmes. Moi, cela ne m’intéresse pas. Vous faites également un excellent travail.
Son Excellence, le Premier ministre al-Thani du Qatar est un homme formidable et très respecté. Il travaille avec un homme qui est extraordinaire. Je dis toujours qu’il a besoin d’une agence de relations publiques, car il fait tellement de bien, et pourtant on le présente comme un méchant. Vous n’êtes pas méchant. Vous nous aidez tellement, vous êtes un si bon allié.
Je veux que les gens le sachent. L’émir est aussi incroyablement intelligent, aussi intelligent qu’un grand leader peut l’être. Il se soucie considérablement de son peuple et du Moyen-Orient. Je tiens donc à le remercier sincèrement et à lui transmettre mes salutations. Votre pays nous a été d’une grande aide.
Vous savez, cela surprend certaines personnes là-bas. Mais elles vont maintenant commencer à changer d’avis, car c’est la vérité. Je ne dis que la vérité.
Le Premier ministre Dan de Roumanie. Les Roumains sont fantastiques, vraiment fantastiques. Tout comme vous. Beaucoup d’entre eux viennent travailler aux États-Unis et nous aident, comme vous le savez. C’est vrai, ce sont vraiment des gens très solides.
Contrairement à ce que dit Trump, Nicusor Dan est président et non premier ministre de Roumanie.
Le président Mirziyoyev d’Ouzbékistan est ici. C’est un de mes amis, il a l’un des noms les plus difficiles de l’histoire. Mais cela n’a pas d’importance : votre pays se porte très bien et vous vous portez très bien — rien ne va mal.
Le secrétaire général [du Parti communiste vietnamien] Tô Lâm. Le Vietnam est un pays incroyable et une grande puissance. C’est un très grand honneur de vous avoir parmi nous. J’ai beaucoup de respect pour votre pays.
Nous tenons également à exprimer notre gratitude au vice-président J. D. Vance, qui est un homme fantastique et talentueux. C’était un excellent étudiant. Il a fréquenté une seule école, il a obtenu son diplôme.
Vous savez, si vous regardez certaines des personnes qui étaient présentes à l’événement à Munich, vous constatez qu’elles n’ont pas obtenu leur diplôme universitaire rapidement. Ils faisaient comme ils pouvaient. Il y avait là une jeune femme séduisante mais qui était incapable de répondre aux questions et elle n’avait pas aussi bien réussi que J. D. à l’université.
Donald Trump fait ici référence au discours d’Alexandria Ocasio-Cortez à Munich.
J. D. a obtenu son diplôme en deux ans dans une université où les études durent quatre ans et demi. Il est ensuite allé à Yale, où il a obtenu son diplôme avec les meilleures notes de sa promotion, puis il s’est engagé dans l’armée.
Quand il est allé à Yale, il y avait une personne qui était légèrement devant lui. Il l’a donc épousée. Pouvez-vous le croire ?
J’aime toujours dire que J. D. était premier et Usha deuxième, car je me sens un peu mal à l’aise quand je dis le contraire. Mais il a été incroyable. C’est un homme brillant et formidable, et il est mon ami.
Tous nos collaborateurs, tous les membres de notre cabinet forment un groupe fantastique.
Beaucoup d’entre eux sont ici.
J. D. a été formidable. Il est parfois un peu dur, nous devons le freiner un peu. Parfois, il dit ce qu’il pense.
Maintenant, nous avons l’extrême opposé.
Marco, assis au fond, est votre meilleur ami : il fait les choses avec une douceur de velours, mais il porte un coup fatal.
Le résultat est le même, bien que Marco et J. D. fassent les choses de manière très différente.
Marco, tu t’es vraiment fait honneur il y a deux jours à Munich, tellement que j’ai failli te licencier. Ils disaient en effet : « Pourquoi Trump ne peut-il pas faire cela ? » Je fais la même chose, mais je le dis différemment.
Marco, ne fais pas mieux que ce que tu as fait, s’il te plaît, parce que si tu le fais, tu es viré.
Mais non. Il a compris que je veux que mes collaborateurs soient excellents — et les éloges qu’il a reçus et ceux que J. D. reçoit sont formidables.
Nous sommes entourés de gens intelligents.
Et quand vous voyez les autres représentants [présents à Munich], comme Gavin Newscum [Newsom]… il ne savait pas ce qu’il faisait là-bas, ni AOC. Elle était incapable de répondre à une question simple. Elle aurait pourtant pu dire : « Je suis en train d’étudier la question et je vous ferai part de mes conclusions la semaine prochaine. » On peut toujours s’en tirer comme ça. Mais ce qu’elle a répondu pourrait bien signer la fin de sa carrière — pendant vingt-cinq ans, tous ceux qui se présenteront contre elle vont utiliser cette phrase, ce petit détail. Susie l’utilisera sans doute. Ce n’était ni une bonne réponse, ni une réponse naturelle.
Je tiens donc à remercier J. D. comme je tiens à remercier le secrétaire d’État Marco Rubio.
Ils sont extraordinaires.
Je tiens à remercier l’envoyé spécial pour la paix Steve Witkoff, qui a été incroyable.
Vous savez, j’ai choisi Steve parce que j’étais un promoteur immobilier très prospère de New York, en fait beaucoup plus prospère que Steve. Ce n’est pas cependant ce que je veux dire : je refuse de le dire. J’ai vu autre chose : Steve est un excellent négociateur. Tous les promoteurs l’aimaient — et ce sont des gens coriaces. Vous savez, les promoteurs new-yorkais ont tendance à l’être, et la plupart d’entre eux se détestent, comme beaucoup de personnes dans cette salle se détestent. C’est assez naturel, je suppose, mais nous ramenons l’amour dans cette pièce, comme au bon vieux temps.
Tout le monde aime Steve, tous les promoteurs, même les pires, les plus méchants, les personnes horribles, en fait.
Nous avons eu quelques conflits dans le monde, pour dire le moins. J’ai dit à Steve : « Aimerais-tu être un Henry Kissinger Jr. qui, cette fois, ne divulgue pas d’informations confidentielles ? » Je lui ai demandé : « Es-tu un cafteur, Steve ? »,
Il ne savait même pas ce que ce mot signifiait.
Je dis toujours que Richard Nixon a dit à Henry Kissinger, qui était l’un des plus grands cafteurs de tous les temps : « Henry, qui divulgue toutes ces informations ? — Je ne sais pas, Monsieur le Président. » C’était pourtant Henry qui les divulguait.
Ce sont des petites histoires que j’aime vous raconter. Steve a été incroyable, lui. Tout le monde l’aime. L’Ukraine l’aime, l’Europe l’aime, la Russie l’aime. Il n’y a rien de mal à cela.
Steve est allé voir le président Poutine, qu’il ne connaissait pas. Je lui ai organisé une rencontre. J’ai pris des nouvelles : « Comment va Steve, monsieur ? — Il est toujours à l’intérieur. — Mais ça fait une heure ! » J’ai rappelé. « Dites à Steve de m’appeler quand il aura terminé. Je veux savoir ce qui se passe. — Nous voulons mettre fin à cette guerre, monsieur. Il est toujours à l’intérieur. »
Trois heures, quatre heures s’écoulent. Ils ont passé quatre heures ensemble lors de leur première rencontre.
C’est cela, le talent. Ils s’entendent bien. Je veux dire, que les gens aiment ou n’aiment pas Poutine ou Zelensky, Steve et Poutine s’entendent bien, comme Steve et Zelensky s’entendent bien. Tout le monde aime Steve, et il fait un excellent travail.
Son travail est difficile — et je pensais que ce serait facile parce que j’ai une très bonne relation avec le président Poutine.
J’ai aussi de très bonnes relations avec le président Xi. Je vais me rendre en Chine en avril. Cela va être incroyable. J’ai dit : « Nous devons organiser le plus grand spectacle que vous ayez jamais vu dans l’histoire de la Chine. »
Il se peut qu’il s’agisse d’une exagération. Sous le règne de Qin Shi Huang (IIIe siècle av. J.-C.), les grandes processions impériales accompagnant l’unification de la Chine et les rites liés à son mausolée (dont l’Armée de terre cuite) mobilisaient des dizaines de milliers d’ouvriers, soldats et musiciens. Les sacrifices impériaux célébrés notamment par l’empereur Han Wudi au Mont Tai réunissaient la cour, l’armée, les élites savantes et d’immenses cortèges rituels, considérés par les sources classiques comme les plus grandes cérémonies religieuses et politiques de l’Antiquité chinoise. Plus proches de nous la Cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin du 8 août 2008, mise en scène par le réalisateur Zhang Yimou, a mobilisé environ 15 000 performers et a été suivie par près de 4 milliards de téléspectateurs, ce qui en fait l’un des événements télévisés les plus regardés de l’histoire mondiale. L’exposition universelle de Shanghai 2010 (1er mai – 31 octobre 2010) est le plus grand événement international jamais organisé en termes de fréquentation, avec 73 millions de visiteurs et 246 pays et organisations participantes, record absolu pour une exposition universelle.
Vous savez, la dernière fois que je suis allé en Chine, le président Xi m’a très bien traité. Il m’a offert un spectacle. Je n’avais jamais vu autant de soldats. Tous exactement de la même taille, à quelques centimètres près. C’est possible quand on a 1,4 milliard d’habitants : cela fait beaucoup d’épaules. Tous de la même taille. S’ils avaient baissé leur casque, on aurait pu jouer au billard sur leur tête. C’était assez incroyable.
J’ai dit à Xi qu’il fallait faire mieux. Il a répondu qu’il ferait mieux. Nous allons avoir beaucoup de monde. La plupart des fake news qu’on propage à propos de là-bas vont disparaître.
Steve a fait un excellent travail. Et puis, un peu plus tard, nous avons fait venir Jared [Kushner].
Jared était responsable des accords d’Abraham — qui sont formidables. Il a été incroyable. Personne d’autre n’aurait pu faire cela. C’est un type très intelligent.
Nous avons également fait de Jared un envoyé de la paix.
Tous les deux sont incomparables. Je regarde ces deux types et je me dis que nous sommes couverts niveau QI. Les gens les aiment tous les deux. Vous savez, ce sont des gens bien. Ils ont eu des réunions très intéressantes et très propices concernant l’Iran, qui est actuellement un point chaud comme vous le savez. Ils rencontrent les représentants de l’Iran et ont de bonnes relations avec eux.
Au fil des ans, il s’est avéré qu’il n’était pas facile de conclure un accord significatif avec Téhéran. Nous devons conclure un tel accord, sinon des choses graves se produiront. Steve et Jared entretiennent toutefois d’excellentes relations avec les représentants de l’Iran.
Il y a eu tellement de négociations — par exemple celles entre le Kosovo et la Serbie : je m’en suis occupé. Pouvez-vous vous lever ? Si certains d’entre vous sont ici, levez-vous juste une seconde. Quel travail ! Merci, nous apprécions beaucoup. Vous vous entendez bien, et quand vous ne vous entendez pas, vous m’appelez et nous trouvons une solution, n’est-ce pas ?
Il y a encore le Pakistan et l’Inde : c’était un gros projet. Je pense que vous devriez vous lever. Venez, levez-vous juste une seconde, le Pakistan et l’Inde. Merci beaucoup.
J’ai parlé au Premier ministre Modi : il est enthousiaste, il nous regarde en ce moment même.
Pendant le Conseil de la Paix de Trump, le Premier ministre indien accueillait à Delhi le Sommet sur l’Impact de l’IA, en présence d’Emmanuel Macron et des principaux dirigeants de la tech.
Quant à l’Égypte et l’Éthiopie, nous allons y arriver. Vous savez, un petit barrage a été construit — en fait, c’est peut-être le plus grand barrage du monde, construit et financé par les États-Unis bien sûr. Brillamment. Nous avons un petit problème pour acheminer l’eau du Nil. Ce n’est pas facile, mais nous allons régler cela.
L’Arménie et l’Azerbaïdjan, nous en avons parlé. Encore une fois, merci beaucoup à vous tous. Excellent travail.
Le Cambodge et la Thaïlande : c’est incroyable ce que vous avez fait, vous vous êtes réunis et tout a fonctionné. Ils nous regardent en ce moment même sur un circuit fermé.
C’était un gros problème, le Cambodge et la Thaïlande. Ce sont des combattants féroces — les autres sont bien inoffensifs en comparaison.
Il y avait également le Congo et le Rwanda : nous les avons rendus assez pacifiques. Il y a de petites flambées de violence de temps en temps, je reçois un appel une fois par semaine : « Monsieur, il y a encore une flambée de violence au Congo. » Nous allons régler ça, n’est-ce pas Susie ?
Il y a également Israël. Nous verrons où nous mène la situation.
Au sujet d’Israël, nous avons fait la plus grande chose qui soit : nous avons actuellement la paix au Moyen-Orient, ce qui est plus important que ce que les gens disaient être impossible.
Depuis 3 000 ans, on parle du Moyen-Orient.
Ils disaient que la paix était impossible. Regardez ce qui s’est passé à Gaza.
L’un des plus beaux moments a été de prendre ces superbes bombardiers B2 — nous venons d’en commander 22 autres, le modèle amélioré.
Les bombardiers B2 sont incroyables. Je ne les ai jamais compris. Je les regardais, ils ne sont faits que d’une aile volante, et je n’ai jamais vraiment compris cela. Je les regardais, je disais qu’ils étaient magnifiques.
Que font ces avions ? Ils transportent de très grosses bombes et sont allés en Iran pour détruire le potentiel nucléaire du pays.
Nous avons alors eu la paix au Moyen-Orient.
Il y avait comme un nuage noir qui planait sur le Moyen-Orient. Si cela n’avait pas été fait, ce nuage serait resté et des pays comme l’Arabie saoudite ou le Qatar n’auraient pu être ralliés Vous n’auriez pas pu avoir la paix au Moyen-Orient.
Maintenant, nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas. Peut-être allons-nous conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours.
Les États-Unis ont déployé un appareil militaire massif autour du Moyen-Orient ces derniers jours, mobilisant le plus important dispositif aérien dans la région depuis l’invasion de l’Irak en 2003.
Mais cette réunion d’aujourd’hui est la preuve qu’avec un leadership déterminé, rien n’est impossible.
Lorsque j’ai pris mes fonctions, la guerre à Gaza faisait rage, des milliers de personnes étaient tuées et aucune issue n’était en vue. Aujourd’hui, grâce à une diplomatie acharnée et à l’engagement de nombreuses personnes remarquables présentes dans cette salle, nous avons cinquante-neuf pays signataires.
Pensez-y. Pour toutes les personnes de cette salle — elles sont si nombreuses —, la guerre à Gaza est terminée. Certes, il y a quelques petites flammes. Le Hamas a été… Je pense qu’ils vont rendre leurs armes, comme ils l’ont promis. S’ils ne le font pas, ils seront sévèrement punis, vous le savez. Ils ne veulent pas cela.
Vous savez, on raconte qu’ils ne craignent pas de mourir : ils m’ont dit que ce n’était pas vrai, qu’ils ne souhaitent pas mourir.
Le cessez-le-feu a été respecté et tous les otages restants, vivants ou morts, ont été ramenés chez eux.
Pensez-y. C’était impossible, et nous l’avons fait. Il y avait des centaines d’otages. J’ai dit à Steve et Jared : « Récupérer les 20 derniers va être très difficile. » Nous avons pourtant récupéré les derniers otages vivants, mais seulement environ 16 des morts. Nous avons alors dit : « Vous devez tous les récupérer. Vous nous les avez tous promis. »
Ils ont creusé, creusé et creusé. Vous pouvez imaginer que c’est un travail brutal. Le Hamas a vraiment fait une grande partie de ce travail, et il faut lui en rendre crédit. Il a ramené le dernier il y a une semaine et nous avons récupéré les vingt-huit otages, vivants et morts.
Ce qui est incroyable, parce que je n’ai jamais rien vu de tel, c’est que les parents d’un fils en otage savaient quand celui-ci était mort. Ils voulaient pourtant son cadavre autant que s’il était vivant, autant que les personnes qui ont récupéré leurs fils vivants. Quand ils ont récupéré le corps de leur fils, il y a eu une grande tristesse, mais aussi une grande joie.
Avant ces vingt otages, il y a également eu des centaines de personnes dont personne ne parle. Nous avons fait du bon travail. Je tiens à remercier tous les pays qui nous ont aidés à réaliser cette avancée monumentale, qui a sauvé d’innombrables vies et qui a véritablement apporté la paix, comme le concept de paix, au Moyen-Orient.
Personne ne croyait à la paix au Moyen-Orient. J’ai toujours entendu dire que la paix y était impossible, mais il s’avère que ce n’est pas le cas.
Nous avons encore du travail à faire avec l’Iran. C’est très simple. : ils ne peuvent pas avoir l’arme nucléaire. Il ne peut y avoir de paix au Moyen-Orient s’ils possèdent l’arme nucléaire. Cela leur a été dit très clairement.
Depuis le cessez-le-feu obtenu de haute lutte en octobre dernier, les États-Unis et leurs partenaires ont facilité l’acheminement d’une aide humanitaire massive, d’une ampleur sans précédent.
En novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé à l’unanimité la création du Conseil de paix.
Et le mois dernier, à Davos, nous avons accueilli plus d’une vingtaine de membres dans cette nouvelle organisation très importante.
Nous travaillons en étroite collaboration avec les Nations unies. En fait, je vais m’entretenir dans quelques instants avec le secrétaire général, qui est un homme bien et avec lequel j’ai de bonnes relations.
Lors de mon dernier discours, ils ont éteint mon téléprompteur. Je me suis levé, mon téléprompteur ne fonctionnait pas. J’étais assis devant vous tous et bien d’autres personnes. Je savais que j’étais dans le pétrin parce que je marchais.
J’étais prêt à les épater. Puis un escalator s’est arrêté. Heureusement que la Première dame, qui est une star de cinéma, était devant moi, car j’ai posé ma main sur une certaine partie de son corps et j’ai pu arrêter ma chute, sinon elle n’aurait eu aucun problème. J’ai dit : « Bon sang, ça a freiné très brusquement. » J’ai ajouté : « C’est bizarre. J’ai pris beaucoup d’escaliers roulants. Ça ne m’était jamais arrivé auparavant. D’habitude, ça s’arrête très lentement. Là, ça a fait boum. »
Mais notre Première dame était juste au bon endroit pour moi. Je saluais les gens et elle me tenait un peu plus fort. Elle savait ce qui se passait. Elle a dit : « C’est un film qui marche très bien en ce moment. Il est numéro un. Tu peux le croire ? »
Trump fait la promotion du film hagiographique sur Melania Trump, boudé par les spectateurs.
Elle sera une grande star de cinéma. Et je lui dis toujours que c’est un problème : Il n’y a pas de place pour deux stars dans une même famille. Je ne sais pas vraiment ce que cela signifie, mais ce n’est pas bon.
Nous sommes tout de même fiers d’elle. Elle a fait un film. Les Américains adorent la Première dame : ce film est devenu le documentaire le plus vendu depuis vingt ans. Pouvez-vous croire que les salles de cinéma sont pleines à craquer ? Les femmes, en particulier, y retournent et le voient deux, trois, voire quatre fois.
Ensemble, nous sommes déterminés à faire en sorte que Gaza soit correctement gouvernée dans son ensemble. Toute la région va être impliquée — bien des pays qui n’ont vraiment rien à voir avec le Moyen-Orient, mais qui en sont peut-être proches, d’une certaine façon.
Tous étaient impliqués. Ils veulent intervenir et se battre. Ils me répètent sans cesse qu’ils aimeraient envoyer des soldats se battre si nécessaire.
Je ne pense pas que cela sera nécessaire. Nous avons deux pays qui veulent intervenir et s’en prendre au Hamas : j’ai dit que je ne pensais vraiment pas que ce serait nécessaire. Je l’espère, car le Hamas m’a fait une promesse et m’a promis de se débarrasser de ses armes. Il semble qu’il va le faire, mais nous devrons voir. Ce n’est plus un foyer de radicalisme et de terrorisme.
Je suis heureux d’annoncer que le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, les Émirats arabes unis, le Maroc, Bahreïn, le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Ouzbékistan et le Koweït ont tous contribué à hauteur de plus de 7 milliards de dollars au programme d’aide. C’est formidable. Merci, mes amis.
Beaucoup d’autres contribuent également, cela ne fait que commencer. C’est notre première réunion, mais chaque dollar dépensé est un investissement dans la stabilité et l’espoir d’une nouvelle harmonie.
C’est une région tellement importante, tellement dynamique et incroyable. Les gens là-bas sont incroyables. Le Moyen-Orient est extraordinaire : nous y avons tellement d’amis et ils sont si intelligents — parfois même trop énergiques.
Beaucoup de gens ne sont pas énergiques. Parfois, ces gens-là le sont un peu trop. Ce sont des gens formidables.
Le monde attend maintenant le Hamas : c’est le seul obstacle actuellement.
Nous travaillons également avec le Liban sur certaines choses très importantes. Nous devons résoudre le problème du Liban, mais il est relativement mineur par rapport à ce qui a été fait.
Encore une fois, la clef était de se débarrasser du potentiel nucléaire : d’après tout ce que nous avons découvert, l’Iran aurait pu se doter de l’arme nucléaire d’ici un mois.
Nous ne pouvons pas laisser cela se produire. Beaucoup de nos amis européens sont présents aujourd’hui et nous sommes impatients de les voir devenir membres à part entière. Ils veulent tous devenir membres à part entière.
Et nous avons reçu un excellent accueil de la part de l’Europe qui est, vous le savez, mon pays d’origine — celui de beaucoup de personnes qui vivent aux États-Unis. Mais nous avons d’excellentes relations avec l’Europe. Nous avons un excellent chef de l’OTAN. C’est un homme fantastique et il fait un excellent travail, vraiment excellent. Je suis ravi d’annoncer que la Norvège a accepté d’accueillir un événement réunissant le Conseil de la paix.
Quand j’ai vu cette note, j’ai pensé : « Je suis ravi d’annoncer que la Norvège… ».
J’ai cru qu’ils allaient me dire qu’ils allaient me décerner le prix Nobel. C’est moins excitant. Oh, ça dit : « Je suis ravi d’annoncer que… La Norvège. » Et je me dis : « Oh, super, je vais recevoir le prix Nobel. Enfin, ils ont enfin compris. »
Mais je m’en fiche. Je me fiche du prix Nobel. Ce qui m’importe, c’est de sauver des vies.
Pour que vous compreniez bien, nous faisons tout ce que nous avons à faire. Je n’ai qu’une seule chose à dire. Je ne veux pas voir des gens se faire tuer dans des régions du monde très éloignées des États-Unis. Et si j’ai la capacité d’arrêter les guerres, je veux utiliser cette capacité, car il s’agit de personnes, de millions de personnes. Comme l’a dit le Premier ministre [du Pakistan], peut-être 25 millions de personnes. Et c’est un petit nombre par rapport à ce que cela aurait pu être, si vous y réfléchissez bien. N’est-ce pas ?
Non, je veux sauver des vies et je me fiche des récompenses. Et le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies collecte 2 milliards de dollars pour venir en aide à Gaza.
De plus, le Japon vient de s’engager à organiser une collecte de fonds qui sera très importante, vraiment très importante. C’est déjà un succès.
Nous connaissons certains des chiffres dont on parle, et d’autres pays de la région y participeront, notamment la Corée du Sud, les Philippines, Singapour et d’autres. Je sais que la Chine va s’impliquer et je pense que la Russie va s’impliquer. Je pense qu’ils le feront. Je veux que tout le monde soit impliqué, car cela n’aide pas quand toutes les parties ont la même idéologie. Tout le monde doit être impliqué dans cette cause.
Je suis également heureux d’annoncer que la FIFA va aider à collecter un total de 6,75 millions de dollars pour des projets à Gaza. Je pense qu’ils sont liés au football, où vous construisez des terrains et où vous faites venir les plus grandes stars du monde. Des gens qui sont de plus grandes stars que vous et moi.
Gianni [Infantino] va faire venir les stars dans la région, et elles sont vraiment connues. Les habitants de Gaza les connaissent toutes. C’est vrai. Vous savez, c’est vraiment quelque chose. Nous donnerons bientôt plus de détails sur cette annonce et si je le peux, je viendrai là-bas avec vous.
Je tiens à remercier Gianni et la FIFA pour toutes les choses merveilleuses qu’ils ont faites et qu’ils continuent de faire. Ils m’ont décerné leur premier prix de la paix.
Ils m’ont décerné un prix de la paix.
Je pense qu’ils ont vu que j’avais été lésé par la Norvège et ils ont dit : « Donnons-lui un prix de la paix. »
Merci, Gianni. Je l’apprécie. Gianni est très intelligent — très, très intelligent.
Pour conclure, les nations représentées ici aujourd’hui ne se contentent pas de contribuer financièrement, certaines s’engagent également à fournir du personnel pour aider à préserver le cessez-le-feu et à garantir une paix durable. Nous devons avoir une paix durable.
Avoir la paix, en sachant qu’elle va voler en éclats dans deux semaines, cela ne veut rien dire.
En particulier, l’Indonésie. Merci beaucoup. L’Indonésie est un grand pays. Regardez cet homme. Regardez comme il est coriace. Vous pensez que c’est facile de traiter avec lui ? Regardez ce visage. Vous êtes un dur à cuire. Et nous le disons avec affection. Nous avons besoin de force.
Au Maroc je dis : merci beaucoup. Ce que vous faites est formidable. L’Albanie, le Kosovo et le Kazakhstan ont tous engagé des troupes et des forces de police pour stabiliser Gaza.
L’Égypte et la Jordanie apportent également une aide très importante. Des troupes, de la formation et du soutien pour une force de police palestinienne.
Nous pensons que nous avons de très bonnes personnes dans cette force de police. Et vous savez, c’est la paix au Moyen-Orient. Nous avons la paix au Moyen-Orient. Pensez-y.
Depuis des années vous entendez parler de la paix au Moyen-Orient et tout le monde dit que c’est impossible.
Tous ces pays travaillent ensemble autour de la vision d’un Moyen-Orient libéré du fléau de l’extrémisme et du terrorisme. Le moment est venu. Et d’ailleurs, même les extrémistes et ceux qui prônent l’extrémisme sont épuisés, ils sont fatigués. Cela dure depuis trop longtemps. Peu importe qui vous êtes. Ils sont fatigués. Ils veulent la paix.
Le moment est venu pour l’Iran de se joindre à nous sur la voie qui mènera à l’aboutissement de notre projet.
S’ils se joignent à nous, ce sera formidable. S’ils ne se joignent pas à nous, ce sera formidable aussi — mais ce sera une voie très différente.
Ils ne peuvent pas continuer à menacer la stabilité de toute la région. Et ils doivent conclure un accord. Si cela ne se produit pas, je pourrai peut-être le comprendre. Mais il en résultera des conséquences négatives.
Avec les engagements annoncés aujourd’hui, le Conseil de paix prouve qu’il ne se contente pas de réunir les pays, mais qu’il élabore et met en œuvre des solutions concrètes. Nous avons trouvé des solutions. Il y a eu très peu de discussions, surtout de l’action.
Au début, il n’y avait que des discussions au Moyen-Orient. Les gens parlaient de paix au Moyen-Orient, puis ils rentraient chez eux et n’y pensaient plus jamais. Rien ne se passait.
Nous proposons un modèle montrant comment des nations souveraines responsables peuvent coopérer pour assumer la responsabilité de résoudre les problèmes dans leurs propres régions.
Le Conseil de la paix montre comment un avenir meilleur peut être construit, à commencer ici même, dans cette salle.
Et je tiens à vous informer que les États-Unis vont verser une contribution de 10 milliards de dollars au Conseil de la paix. Nous avons reçu un soutien important pour ce montant. Et ce montant est très modeste. Si vous le comparez au coût de la guerre, cela représente deux semaines de combats. C’est un montant très modeste. Cela semble beaucoup, mais c’est un montant très modeste. Nous nous engageons donc à verser 10 milliards de dollars.
Ensemble, nous pouvons réaliser le rêve d’apporter une harmonie durable à une région torturée par des siècles de guerre, de souffrances et de carnage. On dit que cela dure depuis 3 000 ans, et j’espère que nous pourrons ouvrir les yeux du monde pour envisager comment d’autres conflits insolubles peuvent être réglés.
On dit que tant de conflits sont impossibles à régler. Et pourtant nous les réglons.
Nous y sommes parvenus. Parmi les huit que nous avons réglés, la plupart étaient considérés comme insolubles. Et non seulement ils ont été résolus, mais ils ont été bien résolus.
En quelques jours, d’autres problèmes impossibles peuvent être résolus alors que nous avançons sur cette très belle voie.
C’est un jour très important. Même le temps est magnifique. Nous entrons, c’est magnifique. Tout est magnifique. Mais les blessures anciennes peuvent être guéries. Cela dure depuis tant de siècles que notre planète entière sera un endroit meilleur, plus sûr, plus beau et plus paisible pour nous tous.
Nous allons travailler en étroite collaboration avec les Nations unies. Nous allons les ramener dans le droit chemin. Je pense que les Nations unies ont un grand potentiel, un très grand potentiel. Elles n’ont pas été à la hauteur de leur potentiel.
Un jour, je ne serai plus là.
Les Nations unies seront, je pense, beaucoup plus fortes car le Conseil de paix va quasiment superviser les Nations Unies et s’assurer qu’elles fonctionnent correctement.
Mais nous allons les renforcer. Nous allons nous assurer que leurs installations sont bonnes.
Elles ont besoin d’aide, et elles ont besoin d’aide financière. Nous allons les aider financièrement, et nous allons nous assurer que les Nations Unies sont viables.
Vous avez des gens très compétents aux Nations Unies, qui peuvent faire du bon travail. Mais comme je l’ai dit, c’est… Je le dis depuis des années, les Nations Unies ont un potentiel énorme. Beaucoup de gens n’ont pas aimé ce que j’ai dit. Ils ont dit : « Oh, vous ne devriez pas dire ça parce que, vous savez, nous ne nous soucions pas des Nations Unies. »
C’est vraiment très important. Et je pense que cela finira par être à la hauteur de son potentiel. Ce sera un grand jour.
Je tiens donc à remercier tout le monde d’être ici. Vous êtes mes amis. Vous êtes des leaders formidables. Vous êtes des gens formidables.
Et je peux honnêtement dire que vous êtes des leaders forts — souvent des leaders coriaces.
Chacun d’entre vous ici présent, j’ai appris à vous connaître et à vous respecter, et vous êtes vraiment mes amis. Vous êtes mes amis. Si je peux vous aider de quelque manière que ce soit, n’hésitez pas à me le faire savoir.
Mais le Conseil de la paix sera quelque chose que personne n’a jamais vu auparavant, je pense. Merci beaucoup à tous.